Ce dossier, non finalisé, est en construction. Contact auteur : eric.ambre.jaune@hotmail.fr
Le Morvan est un territoire formidable (parfois saccagé, pollué par certains). Engageons-nous, militons tous pour préserver la nature !

 


Comment expliquer ces nombreuses
espèces synchrones déréglées ?




Pas de catastrophisme, des faits, seulement des faits.

Dans ce dossier, SURTOUT, surtout, ne mélangeons pas tout. Bien évidemment, les phénomènes impliqués
ne sont pas tous du même ordre, de la même ampleur et de la même nature... Le sujet (qui ne noircit pas
le tableau), n'est constitué que d'observations factuelles là où les responsables locaux ont répliqué sans
autre raison : "Oui, mais non, la pollution n'existe pas, vos observations ne sont qu'un canular. Vous
avez vous même fabriqué les preuves."
Cette négation du dossier est sans doute à l'origine
de rédactions enflammées où les raccourcis peuvent nuire aux "démonstrations"...
C'est entendu, si l'articulation explicative est perfectible, les espèces
photographiées, elles, ne mentent pas. Ici, aucune théorie,
aucune propagande, rien à vendre. L'observation
des espèces, ni plus ni moins...





L'objectif de ce dossier est simple : observer les espèces sur un site pollué. Après avoir publié le dossier "Précieux insectes, indicateur de santé des biotopes" il était utile de donner un référent à l'article. Haltes aux théories, regardons la nature à nos pieds. Prenons le cas pédagogique d'une mare à grenouilles, menons les observations et examinons les végétaux alentours...

Et si l'observation des pollumètres naturels
que sont les animaux et les végétaux nous servait de guide pour évaluer la santé de nos biotopes ?

Pour comprendre la présence, la circulation de polluants dans l'environnement l'examen d'espèces pollumètres sentinelles est primordial. Bien évidemment l'écotoxicologie varie selon les groupes. L'escargot accumulera les toxiques dans ses glandes salivaires sans forcément mourir, le lombric et l'araignée vont adapter leurs gênes pour survivre dans l'environnement dégradé là où les batraciens et autres insectes montreront des troubles biotiques liés à la pollution.


Précieux insectes, indicateur de santé des biotopes.
Nature & Progrès N°57
/ Avril - Mai 2006 / Eric GEIRNAERT.


Plusieurs observations extraites de ce dossier sont à la base de publications éco-naturalistes.
Publication des Brèves Naturalistes. Nature & Progrès N° 58 / Juin - Juillet 2006.
(Lumière sur les moustiques !, Ivresse chez la limace !, Pour remplacer le
Fipronil., Le vétiver une plante odorante et attachante !, Entre rire jaune
et colère noire.)
Nature & Progrès N° 94 / Septembre - Octobre 2013.
Le lombric, lumière sur un auxiliaire de l'ombre.
Nature & Progrès N°57



Pendant l'observation :
Phénotypes variés = Biodiversité...
Phénotypes "a"variés = ALERTE !













 


Les inventaires "bio-trans-mutés" existent partout...
Ces observations étranges sont TOUTES issues du même site !
La mare aux grenouilles monstres est située au centre d'une
exploitation agricole, en bordure d'une parcelle
cultivée pour les sapins de Noël...

 



 
Dans le site observé : mouches anormales, insectes monstreux, papillons malades, végétaux anarchiques,
couleurs végétales étranges, fougères et fleurs débridées, serpents anormaux, vaches qui
succombent,
grenouilles monstres dépigmentées, etc....
Les anomalies in-natura sont si nombreuses

que l'on se pose forcément la question
du pourquoi et du comment
et du pollué par quoi.



A côté des espèces cibles aquatiques l'essentiel de l'alerte concerne
ces maladies repérables par des troubles du comportement.



Préambule, Epilogue, Conclusion, Correspondances.









A l'origine ce dossier dont le thème est souvent présenté au public devait être un concours gratuit de photographies et d'animations pédagogiques... Mais, le sujet de l'eau dans le paysage a été "récupéré" par des partenaires (assez joueurs). Bref... Cela m'a décidé à présenter le dossier (moins récupérable) mais très éducateur qui liste les indicateurs pollumètres des biotopes d'eau associés aux pathotypes...

Lorsque certains publient leurs bilans sanitaires pluriannuels aux seules rédactions de quelques stagiaires (bac+5) -assez étrangers aux observations de terrain-, une méthode alternative consiste à regarder les indicateurs biotiques des lieux... L'examen des pathotypes d'un paysage n'est pas une distraction morbide d'un naturaliste fou, c'est au contraire le moyen le plus efficace d'interroger un biotope pour tenter des expertises de santé comme celui par exemple de la forêt.




Pour éviter que ce dossier articulé sur l'eau ne puisse être un réquisitoire, les polluants
(identifiés au moins par les emballages), les lieux et emplacements ne sont pas cités...Ce dossier
qui milite pour défendre le MERVEILLEUX MORVAN est un manifeste pour démonter
que l'observation de terrain révèle les choses, ni plus ni moins.
Stop aux théories des fréquences... Ouvrons les yeux...






 
Les images
de ce dossier ne sont pas truquées, les références sont toutes authentiques et ont été examinées sur une parcelle d'un hectare...


Le passe temps de la collecte des observations étranges fait-il les coïncidences ? Non, observer la nature ne crée pas les évènements mais restitue les faits, ni plus ni moins... Quelle probabilité d'ailleurs y a t-il de trouver au même endroit (au même instant) une communauté de criquets blancs, un attroupement de grenouilles également blanches, ... sous plusieurs espèces végétales blanches dépigmentées  ?... Le hasard associé à l'observation est-il suffisant pour donner une telle expression aux inventaires étranges ?

 Si le hasard n'est pas en cause, faut-il imaginer une ou plusieurs causes à l'origine de ces espèces synchrones déréglées ?




L'image n'est pas la science des monstres.

D'un point de vue éco-naturaliste,
la mise en lumière de dizaines d'espèces patrimoniales synchrones monstres toutes "malades", a-normales, dans le biotope d'eau (de la plus petite à la plus grande) constitue une alerte biologique suffisante pour ouvrir l'esprit critique. "Une nouvelle vache morte, des dizaines de papillons malformés, des grenouilles blanches et monstres incapables de sauter, tant d'insectes anormaux dans des végétaux fous, il y a de quoi s'interroger sur la naturalité des lieux"... Les naturalistes s'interrogent...
Mais, d'un point de vue scientifique,
le sujet a une autre articulation. Pour donner une importance à ce dossier, il faudrait impérativement savoir si les fréquences de ces malformations par espèces dépassent le bruit de fond qui existe ordinairement dans la nature environnante. En effet, seul un dépassement significatif indiquerait un éventuel phénomène ("particulier") sur le site. L'observation sur le site est-elle significative ou est-ce la lecture ici de la normalité ? Cette approche (empreinte aux statistiques) où seule une variation de fréquence démontre un phénomène est problématique. En effet, imaginons qu'une centrale nucléaire explose à Tchernobyl libérant une contamination si diffuse qu'elle devienne mondiale et homogène. Sans variation géographique des fréquences, cela reviendrait-il à dire qu'il n'y a plus de dossier Tchernobyl ? Donnons un exemple : la chytridiomycose ubiquiste, qui décime les batraciens sur toute la planète est une épidémie mondiale (réelle) où la recherche d'une variation géographique des fréquences pathogènes (irréaliste) ne permet pas de remonter à une source... Alors, pour ces observations dans le Morvan, le photographe naturaliste arrête son regard là où le scientifique passe son chemin ???

Soyons "intelligent"
cinq secondes. Calculer précisément les fréquences monstres par espèce (exception faite pour le cas des coccinelles) nécessite des protocoles techniques, temporels et géographiques lourds où les piégeages (assassins) vont encore massacrer de pauvres animaux qui n'ont rien demandé... Lorsque l'on recherche les fréquences des différentes anomalies dans le paysage d'un biotope d'eau comment et jusqu'à quel niveau faut-il collecter les données ? Comment optimiser le couple "effort d'échantillonnage / qualité des résultats" ? Dans un biotope d'eau, affirmer de bons échantillons suppose de connaître la topographie du fond, la profondeur de l'eau, la vitesse du flux, la turbulence de l'écoulement, la variation saisonnière et également climatique... Calculer une fréquence dans un paysage ne se limite pas à des captures occasionnelles...Dire que l'on peut calculer précisément les fréquences par espèces une une vue de l'esprit... La méthode alternative consiste SIMPLEMENT à lire l'anomalie chez plusieurs groupes. Par espèce, la fréquence monstre n'est pas calculée car l'expertise vérifie SURTOUT (et seulement) de façon plus large que l'anomalie affecte TOUTES les espèces...

Soyons logique, si ces mentions monstres n'étaient que celles du bruit de fond "ordinaire", (en admettant que l'observation de la nature soit accessible à chacun) pourquoi ces références si faciles à conduire (les espèces dégradées sont incapables de se déplacer) sont passées sous silence ? Pourquoi ici et seulement TANT de monstres ?... En fait, ces observations semblent être corrélées à des sites pollués (épandages, dépôts polluants, mines, etc.) et correspondent à des pathotypes sentinelles de situations localisées bien réelles.
Pour certains groupes (comme celui des grenouilles), les anormaux "monstres" sont tous localisés dans le paysage selon la distribution de certains dépôts pollués... Les "originaux" sont TOUS, TOUJOURS identifiés aux mêmes endroits, dans la même mare ("polluée" par quelque chose)...
Donc exit les fréquences avec le bruit de fond général pour calculer des comparaisons...
Parfois, une seule "référence" (avec ou sans fréquence) mérite une attention... Exit la mesure des fréquences par espèce, le décès d'un enfant, par exemple, mérite un arrêt pour expertise.








Où peut-on placer la disctinction choses "acceptables" (sous
entendu plutôt "normales") / choses totalement anormales ?







L'eau polluée, une réalité, et, quels risques pour la santé humaine ???






Exit les fréquences : la mort subite de "Petit Prince" dans une colonie de vacances...

Incroyable, Il serait possible de mourir, en 2014, en France, pour avoir bu de l'eau non potable !
C'est en tous cas une piste explorée par les enquêteurs !!! Mercredi 9 juillet 2014, l'actualité nous alerte qu'au Châlet Saint Bernard d'Ascou, Ariège "Petit Prince" ce garçon de huit ans (que nous nommerons ainsi pour respecter le deuil de la famille), en colonie de vacances, a été hospitalisé à la suite de maux de ventre, de vomissements et de diarrhées... En compagnie de plusieurs enfants malades, Prince est transféré à 11 heures à l'hôpital du Val d'Ariège (CHIVA) où il meurt à 14h00... Les symptômes peuvent être ceux d'une intoxication alimentaire (gastro-entérite infectieuse) mais, bizarrement, (et ce n'est qu'une coïncidence "malheureuse" pour le "tourisme") l'eau du robinet est contaminée depuis le début du mois par des bactéries (au moins coliformes)... Contacté par le Figaro, Monsieur xxx, le maire de la commune où logeait la victime, a confirmé que "l'eau était impropre à la consommation depuis le 3 juillet". Selon lui, ce phénomène "arrive fréquemment". Pour le début de l'enquête, rien n'établit que l'eau (ou même qu'autre chose) puisse être à l'origine du drame... Mais le sujet est posé. L'eau peut-elle véhiculer des poisons ? N'en doutons pas les analyses ne donneront sans doute rien et il faudra alors chercher plus loin que les causes habituelles connues. Les analyses pathologiques démontrent que l'enfant n'avait surtout aucune fragilité particulière et/ou prédisposition. Plusieurs organes montrent des lésions sans identification du "germe" responsable... La cause est inconnue mais la cause existe par les lésions constatées...Les faits sont là...
Une mort "subite"...
Il y a sans doute plus qu'une contamination aux bactéries coliformes... L'association xxx, (qui n'a pas souhaité s'exprimer sur ce drame) qui gère cinq villages de vacances dans les Pyrénées et le Lot, organisait ce "séjour juniors"... Peut-être serait-il moins dangereux et plus éducateur (pour tout le monde) de donner des conférences d'étiopathogénie aux enfants en posant la focale sur le risque avéré des contaminations (où et comment déceler les traces souvent imperceptibles de la pollution des ressources : eaux et aliments comptés)...
Un cas isolé ??? Non. Fin août 2014 des vacanciers décrivent des scènes apocalyptiques. Quelque 500 touristes, dont 250 Français, qui séjournaient dans un hôtel cinq étoiles sur l'île de Rhodes, en Grèce, avec le tour-operator xxx, ont été victimes d'une violente intoxication à l'origine mystérieuse : maux de ventre, vomissements et diarrhées... Un mal donc "foudroyant" inconnu et parfois mortel ?! ... Dans un monde transmuté, les nouveaux pathogènes serait-ils plus virulents ???



Certains organismes comme l'Onema (l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques) posent réellement la focale sur
la biodiversité (évidemment aquatique) et toutes les problématiques des contaminations et des pollutions diverses.
Mais, si cet organisme est incontournable (pour l'ensemble multi-horizon des ses études très utiles)
les observations au moins en images sont peu accessibles...
Impartial et non partisan, ce dossier rapporte
des faits observés. Rien de plus...





      Préambule.

      A une certaine époque (où, sans doute on prenait les gens pour des "idiots"), les chargés en communication nous expliquaient avec force et autorité que la pollution atmosphérique s'arrêtait aux frontières... Et, d'aucun de dire (dans les médias) que le nuage de ces particules inquiétantes (mais invisibles) venues du réacteur no4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, ne viendrait jamais souiller les paillassons devant nos portes. Les paillassons sont bien évidemment contaminés. On sait de façon scientifique que les particules sont partout et s'accumulent par exemple dans des champignons et des fruits sauvages comme les myrtilles, les cerises où le césium et le strontium sont concentrés dans le noyau du fruit et peu ou pas dans la pulpe... (pour compléter le sujet). On sait également que 20 MILLIONS de personnes souffrent en France d'un dérèglement de la thyroïde... Bien évidemment (humour) il n'y a aucun lien de cause à effet... En fait, il n'y a que plusieurs faits avérés (séparés de toute "causalité"?). D'un côté il y a la pollution, et, de l'autre il y a des malades... Mais, une remarque au moins : depuis le 14 mars 2014 où l'air est devenu totalement irrespirable (souvenons nous du record de pollution atmosphérique) où 68% des particules étaient importées de nos voisins, la preuve est donnée que la pollution voyage par les airs. Et, pour qui en douterait encore ces petites substances tombent au sol, s'infiltrent et poursuivent leurs déplacements avec celui du cycle (infini) de l'eau... L'eau est le dénominateur formidable de la circulation de la pollution ubiquiste !!!! Le dernier rapport d'expertise de la qualité de l'eau (ici, dans le biotope étudié) démontre, mai 2014, que la conductivité de la ressource (l'eau donnée aux animaux, l'eau qui arrive aux racines des plantes, l'eau que boivent même les insectes) est équivalente à celle de l'eau distillée ! L'équilibre chimique naturel des ions et si déréglé que les mesures sont celles des rapports théoriques que l'on donne en cours de chimie à l'université... L'idée de ce dossier n'est pas de démonter une causalité en ciblant des molécules chimiques responsables d'une contamination. L'idée de cette étude est de montrer que les insectes et les plantes peuvent être des indicateurs de santé des biotopes.
Pour dire les choses autrement : "Un criquet qui vire au rouge est le signal d'alerte d'un paysage malade". Autre exemple : les apiculteurs toujours étonnés qui connaissent (VRAIMENT) bien le problème des abeilles, (au moins pas la focale du nombre d'insectes) expliquent que les ouvrières parfois monstres meurent, sous l'effet cocktail des pesticides, des acariens parasites et des microbes pathogènes (virus, bactéries). Certaines abeilles monstres ont des anomalies (aux ailes) et affichent des comportements anormaux... Ce qui touche les abeilles mellifères (d'élevage) touche évidemment les autres populations entomologiques. Les inventaires pluriannuels de biodiversité montrent des variations annuelles étonnantes. Les abeilles sauvages eucera (E. longicornis) reviennent en nombre en 2014 mais avec des attitudes étranges et des anomalies morphologiques (qui peuvent passer inaperçues comme par exemple les griffes dédoublées à l'extrémité des tarses). Petit détail diront certains. Oui, mais le détail prend une autre signification lorsque l'on regarde plus large, plus précis, avec d'autres groupes sur le même site...

Pour compléter le sujet. Les espèces ne sont pas égales devant le stress, la pollution... Les réponses observées sont étonnantes, déconcertantes parfois... Un film à voir et revoir : "TCHERNOBYL, UNE HISTOIRE NATURELLE ?" Mardi 25 MAI 2010 - 20H35.
Réalisateur : Luc Riolon, Auteurs : Antoine Bamas et Luc Riolon. Producteurs : CAMERA LUCIDA PRODUCTIONS, Arte France, CNRS.

Les radiations ionisantes induisent toutes des mutations pouvant être à l'origine d'anomalies -éventuellement congénitales si elles touchent les cellules germinales-, (GALLE et MASSE,1982). Selon ces auteurs les sources radioactives peuvent être naturelles (gaz rares instables émis par les sols granitiques, c'est le cas dans le Morvan) ou créées par des catastrophes nucléaires civiles (type Tchernobyl). Les données disponibles sont dans leur immense majorité consacrées à l'homme. L'insecte in natura n'est pour ainsi dire pas étudié sur le territoire français.




      Pourquoi rencontrer Leonid Bocdans (Radio biologiste) à l'Eco centre de Tchernobyl, pourquoi questionner Carl-Macnus Larrson, pourquoi interviewer Tim Mousseau, bref, pourquoi fantasmer tant sur les monstruosités du vivant dans la zone interdite de Tchernobyl, lorsque des références étranges (V-R-A-I-M-E-N-T étranges) existent localement (à nos pieds) ? L'idée que la pollution mutagène reste ailleurs est-elle une illusion ? Ou, finalement, ici, c'est comme ailleurs, rien n'est vraiment différent (et/ou localisé) et alors toutes ces observations étranges ne constituent qu'un bruit de fond naturel et homogène...

      Le bruit de fond (si c'est cela dont nous parlons) dans le Morvan est totalement assourdissant ! Ici plus qu'à Tchernobyl les phénotypes sont très déréglés... (oui, sans aucun humour).


La radioactivité des eaux du Morvan
n'est pas une vue de l'esprit !

      Le repérage des végétaux monstres pourrait-il aider au choix des contrôles de radioprotection ?

      L'idée en voyant ces espèces patrimoniales anormales serait de lancer une démarche de vérification ciblée sur les sites les moins bien connus ou sur lesquels une visite de terrain apparait utile pour vérifier certains aspects repérés par les anomalies biologiques. L'objectif n'est pas de couvrir de manière exhaustive tous les sites de la région par des analyses couteuses, l'idée est de comprendre simplement que les espèces (végétales) peuvent facilement et sans effort donner ce qui semble être un signal d'alerte pour guider des analyses radiométriques autrement que celles qui se font parfois au hasard dans un environnement en crise où des déchets existent (sans doute) compte tenu du passé minier de la région. Effectuer des constats visuels (repérer les végétaux monstres) n'est pas couteux. Faut-il suspecter la remise en état des anciens sites miniers d'uranium ?



 
Les végétaux décolorés, mutés génétiquement, (le terme est panaché), apparus spontanément et de façon synchrone sur le site étudié constitue
un message biologique étonnant. Certains diront que ce n'est là qu'un canular et/ou d'autres expliqueront que c'est l'évolution en marche...











L'Eau et le Paysage en Bourgogne-Morvan



Les espèces patrimoniales sauvages du magnifique Parc Régional du Morvan sont de
plus en plus en contraste avec la biodiversité générale de la Bourgogne qui régresse...
Certains massifs montagneux deviennent désormais des sortes d'îlots refuges des
espèces.
Outre l'importance de dresser (en urgence) la cartographie des espèces
locales
, il est surtout crucial de comprendre les mécanismes impliqués, d'où
le rôle fondamental de suivre les espèces pollumètres sentinelles...



Raconter le fonctionnement intime d'un biotope, explorer les bio indicateurs d'un site
pollué, rechercher les pathotypes (maladies), les anomalies et les mutations génétiques, sonder
l'inventaire des espèces (in situ) pour estimer la naturalité d'un site, OBSERVER alors tout
(sans préjugé), REPRENDRE TOUTES les OBSERVATIONS du paysage, passer au
crible L'ENSEMBLE DES ESPECES offre des surprises étonnantes ! La nature
peut vraiment révéler des surprises ! Raconter un site autrement que par des
rapports théoriques, nécessite de regarder ATTENTIVEMENT les choses.





 
Les épandages polluants (par tracteurs) et, les dépôts sauvages (cachés), sont deux réalités prises au hasard qui
me font croire que "la bonne qualité de la ressource" affirmée par certains est une petite duperie de rhétorique...

 
Dossier éco-toxicologie et
inventaire de bio-diversité





Ce dossier est une réponse à ceux qui (peut-être par conflit d'intérêt) affirment sur
leur site Internet que la ressource de l'eau dans le Morvan est de bonne qualité.
Les observations (les "preuves" ?) de terrain démontrent juste le contraire...





Pas forcément visible et très appréciable dans l'eau, car, vert sur fond vert, le réseau fibreux des algues spirogyres est si fin et également si dense
qu'il constitue un piège bientôt opaque qui étouffe toute les espèces. Le maillage des filaments entrelacés (donc solide) compose un filet
mortel tridimensionnel capable de bloquer les bulles d'air et même le déplacement des animaux les plus robustes du plan d'eau
comme les grenouilles. L'invasion des algues vertes dans ce biotope est corrélée à l'eutrophisation du milieu.





Démontrée par la science l'eutrophisation
construit les monstres...



Le développement des algues vertes envahissantes, ci-dessus, (née aux dépôts
de lisiers
et autres excès paysans) est le premier maillon "piteux" d'une chaîne
déréglée où la pression parasitaire touche successivement plusieurs espèces
synchrones. Les vers qui bouillonnent dans le lisier contaminent les espèces qui,
déprimées dérèglent les chaînes trophiques. Le déséquilibre se poursuit dans le
milieu aquatique. L'eutrophisation influence et favorise la transmission des vers
parasites aux espèces hôtes intermédiaires que sont les escargots aquatiques
pour ensuite contaminer les grenouilles. Le dépôt de lisier induit la prolifération
des algues vertes qui conduit le développement de la population des escargots
infectés laquelle ruine la santé des batraciens. Les grenouilles déjà diminuées
par l'impact des pollutions diffuses (qui ruinent leurs systèmes défensifs et
immunitaires), parasitées, développent alors des phénotypes anormaux...



La présence de quelques mousses blanches ci-dessous dans l'eau de ruissellement
de ce chemin démontre une saturation de matière organique en décomposition
sur le sol. Dans certaines conditions topographiques très particulières un
excès (occasionnel) de matière organique (en décomposition) peut
être naturel (spontané), mais, ici, dans le Morvan, l'apport
renouvelé est évidemment anthropique. La mousse n'est
pas polluante, c'est l'excès de matières organiques
répandu dans la nature qui constitue la pollution...




Ces mousses blanches (résultat physique d'un brassage des matières organiques dans l'eau) ont une
genèse ici anthropique. En effet, la pluie lessive les sols en amonts recouverts de lisiers. Le substrat
en décomposition (repérable à l'odeur) est lessivé par la pluie et forme ces émulsions de protéines...


      Les épandages de lisier puis le traitement de l'eau au chlore... La pratique (doublement polluante) a trouvé ses limites...

      La loi du 3 janvier 1992 hisse l'eau au statut de patrimoine commun à tous et confère aux biotopes aquatiques le caractère d'unité particulières à gérer en conséquence : "L'eau fait partie du patrimoine commun de la nation. Sa protection, sa mise en valeur et le développement de la ressource utilisable, dans le respect des équilibres naturels, sont d'intérêt général. L'usage de l'eau appartient à tous dans le cadre des lois et règlements ainsi que des droits antérieurement établis."
Ceci rappelé, la pollution est alors le corolaire à surveiller. Le contrôle par les analyses annuelles (obligatoire) démontre la présence problématique de chlore dans les eaux souterraines et révèle la présence de parasites Giardia dans les eaux de surface. La giardiase est une infection parasitaire intestinale par un flagellé. Le pathogène qui peut résister sous forme de kystes se trouve principalement dans les fèces des bovins. On trouve des kystes de Giardia dans les eaux usées, les eaux de surface et parfois dans l'eau potable. Le parasite (surtout présent aux faibles températures) est corrélé aux biotopes sales, souillés et profite évidemment des épandages de lisiers où le ruissellement en terrains pentus accentue la problématique. On a constaté que certaines éclosions pathologiques d'origine hydrique étaient imputables à une contamination par des eaux usées (étables à stabulation). A mesure que la pression des activités humaines s'intensifie (et se dégrade) dans les bassins versants, le potentiel de contamination fécale des sources d'eau augmente. Le traitement des eaux par le chlore (qui ne constituera jamais une réponse aux épandages des lisiers) n'est pas forcément adapté car les nappes souterraines sont déjà dégradées par le chlore et le parasite résiste assez bien au choc chimique lorsque les eaux sont froides... Ce ne sont pas les animaux qui sont la cause de l'infection parasitaire, ce sont les pratiques polluantes (seulement) humaines de l'élevage lorsque les animaux sont maintenus dans des bâtiments fermés pendant de longues périodes (généralement l'hiver) ou même tout au long de l'année, cas de bovins à l'engraissement.



Les épandages de lisier, les parsites giardias, et le
ruissèlement qui dégrade l'eau dans les bassins versants...





Chargées d'algues vertes, les eaux mousseuses du Morvan semblent
aussi m-u-t-a-g-è-n-e-s ! Y a t-il un risque pour la santé ?...





L'eau véhicule des polluants. Pour aborder correctement
ce dossier, nous vous conseillons de voir et / ou revoir :




1 - la série documentaire "Animaux sentinelles - Alerte pollution".
Vincent Amouroux (Mona Lisa Production) présente sur ARTE - F du 8
au 16/12/08 et dès le 05/01/09 la série documentaire en cinq volets :
"Animaux sentinelles" - Alerte pollution. Pollution des eaux,
Pollution des sols, Pollution des airs, ….
 








2 - "Du poison dans l'eau du robinet". Sophie Legal.
Dossier spécial, diffusé sur France 3 télévision, le 17 mai 2010 à 20h30.
Concernant la problématique de la pollution de l'eau et la responsabilité
des acteurs, il faut vraiment, VRAIMENT regarder l'extraordinaire
reportage de Madame Legal. Madame Legal a réussit un
reportage formidable d'une force démonstrative
prodigieuse ! Merci madame pour
votre sujet si pédagogique !
 



3 - Le Poison invisible."Quand la chimie contamine notre eau."
Un film ARTE de Peter Podjavorsek, Réalisateur et coopération Stéphanie Fleischmann.

Peut-on boire sans crainte l'eau du robinet ? C'est ce qu''affirme Janez Potocnik, commissaire européen en charge de l'environnement.
Mais les scientifiques qui analysent les substances rejetées dans nos eaux se montrent plus réservés. En effet, ils observent chez
les poissons et les amphibiens des troubles de la masculinisation, des hypertrophies du foie et des branchies... Chez l'homme,
les phénomènes d'allergies et de résistance aux antibiotiques progressent. La biologiste Barbara Demeneix a décelé dans
l'eau des molécules perturbant le fonctionnement de la thyroïde. Écotoxicologue, Peter von der Ohe plaide pour une
révision des protocoles expérimentaux d'analyse des eaux : selon lui, trop peu de substances sont testées, et sans
que les équilibres complexes de la chaîne alimentaire ne soient pris en compte. Résultat : les estimations
des seuils de tolérance à ces substances sont trop hauts et le scientifique
estime que seules 15% de nos eaux sont propres.




Mme Rita Triebskorn, ci-dessus, a démontré qu'il n'est pas nécessaire d'attendre
l'effet cocktail explosif de plusieurs substances traces (éléments donc
évidemment en dessous du seuil d'alerte de toxicité) pour observer
des altérations morphologiques chez les espèces...







Les animaux monstres existent donc en raison de la pollution de l'eau..

Documents et enquête de terrain pour découvrir la vérité.

Investigations sans concession, évitons la science théorique, quels sont
les indicateurs sur site qui permettent de lire
la naturalité
des lieux ?
Menons l'enquête de terrain.


Collecte de résultats d'analyses, recherche d'indices
biologiques sur le terrain, ... regardons les faits...


      A chaque village, en terrain pentu, sa décharge historique.

      Ce dossier est une réponse à ceux qui m'ont affirmé par courrier (de façon assez théorique) que la pollution de la "ressource" -ce nom "marchand" donné à l'eau- n'existait pas ici et ailleurs... Pour éviter la théorie, j'ai mené une enquête de terrain. Les prospections sont simples, ce sont des observations... Nul besoin d'avoir un flair animal pour dénicher les biotopes dégradés (pollués). En moyenne montagne les choses sont ASSEZ INVARIABLES ! A la périphérie des bourgs et des villages, les terrains pentus où l'activité économique (agriculture, élevage, sylviculture) est rendue problématiques par la topographie, il est assez banal de découvrir l'ancienne décharge communale. Seuls les initiés locaux connaissent l'utilisation historique des lieux aujourd'hui boisés. Dans le paysage toujours dessiné par la coupe à blanc, le contraste est immédiat. Les plus grands arbres (ceux qui doivent cacher la honte et qui ne sont donc pas exploités) permettent par leur hauteur de caractériser, localiser les sites pollués sans hésitation. Les bosquets aux grands arbres à la périphérie des villages (où démarrent par ailleurs les circuits pédestres) constituent les pôles d'observations les plus intéressants d'une enquête d'écotoxicité. Ici dans ces lieux revégétalisés et escarpés où passe la rivière, les mutants sont nombreux... Lorsque certains organismes régionaux affirment qu'il n'y a aucune pollution, prenons alors le temps de l'observation. Je suis parti de l'idée que les insectes pouvaient constituer : "un indicateur de santé des biotopes". Regardons alors les indices de terrain...

Les insectes sont de bons indicateurs de santé des biotopes.
La genèse d'une anomalie visible n'est permise que par une fenêtre plus ou moins étroite d'exposition à un agent "tératogène/toxique", une exposition plus faible ne provoque pas (ou peu) d'anomalies visibles, alors qu'une exposition plus importante peut-être létale et alors disparaître du paysage... Les insectes par leurs nombres et surtout par la fréquence rapide de rotation des générations courtes sont de bons indicateurs aux intoxications aiguës. Ce sont surtout les arthropodes qui permettent de tomber sur la coïncidence de nombreux facteurs (facteur aboutit), par lesquels les sujets sont déréglés pour permettre une lecture sanitaire et/ou étiologique du paysage.




      Le "Mort vend" son eau putride...

      La pollution que va constituer ce nouveau dépôt de lisier de bovins (même bien caché dans la paysage) ne va t-il pas dégrader la qualité des eaux de ruissellement ? Les engrais (pas franchement "verts") mais inséparables des sapins de Noël vont-ils être le remède à la qualité de l'eau ? D'ailleurs le désherbage des ronces des mêmes sapins de Noël avec ces produits mutagènes dérivés de l'urée vont-ils dégrader les résultats d'analyse du contrôle de la potabilité de l'eau à destination de la consommation humaine si, (SI !) d'aventure on recherchait ces produits. Le Morvan donne-t-il alors une eau putride mutagène avec son contingent d'espèces monstres ?


La pollution n'est pas ailleurs, ou ici, elle est partout !





En résumé :

Phénotypes variés = Biodiversité.
Phénotypes dégradés = ALERTE !
 

La géométrie et la fréquence de plusieurs signaux
complémentaires pour évaluer la naturalité d'un paysage.

 
Nécroses, parasitisme, maladies virales, aberrations fonctionnelles des organes,
transformations des couleurs, "trans"-mutations génétiques, dégénérescences
des comportements, mortalités des populations,...
tout un panel existe pour
lire les attributs de santé d'un paysage !!! Pour éviter la théorie, menons
une enquête de terrain. Examinons les attributs ci-dessus énumérés.


      Séparée de toute contrainte d'un commanditaire qui imposerait un contenu, cette présentation Internet a été réalisée librement. Les observations, l'examen des causes polluantes n'ont surtout pas pour objet de culpabiliser des personnes ou des méthodes. Les observations transposent des faits pour estimer la coalescence des équilibres biotiques. Ce dossier est une étude pluriannuelle des pollumètres de plusieurs biotopes d'eau (pour certains classés Natura 2000). Lorsque certains affirment que la pollution n'existe pas, ... (c'est du moins ce qui apparaît sur quelques documents officiels du web), il est intéressant d'explorer les indicateurs de terrain. Ce dossier est une réponse aux chercheurs de l'Université de Bourgogne (CNRS UMR 5548 de Dijon) qui voyant les premières images présentées (celles des criquets) ont considéré de haute autorité qu'il s'agissait d'un canular : "les difformités à ce point ne peuvent être que des inventions graphiques". Réponse : Non, désolé, les images exposées dans ce dossier reflètent une réalité. Des criquets devenus roses, des grenouilles bleues ou devenues blanches, ne sont pas les inventions malhonnêtes d'un graphiste manipulateur.



Cette observation permanente des espèces patrimoniales (faune et flore) du Morvan, réalisée
sur plusieurs années, a pour idée de rechercher des indicateurs (espèces sentinelles) pour
permettre une surveillance efficace des paysages. La lecture des indicateurs
biotiques permet alors de sonder la possible sénescence des unités...





Ici, dans la décharge, parfois la "contamination" de l'eau et du sol prend une mesure
étonnante. En posant sa main sur le substrat, la peau devient fluorescente.
Le phénomène est-il tout à fait "normal" ou faut-il s'inquiéter ?
Faut-il réaliser quelques contrôles radiamétriques ?




Image réalisée sans artifice et sans trucage, les lombrics sont étranges...





Le sujet (© Eric G.) des lombrics a été publié dans : Nature & Progrès N° 94 - Septembre-Octobre 2013.
 
Image réalisée sans artifice et sans trucage, en soulevant les feuilles du sol pour scruter la
faune tellurique, voici une annotation qui bluffe plusieurs naturalistes.
Les lombrics ont une autofluorescence et peuvent s'allumer
comme de vraies guirlandes de noël !...





La radioactivité des eaux du Morvan
n'est pas une vue de l'esprit !


 


Le Morvan végétal Malade - Muté...
Le nouveau "Tchernobyl" - "Fukushima"
ignoré des inventaires ?!


 
Examiner les plantes déréglées pour supposer l'implication d'un agent monstrogène contaminant
(issu des pratiques humaines...) qui imprègnerait les espèces n'est pas forcément simple car
les végétaux comme :
le pois de senteur, la grande ciguë, le vératre, l'astragale, le lupin, le
sorgho et même les céréales moisies
émettent des "poisons" tératogènes... Contenant
des alcaloïdes dérivés de la pipéridine (=la coniine, la y-conicéine), la grande
ciguë; est une espèce toxique tératogène parmi d'autres... Ceci dit,
l'observation des végétaux sur le site est ahurissant !...






      L'étiologie végétale (rarement génétique mais souvent ignorée des inventaires).

      Les plantes peuvent être monstrueuses : par fasciation (l'apex se déforme en faisceau), par cristation (l'apex perd cette fois la symétrie radiale pour un développement bilatéral et développe une "crête de coq" ou des circonvolutions semblables au volume d'un cerveau), par variégation (selon l'expression dégénérée des gènes). L'étiologie végétale a donc des causes génétiques mais peut aussi être le résultat d'infections (bactériennes, fongiques ou virales). Les anomalies phénotypiques peuvent être causées par des modifications des conditions environnementales (très diverses) ou des lésions mécaniques ou des agressions chimiques.
Le caractère monstre anormal et non réversible qui s'exprime parfois sur quelques branches en épargnant les autres sur plusieurs générations (la couleur panachée du feuillage par exemple) semble être génétique. L'anomalie est alors une transmission héréditaire classique à la plante fille grâce au matériel génétique muté du/des parent(s). Cette transmission est durable dans le temps. Par contre l'essentiel des anomalies ne plaide pas en faveur de raisons génétiques, mais correspond le plus souvent à l'expression du stress environnant. Il s'agit alors parfois d'une transmission épigénétique. Une modification épigénétique est un changement dans l'utilisation du génome qui est hérité. Le végétal utilise un marqueur biochimique intracellulaire qui influe sur l'expression et l'utilisation du matériel génétique sans modification de la séquence d'ADN. La transmission épigénétique peut influencer les expressions végétales sur plusieurs générations puis cesser (brusquement). L'apparition d'anomalies végétales est rarement l'expression d'un code génétique dégradé (cassé, modifié par des mutations). L'étiologie des végétaux est souvent l'expression matérialisée d'un stress local environnant.
Rangées le plus souvent dans le registre des petites curiosités botaniques, les espèces végétales malformées sont souvent dénigrées. Pourtant ces références sont de vrais indicateurs de naturalité d'un site. Il est étrange et assez incroyable que ceux qui proposent leurs inventaires patrimoniaux ne commentent jamais les végétaux déréglés (pourtant très visibles et parfois associés à des entomofaunes malades), ce qui finalement devrait être une alerte... A quoi servent les inventaires si les réalités (= les alertes) sont ignorées ?





Faire un inventaire végétal, ici, sur le site, s'avère assez étonnant...
 



 
Le Morvan végétal devenu fou ! Chaque année les arbres sont anarchiques. Les feuilles synchrones
(sur les mêmes branches) sont si variables que les espèces sortent des guides botaniques. Tailles
changeantes, couleurs différentes, symétries altérées, formes aléatoires, chaque année
l'arbre réinvente ses feuilles étranges de quoi constituer un herbier très étonnant...





Les acacias de la haie sont.... très étranges... Les phénotypes sont si variables...


      "Le monomorphisme végétal n'est qu'une vue théorique. La variabilité est souvent la règle. Les pères naturalistes s'en sont vite rendu compte".

      OUI ! La plasticité phénotypique (déterminée par les gènes) est une réalité chez les végétaux. La forme des feuilles peut changer selon les conditions du milieu. Les limbes d'un pissenlit (dans un environnement sec et froid) seront lisses mais développeront bientôt des dents avec la fréquence des pluies à des températures plus élevées. La PLASTICITE phénotypique feuille-climat est une notion intrinsèque du monde végétal. Les paléo-climatologues utilisent d'ailleurs cette propriété pour lire, "déduire" le climat paléontologique de la Terre. L'hypothèse des prédations entomologiques peut aussi être examinée pour discuter l'évolution de forme des feuilles où l'espèce végétale tend à se défendre des agresseurs...
Par contre, la plasticité n'est pas l'anarchie.
Un arbre situé dans un biotope pollué du Morvan qui affiche tous les ans (sur les mêmes branches) des feuilles synchrones différentes constitue une anomalie. La perte de symétrie surtout constitue le caractère très visible d'un dérèglement, (signe d'un stress avéré). L'exemple le plus criant est donné par des érables, initialement verts, (ci-dessous), qui mutent successivement plusieurs années de suite pour donner des expressions polymorphes inimaginables... Le phénotype des érables tourne à l'anarchie !






La question des mutations végétales se pose
ici, car les phénotypes
anarchiques végétaux débrident : les framboisiers, les ronces, les
sureaux, les marronniers, les châtaigniers, les érables, les
liserons, les acacias, etc... Parfois les anomalies qui
touchent toutes les feuilles ne sont présentes
que sur certaines branches invalidant le
stress éxogène extérieur (d'un effet
entomologique par exemple).



Le phénotype déréglé des plantes (des limbes anarchiques par exemple)
ne sont pas forcément les expressions de mutations génétiques mais
peuvent aussi correspondre à des fasciations (nées aux traumatismes
mécaniques des tissus). D'où l'importance de lire les autres anomalies
comme la dégradation des pigments (qui ont des causes différentes).


      Pour mesurer la naturalité des sites aquatiques, pour démontrer la pression qui s'exerce réellement sur les maillons des hydrosystèmes, pour réaliser l'actualisation de l'état des lieux des biotopes d'eaux, pour mesurer la qualité de l'eau, finalement, le protocole le plus immédiat consiste à regarder les espèces vivantes. C'est simple et tellement évident ! Loin des modèles théoriques (des formations et des certifications), très éloigné des cartographies intellectuelles, sans aucune prospection coûteuse et futuriste, le constat de contamination des chaînes trophiques est possible dès que l'on regarde le phénotype des espèces cibles et pollumètres.
Pour la faune, il faut lire les espèces entomologiques (et cela demande quelques notions). Mais, pour les végétaux, l'observation est aisée. Les bulletins de santé du végétal sont simples et immédiats. Sans être un grand spécialiste de la botanique, les feuilles anarchiques (voir ci-dessous) sont les "conseillers agricoles" qui hurlent qu'il est temps d'arrêter l'application à mauvais escient des produits phytosanitaires (pour certains mutagènes) aux parcelles qui n'en ont pas besoin puisque vide depuis longtemps de bio agresseurs. Pour observer les espèces dégradées du paysage végétal, la méthode la plus facile consiste à suivre les haies (nettoyées des ronces au Roundup) qui dessinent le paysage des propriétés privées du Morvan...

      Peut-on supposer une irradiation des organes végétatifs pour induire de tels phénotypes déréglés ? Observer in-natura, sans aucun artifice, de telles anomalies si nombreuses est assez alarmant. Y a t-il une substance mutagenèse dans le sol (un produit phytosanitaire à base d'urée ou une "étrange" solution chimique mutagène comme l'est par exemple l'éthyl-méthanesulfonate) ? Y a t-il une irradiation physique des espèces ?

      Autre hypohèse : les végétaux malades par la contamination "résiduelle" des mines ???
Les phénotypes monstres des végétaux peuvent-ils être corrélés à l'impact des anciens sites miniers et métallurgiques sur des écosystèmes (terrestre et aquatique) du Morvan ? Le passé minier polluant du Morvan (passé volontairement oublié par certains) a forcément conduit des contaminations aux métaux qui peuvent dérégler les végétaux et les systèmes aquatiques. En observant ici et là autant d'anomalies, les sites devraient être surveillés, pour éviter de dire (encore) par erreur que le paysage est exempt de contamination anthropique...




Tant de végétaux monstres, existe-t-il alors
des agents mutagènes dans le Morvan ???

 




 

L'infographie ci-dessus ne présente évidemment qu'une feuille, mais toutes folioles d'un pied muté sont monstrueuses...
Comment expliquer (autrement que par la mutation génétique) que des framboisiers deviennent anarchiques ?
Les limbes (même sur les faces internes) ne montrent aucune attaque entomologique ou pathogène...



 

      Sauf erreur (ou création en cours) les seuls framboisiers mutants connus sont ceux de la variété Colocolchnik (russe) enregistrés en 1991, rendus génétiquement plus résistants aux maladies et aux bases températures. Découvrir dans le biotope trois pieds de framboisiers aux feuilles géantes (toutes) malformées à d quoi surprendre. La référence, ci-dessus, a été signalée par e-mail au service xxx qui dresse le registre mondial des mutants végétaux et cultivars... Attendons les commentaires... Les framboises seront-elles GEANTES ???

Et le problème de phénotype monstre existe aussi chez les ronces...








Pour débarrasser les sapins de noël des ronces et pour nettoyer les haies, ici, dans le Morvan, on utilise régulièrement
les petits produits qui vont bien xxx (certes réputés dangereux)... N'y aurait-il pas un agent "légèrement" mutagène ???




















 


Faut-il, réécrire les guides botaniques d'identifications des espèces pour le Morvan ???
L'exception : "morphe étrange" est-elle un cultivar Morvan ?


Voici dans ce document quelques notions
claires sur les pathologies végétales.



Tous les ans, les mêmes monstres, dans le paysage...
Les phénotypes monstres, localisés à certaines branches chaque année sur
les mêmes arbres, laisse à penser que certains troubles sont génétiques.





 
Chaque année, début avril, sans trace d'agression entomologique ou mycologique, les feuilles de quelques branches
(toujours les mêmes) se développent anarchiques. Le trouble si localisé et constamment
reproduit, enregistré dans les marronniers, serait-il génétique ?
 













Une observation très étrange (ci-dessous) est celle de ces végétaux
"polymorphes" qui chaque année
affichent des phénotypes
différents sur les mêmes branches.
















Les végétaux fous et, à côté, des insectes malades...

A l'école on apprend aux enfants à identifier les arbres (les érables, les
châtaigniers, etc., ....) en regardant les feuilles qui, lisses, dentées,
opposées, etc. permettent de caractériser les espèces. Comment
appréhender les arbres qui produisent des limbes synchrones
totalement différents (sur les mêmes branches) ? Dans une
haie du Morvan (constituée de 72 végétaux appartenant à
7 espèces sur une distance de 68 mètres), 68% des
pieds produisent chaque année des phénotypes
variés (synchrones) et 84% des sujets ainsi
déréglés montrent des signes de
sénescences régulières.


Les observations reconduites chaque année dans la même haie
démontrent que les anomalies se maintiennent à 90% des sujets
déréglés. Les aberrations végétales aux phénotypes multiples
ne semblent pas corrélées aux épizooties entomologiques
qui, elles, sont plutôt liées aux canicules climatiques...








Découvrir quelques anomalies (isolées) dans un paysage est toujours possible... Mais lorsque plusieurs espèces
synchrones sont déréglées, anarchiques (sur le même site en même temps) l'observation est "alarmante" !
Promenades étranges et fantasmées avec l'inventaire des monstres Tchernobylo-mutés dans les
forêts du Morvan... Faudrait-il utiliser un compteur Geiger pour questionner le sol ?
Les herbicides et / ou pesticides sont-ils ici SUPER mutagènes ?



      Les chimères spontanées du Morvan !!!

      Les troubles qui modifient l'organisation des plantes sont nombreux sur le site... De la simple perturbation mécanique à l'altération génétique définitive, les références (si nombreuses et synchrones) ne semblent pas être aléatoires... La liste présentée dans de document web n'est surtout pas exhaustive. Ces modifications-mutations-transmutations sont toutes spontanées... Quelles sont les causes possibles de ces dérèglements ? Difficile de voir ou d'expliquer un avantage "sélectif" (un caractère utile à la plante) dans ces transformations anarchiques... Pourquoi de telles modifications phénotypiques (modifications synchrones chez plusieurs espèces) ??? Ces transformations (corrélées apparemment au site pollué) seront-elles fixées aux descendants ? OUi, pour les altératons des couleurs... Quel est cet agent éventuellement génotoxique et mutagène qui dérègle tant d'espèces ? Et d'ailleurs, y a t-il un agent mutagène ou plusieurs ? Faut-il collecter des spécimens sur le site pour permettre aux chercheurs de disposer d'une collection de "mutants" pour imaginer une approche génétique ??? Attendons les contacts, les commentaires...


      En environnement dégradé, les maladies, les tératologies virales gagnent du terrain...

      Les plantes sont toutes sujettes aux maladies (virales). Mais, seules celles qui ont un coût élevé et qui sont cultivées font (éventuellement) l'objet de surveillances sanitaires. Les plantes sauvages, (la très grande majorité des espèces) sont donc généralement ignorées. Souvent les virus sont transmis par les entomofaunes (insectes mobiles) tels les pucerons, qui se promènent d'une plante à une autre dans le paysage selon les influences du climat (vent chaud qui facilite le large déplacement des acteurs). L'étendue spatiale des maladies virales (qui passe et saute d'une espèce à l'autre) ne s'enraye que difficilement car les dits acteurs sont imperceptibles. La méthode théorique ("supposée efficace") pour lutter contre les maladies virales consiste à enfermer sous verre l'unité du paysage, -à enlever mécaniquement toutes les plantes malades-, pour attendre l'arrivée des plantes rendues (définitivement?) résistantes aux virus en laboratoire... Autant dire que le virus a de beaux jours devant lui d'autant que le problème récent est celui de l'aggravation et l'étirement spatial des pathologies qui progresse dans les biotopes dégradés où parfois les insectes vecteurs des maladies sont absents ou déjà éradiqués...











"Goûte" insipide, mais, "goutte" polluée ?!
Tout le problème est là, l'eau polluée
n'est pas décelable au goût...

"Eau, tu n'as ni goût, ni couleur, ni arôme, on ne peut pas te définir, on te goûte, sans
te connaître. Tu n'es pas nécessaire à la vie, tu es la vie."
Saint Exupéry, Terre des Hommes, 1939.






La pollution de l'eau (et c'est là le problème crucial) est insipide (n'a pas de
goût), est invisible (ne se voit pas) et reste quasiment indécelable (pour les
éléments traces), qui, démonstration faite, agissent en levier avec
l'effet cocktail -plusieurs contaminants dont les concentrations
sur sites peuvent être sous les seuils unitaires
(par produit) des réglementations-.


La pollution de l'eau (alors "invisible") peut se
matérialiser au final dans une
transformation morbide
des espèces.




      L'eau véhicule des substances minérales ambivalentes (qui ont plusieurs propriétés) provenant de la composition des sols. Et, nécessairement celles des mines, des remblais. L'eau transporte par exemple le sélénium, le lithium, le fluor et les fluorures, etc. De la même façon l'eau véhicule les minéraux toxiques provenant de la pollution chimique (éventuellement celle concentrée des décharges même cachées, c'est à dire revégétalisées). Une décharge revégétalisée reste "chimiquement" active. L'eau transporte alors l'arsenic et ses composés hydrosolubles, le mercure, le cadmium, le plomb, le chrome, l''aluminium, les cyanures, les nitrates et nitrites, l'ammoniaque et les radionucléides. Outre cette pollution, l'eau peut aussi évidemment déplacer les indésirables organiques comme le sont produits ménagers, les détergents, les dérivés phénoliques. Mais la catégorie la plus décriée qui dégrade la qualité de l'eau est celle des toxiques industriels que sont pesticides, les PCB, les hydrocarbures et les polluants organiques persistants (POP). Dans cette dernière famille les produits sont parfois mutagènes ou tératogènes et provoquent alors ces malformations, ces anomalies de phénotype cataloguées ici dans ce dossier...




Petite mouche, goûte (sans doute insipide), mais, ...
... goutte à goutte car cette eau est polluée...


Goûte insipide, mais, goutte polluée !
 
Goûte insipide, mais, goutte polluée !

En compagnie d'une araignée, posée sur ce petit champignon saprophyte blanc, parmi
des débris végétaux de sapins, une petite mouche goûte une eau sans doute polluée...



      Correspondance de Monsieur Jean Louis Romand.

      Bonsoir Eric. Je viens de cliquer sur votre page Internet: "L'Eau et le Paysage en Bourgogne-Morvan". Que de jolies photos ! Félicitations !... Déjà convaincu par vos inquiétudes concernant la qualité des biotopes, je me permets toutefois quelques précisions uniquement constructives pour vos démonstrations... La mouche, ci-dessus, sur le champignon blanc (Phallus impudicus) semble effectivement boire une goutte d'eau, plus ou moins pure... Cependant, il est beaucoup plus probable que ce soit là, un cas de régurgitation de suc gastrique. Le phénomène de régurgitation est normal et même fréquent chez les diptères.

Jean Louis Romand.


      E.G. : Bonjour. Donc, monsieur Romand, vous êtes en train de me dire, (poliment), que la mouche vomit ses liquides, en fait son repas, posée sur : Le satyre puant (ou phallus impudique) le nom donné à ce champignons ? Bon, dans cette page nous n'étudions que la pollution (= humour).

Mais Monsieur, je connais bien les insectes, vous avez parfaitement raison.

Eric Geirnaert.













La pollution, le carburant des anomalies biotiques et
le moteur mutagène des transformations génétiques.

Oui, la pollution est le moteur mutagène à l'origine d'espèces nouvelles. En remarquant que les pontes des araignées variaient en taille, Debbie Eraly de l'Université de GAND (Belgique) a prouvé que la pollution était un moteur d'apparition des espèces. En repérant des œufs devenus plus grands chez les araignées loups, Debbie Eraly a démontré qu'une pollution industrielle pouvait modifier le comportement animal, lequel, induit l'émergence génétique de nouvelles espèces. Les individus contaminés se reproduisent préférentiellement entre eux, donnant naissant à une nouvelle lignée génétique ! (TV - ARTE : Animaux sentinelles. Décembre 2008 - Janvier 2009). Image.



En étudiant les populations vivantes inféodées aux zones humides de Bourgogne on découvre parfois des phénomènes... Dans un biotope embrumé de la région, dans les hautes herbes et dans les mousses,... du site Natura 2000, tout a commencé lorsque j'ai trouvé l'incroyable ! Le symbole même de la région !
L'escargot de Bourgogne, mais mutant !!!




     A première vue, il n'y a rien de bien extraordinaire à trouver un escargot de Bourgogne, ... en... Bourgogne.

     Mais, ici, dans ce cas, la coquille du spécimen (Helix pomatia) est lévogyre (ou senestre). L'escargot a en effet une coquille qui tourne vers la gauche !!!

     Avec le développement de l'élevage, les petites variations génétiques du phénotype des individus sont connues... Et, chez les héliciculteurs, (les éleveurs d'escargots), le Petit-Gris (Helix aspersa), est par exemple étudié pour quelques caractères fondamentaux comme la taille, la couleur ou la vitesse de croissance...

     Mais, outre les élevages, les mutants sont distribués ici dans le biotope...




Helix Pomatia linné mutant (à gauche)
 

Helix Pomatia linné mutant (à gauche) et Helix aspersa muller sauvage (à droite).

     Ces deux escargots de Bourgogne (Gastéropodes Helicidae) sont l'image miroir l'un de l'autre, et ces paires d'images miroirs sont appelées énantiomorphes (du grec formes opposées). On notera que la coloration claire du spécimen mutant résulte d'une érosion coquillière; coquille abrasée. Extérieurement, la paroi coquillière a été effectivement altérée laissant apparaître les structures sous-jacentes de la coquille, structures blanches, film translucide d'aspect corné.Cette découverte est rare, très rare !

     La coquille des escargots terrestres est toujours enroulée à droite (dextrogyre); le cas contraire (escargot lévogyre ou senestre) est rarissime! Suivant le sens d'enroulement en partant de l'apex (c'est à dire le haut), la coquille est dite dextre pour un enroulement à droite, ou sénestre pour un enroulement à gauche. L'axe d'enroulement de la coquille s'appelle la columelle.

     Dans le règne animal, les escargots, ne sont pas réputés pour leurs mutations génétiques nombreuses. La caractéristique principale des escargots serait plutôt de résister (sans troubles visibles importants ?) aux pollutions environnementales. Alors, que penser de cette découverte ? L'emblème de la région aurait-il muté ? Trouver un mutant isolé n'a rien d'inquiétant. L'alerte survient lorsque des dizaines d'espèces synchrones apparaissent monstrueuses et malformées.


      Commentaire de Monsieur Jean Louis Romand.

      Lu sur cette page : "La coquille des escargots terrestres est toujours enroulée à droite". Bon, c'est vrai pour les escargots communs de nos jardins, mais, en soulevant l'écorce pourrie d'un arbre mort, il est facile d'observer plusieurs espèces de minuscules gastro-terrestres à enroulement naturellement senestre (les Clausilidae). Sinon, l'escargot "Helix pomatia" senestre est, certes, peu observé dans la nature mais les industriels de l'escargot qui en manipulent de grandes quantités semblent bien connaître ce phénomène car, je me suis laissé dire que les machines traitant les escargots alimentaires sont équipées d'une trieuse qui écarte les individus senestres ne passant pas dans la machine à vider les coquilles (comme dans les pinces du crabe). J'ai aussi (si j'ai bonne mémoire) entendu parler de la fréquence de ce phénomène : 1 / 20.000 ( à confirmer). Cette anomalie encore confidentielle est-elle en relation avec une quelconque pollution ??? A voir. Pour étudier la question j'ai donc, avec une de mes photos à l'appui, posé la question à Michaël Coeurdassier, le toxicologue que vous citez dans cette page en référence, voici copie de sa réponse (ci-contre).

Jean Louis Romand.


      Salut.
      Jolie photo. Même en ayant manipulé quelques milliers de petits gris, je n'avais jamais vu d'escargot "mal enroulé". En fait, la grande majorité des individus a une coquille dite dextre (qui s'enroule dans le sens des aiguilles d'une montre), il existe naturellement quelques spécimens senestres, grosso modo 1 sur 20.000. Je n'ai aucune connaissance sur un possible effet de polluants sur ce trait mais visiblement ça arrive naturellement, ils peuvent très probablement être admirés voire dégustés sans problème. Amicalement.
Michael Coeurdassier.

Michael Coeurdassier sur ARTE
 
Michael Coeurdassier le 6 janvier 2009 sur ARTE.



Après l'escargot mutant, cette fois ce sont d'autres escargots et des lombrics qui
sont malades. Les vers sont imprégnés, "contaminés" pas ces masses oranges !
Ici dans le biotope les lombrics sont malades... Et des petits
escargots sont également teintés oranges...

 



La production et l'utilisation des nanomatériaux (en plein essor), contaminent les sols et
les espèces. Et, dans un cadre d'expertise de la naturalité d'un paysage, les lombrics
sont observés (in vitro, in vivo, in natura) car ils sont des indicateurs clés de la qualité
des écosystèmes terrestres... La contamination aux nano particules peut-être
appréhendée par l'examen toxicologique des lombrics. Les escargots (avec
le snail watch) sont utilisés pour les polluants contaminants de surface.
Et, les lombrics sont d'avantage utilisés pour l'expertise du sous sol.








L'eau très acide Ph=6.4 (et si particulière qu'elle décolore les fleurs par le déficit de
fer) n'est pas forcément profitable à la minéralisation des coquilles d'escargots.
Pourquoi tant d'espèces malades ? Des anomalies, des monstruosités, certes
encore "confidentielles", pourraient-elles être corrélées
avec une quelconque pollution du sol ?


     La caractéristique forte des escargots serait de résister (sans troubles visibles importants ?) aux pollutions environnementales, pourtant les espèces disparaissent des paysages. Que se passe t-il ? La question reste néanmoins posée. Le sujet des apparitions originales (monstres) est toujours intéressant... Evidemment il convient de reconnaître (et de distinguer) le morphe sauvage normal du morphe monstre mutant. Parfois la différence est infime (voir plus bas, l'exemple des mouches).

     Mais, sur le fond, les malformations physiques du vivant pourraient-elles êtres dues à la pollution ? Les monstruosités parfois nombreuses sur un site pourrait-elles êtres corrélées à des causes anthropiques ?
"Non, soyons prudent !" Répondent certains avant d'ajouter : "Votre pollution dans le Morvan véhiculée par l'eau n'aura jamais aucune incidence. Monsieur, vos coïncidences sont juste et seulement le fruit du hasard." Oui, le fruit (du hasard) est DONC lui-même pollué ?! Juste le hasard et aucune incidence ?
POURTANT : les produits phytosanitaires mutagènes, ces herbicides dérivés de l'urée (comme le chlortoluron, l'isoproturon, le diuron) sont utilisés ici pour le désherbage et se retrouvent dans l'eau du Morvan. La contamination se traduit par des dépassements parfois importants du seuil de potabilité. Dans le Morvan, les molécules trouvées sont le chlortoluron, l'isoproturon, l'imazaméthabenz, le quinmérac, le propyzamide...
En fait, on ne trouve une substance que si et seulement si on la recherche. Que valent ces 900 analyses d'eau (déclarées conformes depuis 2000 par les autorités locales) où l'on ignore systématiquement l'identification des herbicides ?

A lire absolument : Malformations embryonnaires et larvaires dues à la pollution marine. Mise au point bibliographique. Jean MELLINGER. Laboratoire de Biologie Animale, Faculté des Sciences, Université de Reims, B.P. 347, 51062 REIMS CEDEX, France.







 

Le sol dégradé, devenu pauvre, on devient vite accro au NPK ! (azote - N, phosphore - P, potassium - K).

"J'ai besoin de mes produits NPK pour faire pousser l'herbe ! Mes engrais (billes banches) et mes
produits pluvés liquides sont indispensables à cause qu'il faut prévoir la ration de l'hiver avec
le foin... Et, les mouches (qui ennuient les vaches), c'est vrai, un peu cramées
au "Roundup" (utile pour tuer les ronces) on s'en fou !
"
... / ...







L'escargot : l'espèce sentinelle par
excellence des biotopes pollués...



 
Revenons aux escargots. Ils sont de si bons indicateurs pollumètres des biotopes
qu'une dénomination spécifique a été inventée : le "snail watch". Il suffit d'examiner
au laboratoire les petits escargots (qui concentrent et accumulent les polluants
dans leurs glandes salivaires)
pour suivre la santé des biotopes...


     Notre escargot national de Bourgogne n'a de "Bourgogne" que le nom vernaculaire. L'espèce la plus consommée, (helix = nom générique) est presque intégralement importée des pays de l'Europe de l'Est, dans ces régions qui n'ont pas encore trop souffert de l'agriculture intensive...

     L'escargot dit de "Bourgogne" (Hélix Pomatia linné, espèce protégée et d'importance patrimoniale, espèce inscrite dans les textes européens) est le seul escargot de France à avoir droit à cet appellation. En voie de disparition en raison du ramassage intensif des particuliers et de l'emploi des pesticides, nous rappèlerons qu'il fait partie des espèces protégées en France (1979).

     "Dégusté" par les hommes depuis la préhistoire...
     Si la pratique du ramassage de l'escargot de Bourgogne à des fins de consommation est en recul, ce n'est pas uniquement en lien avec la raréfaction de l'espèce. Cela est à rapprocher aussi des représentations négatives associées à cet animal et du travail long et ingrat de préparation qu'il requiert. L'imaginaire médiéval a depuis toujours assimilé l'escargot à un être négatif, représentant à lui seul plusieurs péchés capitaux : la paresse, l'avarice, la luxure...

     Des analyses chimiques récentes (décembre 2008, voir ci-contre) révèlent que désormais les spécimens "négatifs" ou "mauvais" deviennent inévitablement toxiques (ingestions des intrants phytosanitaires directs et/ou secondaires par les escargots herbivores, dévivés des engrais chimiques présents dans les parcs d'élevage, ou ingestion des métaux lourds présents dans les sols).
Un lavage même intensif et répété à l'eau vinaigrée et au sel ne retirera évidemment jamais les toxines (intrants dérivés de métaldéhyde ou de méthiocarbe, métaux lourds) accumulées dans les chairs et dans les glandes des gastéropodes.

-=-=-=-=-=-=-

     Jusqu'à peu, en observant des biotopes contaminés, il était normalement admis qu'une partie importante des matières polluantes (piégées dans un sol) n'avait pas la capacité d'être transférée vers les organismes vivants (en s'accumulant de plus en plus, on le sait, dans les maillons la chaîne trophique). Or, d'après les études réalisées sur les escargots (détection biologique des polluants du sol chez Helix aspersa, ou petit-gris, décembre 2008), les métaux comme le cadmium, par exemple, proviennent pour une grande partie de cette part que l'on pensait inaccessible aux espèces. Dores et déjà les espèces sentinelles des biotopes d'eau nous obligent à revoir à la hausse les risques de pollutions d'un site...
 


     L'escargot : sentinelle par excellence des biotopes pollués. (Télévision ARTE. Animaux sentinelles. Alerte pollution des sols. Mardi 9 décembre 2008 et Mardi 6 janvier 2009).

     En Franche-Comté les écotoxicologues suivent de près la biologie de l'escargot et vérifient sa résistance extraordinaire aux polluants du milieu. Michaël Cœurdassier et Renaud Scheifler exposent d'ailleurs des spécimens sur les sites les plus pollués (de Métaleurope) et constatent que le gastéropode vit "visiblement" sans gêne alors qu'il concentre dans son organisme les polluants (métaux lourds) à des taux qui laissent perplexe. Pour cette raison, on peut affirmer que l'escargot est l'animal sentinelle par excellence pour sonder l'état sanitaire d'un milieu. Pour identifier les polluants d'un site, il suffit de collecter des escargots ! Avis donc, à ceux qui ramassent les escargots pour leur consommation. L'animal accumule comme nul autre dans son organisme tous les polluants du milieu. Image.


     Cette caractéristique est d'ailleurs à opposer au vers de terre, qui, lui, en milieu contaminé peut muter pour excréter par exemple le plomb qu'il ingère. C'est le cas de lumbricus rubellus qui modifie génétiquement son hémoglobine pour excréter le plomb contenu dans la terre de son alimentation. Cette réponse physiologique de l'animal est d'ailleurs à l'origine de l'apparition d'une nouvelle espèce mutante. Preuve est encore donnée que les espèces peuvent naître dans les sites où les organismes sont soumis aux contraintes les plus sévères.
Image.

     Ce sujet des espèces sentinelles (escargots, lombrics) et des apparitions de nouvelles espèces par la pollutions (araignées) est la base d'une publication sur les inventaires entomologiques du Morvan. (Publication Eric G : Le Morvan îlot refuge des espèces).

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      Espèce référence des biotopes humides, l'escargot qui vit au contact de la terre, se nourrit des plantes et qui respire l'air -puisque c'est un organisme pulmoné-, concentre les polluants comme nul autre. L'escargot est l'outil pollumètre idéal d'indentification des polluants présents dans un biotope. Oui, intéressant pour les écotoxicologues, il y a de quoi même alerter les gastronomes, qui, s'ils souhaitent éviter l'intoxication devront extraire le système eupeptique de l'animal (glande digestive, par exemple) qui accumule la majorité des polluants...

NOTE : Concernant la pollution par les métaux lourds.
La phytoréhabilitation ou dépollution des sols, sans odeur, sans bruits, sans entretient.
Une dépollution des sols contaminés par les métaux lourds, facile à mettre en œuvre (sans aucune nuisance) et qui ne requiert qu'un faible investissement financier est envisageable sur des sites miniers plus ou moins décharges comme ceux du Morvan en tirant avantage de certaines espèces végétales capables en association avec un champignon mycorhizien, de prélever les éléments métalliques du sol pour les transférer vers leurs parties aériennes. On laisse pousser des plantes qui décontaminent le sol...
C'est simple et tellement efficace.








Pour celui qui rédige un rapport sanitaire du fond de son bureau, bien installé en ville, la
disparition des escargots (expliquée par des mots) peut être assez abstraite...
Pour le naturaliste de terrain, la sénescence observée des gastéropodes en
environnement pollué est une réalité morbide qui a un goût de mort...




 

En milieu égradé (pollué), les escargots terrestres et surtout aquatiques (infestés de vers nématodes)
favorisent le développement et le rayonnement des parasites lesquels infestent déjà d'autres
espèces immunodéprimées (les grenouilles par exemple) en créant
un cortège d'anomalies plus ou moins visibles.



Pour approfondir le sujet des escargots "mutants".

     Rappelons que les physes, (escargots aquatiques d'eau douce), ont des coquilles normalement senestres tandis que les limnées, (autres espèce aquatique d'eau douce), ont des coquilles dextres...

Article disponible :

     Chez quelques espèces d'escargots, un gène de contrôle de la rotation de la spirale a été identifié. Et, les formes variantes (image miroir de la rotation) ont évolué en faveur des facteurs génétiques dominants correspondant à l'expression de ce gène. Dès lors, une étude phylogénétique des spécimens peut alors être envisagée, (séparation des espèces).

Article dans la revue : Nature 425, 679, 16 Octobre 2003.

Evolution : Single-gene speciation by left-right reversal
Rei Ueshima (1, 3) and Takahiro Asami (3, 2)

A snail with a shell spiraling to the right can't mate readily with a lefty, so changes in the single gene that controls shell direction have created new snail species.

A single gene gives rise to the mirror-image form of a snail's body plan, which could become established as a different species if mating is prevented between snails of different chirality by genital mismatch1, 2, 3. Here we use molecular phylogeny to demonstrate the parallel evolution of reversal between left and right lineages of the Japanese land snail Euhadra. We find that the different mirror-image forms have evolved in favour of the genetically dominant handedness as a result of single-gene speciation.

1) Department of Biological Sciences, Graduate School of Science, University of Tokyo, Tokyo 113-0033, Japan
2) Department of Biology, Shinshu University, Matsumoto 360-8621, Japan
3) PRESTO, Japan Science and Technology, Kawaguchi 332-0012, Japan

Correspondence to : Takahiro Asami (3,2) Email: asami99@gipac.shinshu-u.ac.jp

Note complémentaire :

     Dans les biotopes aquatiques, on notera que la rotation mutante des coquilles de certains gastéropodes a des répercutions chez les prédateurs. Face à un escargot senestre, les prédateurs sont parfois bien perplexes. Le cas est avéré chez les crabes Calappa flammea qui, lorsqu'ils prennent un tel escargot mutant dans leurs pinces, sont incapable de le décortiquer. Pas simple, en effet, d'utiliser ses outils lorsque les circonvolutions sont inversées. Les crabes éprouvent autant de mal face à la coquille d'un escargot senestre que vous pourriez en éprouver face à une boîte de conserve, en utilisant un ouvre-boîte pour droitier avec votre main gauche. Outre la pression des prédateurs sur l'évolutions des escargots, on retiendra que la rotation des coquilles est surtout un déterminant génétique qui implique un seul gène. Les escargots mutants terrestres apparaissent à raison de 1 pour 100 000. Certains sont carénés, et, certains portent même des poils !

Pour compléter le sujet, autre article :

THE EMBRYONIC ORIGINS OF LEFT-RIGHT ASYMMETRY. Michael Levin.
Crit. Rev. Oral. Biol. Med., 15(4):197-206 (2004)
Cytokine Biology Dept., The Forsyth Institute, and Department of Craniofacial and Developmental Biology, Harvard School of Dental Medicine, 140 The Fenway, Boston, MA 02115; mlevin@forsyth.org



-=-=-=-=-=-=-



OUI ! Le senestre existe aussi dans le registre des fossiles.


Note :
J'ai publié en 2002 dans mes travaux relatifs à l'ambre l'inclusion d'une portion de coquille d'escargot. Outre que cette découverte était la première mention publiée d'un gastéropode terrestre identifié dans le matériel africain - malgache, cette coquille de gastéropode est également celle d'un spécimen senestre. La rotation inverse des coquilles d'escargots a donc des références dans le registre des fossiles. Mais trêve de digression, revenons à la pollution aquifère de notre biotope...












Après l'exposé d'un petit escargot pollumètre mutant
présentons d'autres pathotypes...
Des découvertes étranges...


Passez le curseur de la souris sur l'image ci dessous
pour voir le criquet se frotter les yeux.


Tel ce criquet qui, ... qui, observe la nature,...
vous n'allez pas,... en croire vos yeux...

Pour de telles découvertes
difficile d'en croire
ses yeux !
 
Pour de telles découvertes
difficile d'en croire
ses yeux !


Dans le biotope que nous étudions, certains indicateurs sont si "étranges", que
l'on pourrait croire, au premier abord, qu'ils sont inventés !


Ce dossier est une réponse aux chercheurs (CNRS, UMR 5548, Dijon) qui voyant
les premiers indicateurs biologiques ont considéré qu'il s'agissait d'un canular...

 


Dans le registre des découvertes étranges
voici quelques singularités repérées sur les
berges de la mare aux grenouilles monstres.



Rappel :

Phénotypes variés = Biodiversité.
Phénotypes dégradés = ALERTE !


Morvan - fougères et fleurs "mutantes" ?













Ci-dessus, dans le sens de la croissance de la fougère, l'expression "anormale" s'accentue.
En A, (vers le bas de la fougère) le phénotype est normal. En D, vers
l'apex, l'expression est de plus en plus réduite...




Toutes les fougères le long d'une haie nettoyée aux produits phytosanitaires sont
étranges, transformées... Le Monde vert serait-il déformé par les poisons ?

 














 








Imprégnations pathologiques
par des bactéries monstrogènes (???)
le monde végétal a ici perdu sa symétrie...

Fougère mutante    Fougère mutante (détail)
 
Une fougère mutante à tête double... Etrange...



 
Une fougère mutante à tête minuscule... Etrange...




 
Les drupes des lauriers sont doubles TRES souvent... Etrange...


Quelles peuvent être les causes de ces anomalies si
nombreuses dans le biotope ? Le développement des
bactéries monstrogènes (Rhodococcus F. par exemple)
peut-il est conduit par le stress environnemental
"local" du site dégradé - pollué ???



Un pisselint double
 
Un pisselint double.


Pissenlits doubles, triples, quadruples, et, même quintuples
(voir ci-dessous), peut-on invoquer l'hypothèse de
la présencede quelques substances
mutagènes dans le sol ?



Un pissenlit monstre à 5 fleurs !!!
 
Un pissenlit monstre à 5 fleurs !!!


Une fasciation (pathologique) de plus en plus fréquente
par l'attaque de bactéries, les pissenlits quintuples
peuvent apparaitre jusqu'à la fréquence de
trois plantes malades au mètre carré...



Pourquoi, les fleurs de nombreuses espèces,
(toutes ou presque) apparaissent "mutantes" ?

Une fleur mutante...
 
Une autre fleur "mutante"...

Une singularité, "distrayante" prend vite une autre
mesure (une mesure toute inquiétante) lorsque la
fréquence est élevée... Des dizaines de fleurs
apparaissent anormales dans le biotope...


Une autre fleur mutante...
 
Dans le même biotope, une autre fleur "mutante"...


Pour certains pieds, surtout chez les paquettes, les
bourgeons floraux sont systématiquement anormaux.
(Fleurs triples, quadruples et parfois quintuples)....
Outre les bactérie pathogènes, peut-on supposer
la présence de substances phytosanitaires
résolument mutagènes
 ???

-=-=-=-=-





      Bonjour. Nous habitons dans la commune de Sagy (environs de Louhans 71). J'ai cueilli cette pâquerette hier (à tête monstre)… Que devons-nous conclure ? Présence de substances phytosanitaires mutagènes ? Nous sommes à proximité de l'autoroute et de lignes électriques Moyenne Tension... Désolé pour la qualité médiocre des photographies prises avec mon telephone.
Bonne journée. Jean-Charles Tramasure.

      Bonjour, Monsieur. Les anomalies morphologiques (faunes et flores) sont toujours la marque d'un stress environnemental. L'anomalie, la monstruosité est, de par sa nature, une marque, une expression d'un stress biologique. Le stress (d'abord exogène), peut créer des processus "internes". Les causes du stress peuvent être nombreuses. Les anomalies qui transforment la fleur (le bouton floral avant qu'il ne soit la fleur) peuvent résulter d'agents extérieurs mutagène (agressifs) mais aussi résulter (sans grand risque pour l'homme) d'une petite attaque entomologique ou, voir ci-dessous, bactérienne... La morsure d'un méristème en croissance par un insecte peut créer ces perturbations de croissance. Les anomalies florales peuvent avoir une cause biotique (donc presque normale) sans que cela soit une alerte phytosanitaire dangereuse. Une attaque (morsure entomologique) d'une fleur est une chose, une pathologie bactérienne générale qui touche toutes les espèces est une autre chose... Il faut donc regarder la cause et, aussi, le nombre de fleurs monstres sur le site. Ceci dit, si les références monstrueuses sur le site examiné s'accompagnent de variations qui touchent plusieurs espèces, plusieurs organes sous plusieurs expressions, (si les transformations sont variées), il faut alors rechercher une cause plutôt environnementale (en non pas entomologique). "Références variées" ne veut pas dire "références nombreuses". La variation renseigne d'avantage que le nombre.

      Autre point : les montres végétaux créés par les biotechnologies ? La science (lobbying oblige) ne veut pas en parler et encore moins examiner le sujet, mais des anomalies morphologiques chez des végétaux semblent "apparaître" lorsque le transgène d'une plante "améliorée" (=génétiquement modifiée) quitte l'espèce cultivée hôte et contamine d'autres plantes en s'insérant dans le génome des espèces au hasard... Les références médiatiques de célèbres maïs à plusieurs têtes (des plantes monstrueuses) sont-elles corrélées au maïs transgénique de Monsanto ? Vraies corrélations avec relation de cause à effet ou simples coïncidences ? La présence d'un ou plusieurs transgènes lâchés dans la nature peuvent-ils créer des monstres ?

      La lecture des indicateurs pollumètres biotiques, la recherche des pathotypes d'un site cible, permet d'évaluer la naturalité et la santé des terrains. Il faut alors mener l'enquête avec plusieurs espèces synchrones. Les fleurs ont souvent une réponse assez homogène pouvant permettre de mener l'enquête environnementale (sur un point fixe). Les fleurs sont fixes, l'examen est alors plus facile qu'avec les faunes qui peuvent se déplacer. Les fleurs à tête multiples sont souvent (selon mes observations) situées dans des endroits exposés au vent (avec éventuellement des polluants - gaz). Le phénomène est, selon moi, plutôt aérien que souterrain ("attaque" par le sol). Selon moi, pour ces fleurs, le principe "transformant" -pas forcément mutagène- est associé au vent.
Cordialement. Eric Geirnaert.




Si les fleurs multiples malformées (fusionnées par les fasciations pathologiques
bactériennes) sont assez fréquentes, jusqu'à 5 fleurs montres au m2, les fleurs
doubles (deux fleurs réelles sur la même tige simple) ont de quoi inquiéter...









Ci-dessous, juillet 2004 et Juin 2006, jusqu'à trois fleurs malades au mètre carré !
L'examen le plus direct des fréquences (élevées) d'apparition des monstres
est celle apportée par les végétaux (espèces évidemment immobiles)
données par les pissenlits Hypochaeris (Astéracées) contaminés
par des bactéries pathogènes (Rhodococcus F.).












Rendus ici monstres par les bactéries Rhodococcus fascians les
pissenlits anormaux sont les acteurs expressifs d'un paysage déréglé...



Le pourcentage avéré de pissenlits malformés dans un site peut-il être
la mesure du stress qui opère dans le paysage ? Affaiblis dans un
environnement pollué, les pissenlits sont-ils plus sensibles aux
attaques pathogènes qui déforment les fleurs ? Suivre la
santé du paysage en comptant les fleurs monstres
pourait être une première méthode simple qui
peut et doit évidemment être affinée...




Fleurs dépigmentées très nombreuses, fleurs doubles (à huit pétales !) et
cônes divisés, pourquoi les Buddleias (ci-dessus) sont si étranges...





Morvan - anomalies pigmentaires végétales...

Le Morvan exubérant de fleurs sauves (présenté hier en exposition) n'est qu'un souvenir...
Aujourd'hui les plantes sur le site sont tellement différentes qu'il y a de quoi s'étonner...





Outre les aspects parfois déformés (monstrueux), outre le nombre déréglé des pétales, les boutons d'or ordinairement jaunes sont TOUS bigarrés !...



Les variations de couleurs et de nuances chez les végétaux sont
évidemment fonction des pigments présents.
Les teintes observées peuvent évoluer selon l'âge de la plante et les saisons. Les modulations peuvent être
naturelles (complètement dans la norme)... Par contre la lecture des anomalies peut renseigner sur la santé
des espèces. Si une couleur est maintenue originale définitivement sur le même plant (parfois sur une seule
branche), on peut supposer l'expression d'une mutation génétique (parfois transposable aux générations
suivantes). Les couleurs les plus étonnantes (visibles occasionnellement selon les conditions climatiques)
sont parfois celles de champignons qui parasitent les végétaux et produisent des irisations sur les limbes...








Les couleurs devenues "anormales" sont des indicateurs plus favorables
que les malformations phénotypiques (éventuellement pathotypes) qui
peuvent, tant chez les végétaux que chez les animaux, correspondre
à des traumatismes accidentels (lésions parasitaires, blessures
mécaniques, dommages laissées par la prédation).
La couleur est donc une sorte de traçabilité
temporelle pour mener l'enquête
d'éco-toxicologie...









Ci-dessus, le feuillage vert des Renonculacées plantes herbacées (ici ancolie), devient rose et la menthe (verte) vire au rouge....
Dans le même temps, au même endroit, les feuilles des Caryophyllacées (silène dioïque) sont mouchetées, décolorées...
Sur le fond l'ancolie et la menthe peuvent (naturellement) trouver des teintes originales à "rares" (ce n'est pas une
alerte grave), mais, ce qui intrigue quand même sur le site c'est que les types végétaux (sans être monstrueux)
virent tous aux extrêmes en même temps... Le trèfle, par exemple, est panaché ou vire au blanc. La couleur
permet de questionner la santé des plantes... Ci-dessous les fleurs perdent leurs pigments et la forme
des pétales. Le Morvan "Trans-Muté / Malade" devient le Morvan "Monstrogène et parfois Mutagène"...















La couleur pour suivre la santé des espèces et des paysages.






      L'imagerie satellite permet d'évaluer la santé globale des paysages par l'analyse de textures des couleurs du couvert végétal. La télédétection sanitaire peut aussi se jouer "peut format" en examinant les anomalies de pigments d'une plante. Les aberrations de couleurs des fleurs et des feuilles permettent de révéler un stress environnemental sur site... Prenons un cas, celui des géraniums.... Tous les jardiniers - horticulteurs le savent, les plantes fades qui se décolorent peuvent être le signe d'une carence nutritionnelle par défaut ou manque d'assimilations d'oligo-éléments. Les nuances sont alors atténuées, estompées... Par contre les panachures nettes (les variégations) sont des anomalies pigmentaires maintenues, localisées à certaines parties végétales qui sont tranchées où les motifs bigarrés contrastés (sous contrôle génétiques) sont conservés dans le temps. Dans les deux cas l'altération de la couleur est un signal d'alerte. L'alerte est d'autant plus "alarmante" que l'anomalie gagne en fréquence et en ampleur. L'anomalie peut toucher une plante ou plus surprenant tous les sujets d'une même espèce. C'est le cas des boutons d'or devenus bigarrés...







Des couleurs devenues "aléatoires" et pâles, les feuilles (ci-dessus) et les fleurs des
géraniums (ci-dessous) ont plus qu'un petit manque d'assimilations d'oligo-éléments...












 
Ci-dessus, les géraniums normalement rouges, biens rouges -et seulement rouges- deviennent pâles et blancs. Les fleurs (dégradées) sont très
décolorées. Ci-dessous, les violettes (pensées) communes en Bourgogne (et donc indicateur régulier de ce qui ce passe au jardin) sont
devenues panachées, bigarrées et décolorées, (jusqu'à 90 % des effectifs). C'est comme si Dame Nature faisait son "grand nettoyage"
à l'eau de javel dans le paysage... Trêve d'humour, quels sont les causes à l'origine de ces dépigmentations si nombreuses ?







C'est peu de dire que les fleurs sauvages ici dans le biotope sont devenues monstrueuses...



 
Ci-dessus, la Viola canina (fleur normalement violette uniforme et sans parfum) a décidé d'être anarchique et panachée...
La plante vivace est désormais, sans odeur, sans forme et sans couleurs...




La décoloration des fleurs du Morvan, suite....






La décoloration des fleurs du Morvan, suite....





Cette eau très acide Ph=6.40 (et si particulière qu'elle décolore les fleurs par le déficit de fer) étiole plusieurs
espèces et n'est pas forcément profitable à la minéralisation par exemple des coquilles d'escargots.





 

Les chloroses par défaut d'assimilation du fer touchent toutes les espèces. Les dernières analyses montrent que l'eau ici reste très acide (pH = 6.40)
et la conductivité = 60 µS/cm (pour une réf. de qualité à 1.100) est comparable à celle de l'eau pure de laboratoire... Le manque alors
de fer (<10 µg/l pour une réf. de qualité à 200) explique l'étiolement végétal où les pigments sont dégradés (clairs).









Ci-dessus, les feuilles monstres vertes (= vignette en haut à droite) et décolorées des ronces sont-elles le fait d'anthracnoses ? S'agit-il de
variégations génétiques ou est-ce là "seulement" un défaut de nutrition occasionnel (= chlorose) ??? Les ronces si déformées et devenues
blanches (nombreuses dans la haie) sont aussi associées à des formes altérées et anarchiques des fleurs. Les attaques entomologiques
n'étant pas la cause ici des altérations de couleurs et la forme dégradée des limbes, que se passe-t-il pour dénaturer tant d'espèces ?











Les couleurs sont-elles le reflet expressif de la santé ?

Oui, évidemment, mais, au cas par cas, lorsque vous discutez chaque référence avec les
"spécialistes" des groupes, d'aucun de dire que l'anomalie de couleur est l'expression
normale de "l'évolution en marche"... Vérifiez vous-même... Une référence
discutée doit évidemment toujours être prise dans son contexte...
Il y a couleurs dégradées par le déséquilibre nutritionnel
mais parfois il y a bien plus que cela...






 
Ci-dessus, les feuilles sont normales mais les pigments à l'extrémité des limbes sont transformés...

 

Les pigments sont dégradés (déréglés).... Les feuilles ont une
expression étrange (sans présence pathogène appréciable)...









Pour mesurer la naturalité d'un site, pour évaluer le statut "phénotypique" plus ou moins normal des espèces dans
un biotope, la méthode la plus directe consiste à repérer les fleurs anormales (par exemple sur un arbre à
papillons)... Une fréquence élevée d'anomalies mérite une observation peut-être plus attentive des lieux.
 









Les aberrations de couleurs et de formes (l'expression couleur anormale d'un morphe et la mise
en place d'un phénotype fou) -qui peuvent avoir une genèse éventuellement génétique-
sont les outils qui permettent d'interroger facilement la sénescence des espèces.
Plusieurs plantes ornementales (ci-dessous) mutent génétiquement et
deviennent panachées et inventent de nouvelles fleurs bigarées...














L'anarchie des couleurs et des formes, les fleurs sont méconnaissables...
Ci-dessous, sur le site, les fleurs normalement jaunes du Séneçon de Jacob sont blanches...







Autre observation très étrange sur le site : le bouton d'or, ci-dessous,
fleur, renoncule jaune, à cinq pétales, est COMPLETEMENT déréglé.













L'anarchie des couleurs et le désordre dans le nombre des pétales...


Les fleurs (formées à partir d'une masse de cellules indifférenciées situées à l'extrémité de la tige florale : le
méristème apical-) peuvent par mutation génétique perdre la polarité de la périphérie du centre vers l'extérieur.
La désorganisation homéotique peut déclencher à la fois la mise en place d'un nombre indéterminé de verticilles
et transformer selon le cas des étamines en pétales et des carpelles en sépales... Les fleurs mutantes (agamous, par
exemple, qui signifie sans gamète) ont un nombre déprogrammé ("infini") de pétales. De telles variations florales sont très
recherchées en horticulture pour commercialiser les variétés dites "doubles" (roses, pivoines...). Par contre la fleur mutée,
désorganisée, peut perdre ses organes reproducteurs et devenir stérile. POURQUOI TANT d'anomalies ici chez les fleurs ?




 


Présent chez tous les êtres vivants, la variégation (ici végétale) est le nom donné à ce processus
génétique surprenant qui fonctionne par effet mosaïque lorsqu'une plante efface sur ses feuilles
ou ses pétales des zones alors devenues d'une couleur différente. La variégation, comme
d'autres outils est un signe appréciable pour questionner l'état sanitaire des plantes...




Les variations des couleurs pigmentaires végétales peuvent donc parfois avoir
une genèse génétique. Voici l'exemple d'espèces apparues panachées
spontanément. Les phénotypes exprimés sont l'expression des
mutations (génétiques) transmissibles aux descendants...
Ces références nombreuses sont donc "inquiétantes".


 


Les mutants génétiques panachés du Morvan...


      Les séries végétales devenues bicolores génétiquement - et - les phénotypes déréglés...

      Les variétés végétales panachées (types variegata, Interbolwi, alba Ivory, et tant d'autres !, créées par manipulations génétiques en laboratoire) apparaissent ici sans intervention dans le paysage du Morvan. Ordinairement, un végétal sauvage tient son phénotype dans le temps... Ici Dame Nature invente (RE-invente) sans intervention humaine ses formes et ses couleurs... Les chimères bicolores "Morvan" sont-elles réellement, totalement "spontanées" ? Est-ce là l'évolution (normale) en toile de fond ? Faut-il rechercher une cause radiométrique (uranium par exemple) ? Les végétaux panachés sont souvent créés en laboratoire pour le plaisir visuel des horticulteurs. Les cultivars bicolores sont construits en soumettant les végétaux à des agressions : les ondes lumineuses (= l'action des rayons X), le choc chimique (contact avec l'acriflavine ou l'acridine orange), l'impact ionisant nucléaire (= les radiations atomiques)...
Les couleurs inhabituelles des éspèces végétales observées sur le site (= chimères spontanées nombreuses) doivent être considérées avec la forme des feuilles qui, c'est étrange, est souvent anarchique. Un allèle de couleur "rare" (donné par les chloroplastes) doit être considéré avec la forme générale des feuilles (éventuellement monstres)...

      Les végétaux panachés, bigarrés (= variegation en anglais) comportent à la fois des zones blanches et des zones vertes. La transmission de cette information (blanche = anormale) est sous contrôle génétique. L'allèle mutant rend les chloroplastes blancs. Les rameaux panachés, les feuilles bigarrées, sont des mosaïques de cellules toutes vertes ou toutes blanches. Le morphe panaché peut être créé en laboratoire en bombardant les végétaux de rayons nocifs et peut aussi apparaître dans la nature selon un processus que l'on appelle la dérive génétique aléatoire. Identifier dans un même lieu naturel plusieurs espèces végétales mutées constitue une anomalie peu banale...















Sur plusieurs saisons, les mêmes plants sauvages sur le site sont... devenus panachés !!!
L'anomalie des feuilles bicolores (panachures localisées à certaines branches,
-d'ailleurs marquées d'une petite étiquette-) se manifeste tous les ans
prouvant alors que le trouble est bien génétique...




 
Généralement le feuillage d'un arbre déprimé par une attaque fongique et/ou bactérienne noircit et se recroqueville. Ici les choses sont différentes, seules
les feuilles sur une nouvelle branche de l'année sont panachées et bicolores... Les feuilles ne sont pas déprimées mais colorées "différemment".
C'est comme si le pigment rouge-vert manquait aux limbes... Est-ce là une modification (une mutation) naturelle normale du cognassier ?
Et, ce qui est étrange, le trouble modifie plusieurs espèces végétales : les érables, les lauriers, les plantes ornementales, etc...




L'évolution du morphe muté panaché sur plusieurs saisons...






 



Les mutants génétiques panachés sont
fréquents dans l'environnement pollué.

Lierres, cognassiers, érables, plantes ornementales : la fréquence
des anomalies qui modifie plusieurs espèces synchrones a de quoi interpeller...



      Localisées parfois à certaines portions ou quelques branches, les expressions panachées se maintiennent dans le temps. Les secteurs verts contiennent des chloroplastes normaux tandis que les zones blanches sont hétérogènes, (les plastes sont alors dépourvus des pigments originaux et les structures lamellaires sont modifiées renforçant d'avantage l'effet clair au soleil). Les altérations pigmentaires sont généralement néfastes pour les végétaux. Si les pigments caroténoïdes (normalement produits dans des plastes) manquent ou sont modifiés, la croissance de la plante est dégradée et le végétal doit s'adapter pour ne pas risquer un photovieillissement et un manque de photosynthèse. Les herbicides par exemple comme le Norflurazon utilisent cette option pour ruiner la croissance végétale en inhibant l'action des pigments caroténoïdes (la phytoène = pigment précurseur). Plus généralement le stress oxydant détruit la chlorophylle et l'altération des pigments peut devenir durable selon la différentiation des plastes qui peut être sous contrôle génétique muté (gène IM). Dans le paysage du Morvan les anomalies pigmentaires végétales sont étrangement fréquentes.






L'examen de quelques références étranges (ici les pathotypes et les mutations) devient singulièrement troublant lorsque les mêmes anomalies
apparaissent synchrones dans le même site au même instant pour plusieurs espèces... L'examen in-natura laisse alors
(éventuellement) suggérer une ou plusieurs causes (qui doivent évidemment être validées)...







La dégénérescence des plantes ornementales ??? Vraiment étrange... Le Kerria japonica dégénère complètement...
Les petites feuilles bicolores sont atteintes de "nanisme", et sont en contraste avec le phénotype des feuilles "sauvages"
vertes, (sur la même plante) qui, elles, sont atteintes de "gigantisme" ! La plante a réellement deux expressions opposées !
Le phénomène s'amplifie avec le temps. Les feuilles panachées sont microscopiques et les feuilles vertes deviennent géantes...






L'anomalie décoloration (panachures génétiques) touche également les Spiraea japonica (ci-dessous)...
Certes, ils mutent facilement, mais, la plante ornementale complète la liste des mutants génétiques nombreux....









Ci-dessous, ressemblant d'avantage à un trouble physiologique qu'à une mutation
génétique profonde, le Viburnum rhytidophyllum expose lui aussi ses feuilles bigarrées...







Autre observation assez hallucinante, les lauriers (ci-dessous) montrent des feuilles blanches...
 





      L'étiologie végétale serait-elle aggravée par la conductivité de l'eau qui, ici, est équivalente à celle de l'eau distillée ?
Une conductivité de l'eau (cette propriété du liquide à conduire le courant électrique via la concentration de sels dissous sous forme d'ions chlorures, nitrates, sodium, calcium, sulfures, etc.) ici équivalente à celle de l'eau distillée (donc très anormale et qui attaque alors les métaux solides rencontrés) peut-elle être la cause des dérèglements pigmentaires chez les végétaux ? Le défaut d'assimilation de fer par les plantes se manifeste par des couleurs pâles... Les expressions végétales blanches (ici éventuelles chloroses physiologiques) sont-elles corrélées à un défaut de l'assimilation du fer par les plantes ? Si toutes les plantes deviennent pâles, le défaut d'assimilation du fer peut être suspecté, mais, si les anomalies (maintenues plusieurs années) sont seulement localisées à quelques branches cela suggère une transformation (altération) génétique des chloroplastes...










L'étiologie végétale, la décoloration des limbes (=variégation) touche les lauriers, les lierres, les merisiers...

Quelles sont les causes de
ces anomalies pigmentaires
végétales ? Pourquoi ces
couleurs étranges chez
plusieurs espèces
patrimoniales ?








      L'observation synchrone de ces végétaux ornementaux et patrimoniaux décolorés ou devenus panachés (tous spontanément !) n'est sans doute pas le "fruit" du hasard. L'hypothèse la plus "probable" est peut-être celle du dérèglement par l'imprégnation d'un désherbant type Roundup - Glyphosate (ou assimilé). Ce désherbant total, très efficace, (utilisé ici sur le Morvan par les éleveurs pour éradiquer les ronces) est le plus utilisé sur notre planète. L'herbicide a été détourné de son utilisation première: il est en effet employé sur les céréales avant moissons car le produit dessèche les tiges et les graines sont ainsi plus faciles à moissonner... Ce détour assassin (cette pratique cupide et polluante) contamine les graines et finalement le pain, et donc tous les consommateurs. 50% de la population de l'Europe du Nord est contaminée par le glyphosate. Et, pour fixer les idées, 6.000 tonnes de ce glyphosate sont utilisées chaque année en Allemagne. Le Morvan a ses adeptes. Le produit est utilisé pour les plantations d'arbres de Noël. Le GLYPHOS (glyphosate) pour les plantations d'arbres de Noël au Québec est reconnu dangereux... Le produit perturbe bien plus que les végétaux du paysage. Dans le film d'Arte, "Pesticide et santé, l'équation sans solution" Andreas Rummel montre comment le glyphosate, le désherbant le plus vendu au monde, pourrait être à l'origine de graves problèmes sanitaires affectant le bétail, mais aussi les agriculteurs. Le désherbant dérègle la flore intestinale (=les bactéries bénéfiques) des vertébrés et ouvre la porte aux bactéries pathogènes ubiquistes comme Clostridium botulinum qui peuvent tuer le bétail en quelques temps. L'effet bactéries / désherbants fonctionne par binômes en dehors des prévisions toujours rassurantes des industriels de la chimie. ICI, LES VEGETAUX DEVENUS BICOLORES SPONTANEMENT DANS LE MORVAN sont une réalité !!! LA SITUATION D'ALERTE DEVIENT UN ETAT DE FAIT...



Simple hybride ou mutant, le genet sauvage devient bicolore...





 
Les genets (ordinairement jaune) sont ici bicolores ! Ces genets mutés sont-ils l'expression "naturelle" d'une transformation génétique des séries
végétales qui vivent dans un site "mutagène" ? Pourquoi tant de mutations dans le site ? Le génome des êtres vivants subit
naturellement des mutations aléatoires qui sont responsables de leur évolution et de leur diversité...
Mais pourquoi tant d'anomalies "aléatoires" dans ce territoire du Morvan ?

 




Petite plante herbacée basse et rampante, la Véronique-petit-chêne montre ses petites fleurs bleues en grappes...
Le calice (sous la fleur) est formé par 4 sépales et la corolle se compose de 4 pétales. Par contre la fleur varie
en environnement dégradée. Sur les terres polluées (qui sont nettoyées aux désherbants rémanents
utilisés pour détruire les ronces le long des haies), les fleurs ont souvent 5 pétales...
Le pourcentage de fleurs anormales peut-il être
le "baromètre" de naturalité d'un site ?











Une variation de phénotype (comme ci-dessous) n'est pas
forcément une "mutation" monstre. Par contre l'anarchie
des expressions n'est évidemment pas normale...



















Les pathotypes végétaux - nombreux dans les paysages du Morvan.

Les espèces animales se déplacent, les végétaux (enracinés) sont fixes. Moins sensationnels
les pathotypes végétaux sont alors plus significatifs que ceux des animaux.






Les fougères "mutantes"...


     En suivant les espèces végétales (pathotypes, anomalies et aberrations en tout genre) présentes dans le biotope humide, on découvre surtout des mutations génétiques (=panachures) et des transformations morphologiques graves (visibles chez les fougères)... Et, on peut se poser la question si cette fréquence élevée des mutations (qui touchent plusieurs populations vivantes et autres transformations visibles) ne serait pas corrélée à un contaminant mutagène. A coté des escargots, il est assez inhabituel de découvrir des mutations morphologiques chez les cryptogames vasculaires (filicales) par exemple.

     Lorsque l'on remarque que les chaînes trophiques des biotopes fermés (les plus contrôlés que sont les fermes piscicoles, par exemple), sont dégradées par des contaminations PCB, on se pose inévitablement la question de savoir si les unités paysagères humides de bourgogne (Natura 200) ne sont pas polluées.
On se pose également la question d'apprécier la pérennité d'un système économique local qui doit être rentable et que l'on sait polluant.
L'enjeu de suivre les petites variations génétiques chez les populations animales et végétales (qui au premier abord semble ludique) est donc très sérieux. L'étude vise à prendre la mesure d'un indicateur d'alerte pour considérer si oui ou non il faudrait réfléchir à un arrêt de nos activités d'interventions polluantes.

     En réponse aux idées reçues qu'un beau paysage est sans doute : pur, authentique et constitue indubitablement une réserve de la biodiversité pour les espèces animales et végétales (où les populations vivent tranquilles et nombreuses), voici donc un environnement classé site Natura 2000 qui semble pollué...

     Et, effectivement, en poussant plus en avant les recherches, voici la note du service de la DDASS (récupéré en 2004 chez le président du syndic le l'eau) qui atteste que les eaux, contaminées, sont impropres à la consommation humaine.
Les analyses sanitaires de l'eau, en 2006, indiquent également une mauvaise qualité générale de la ressource, (documents à suivre).

     Les mutations génétiques des espèces aquatiques (inféodées aux zones humides) ont peut-être une autre cause que la pollution chimique et/ou bactériologique de l'eau, mais, dans le doute, la corélation est envisagée...


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     A lire : Chromosome Mutations in a Fern Population Growing in a Polluted Environment : A Bioassay for Mutagens in Aquatic Environments.Edward J. Klekowski, Jr., Bernard B. Berger American Journal of Botany, Vol. 63, No. 2 (Feb., 1976), pp. 239-246. (Botanical Society of America).

     Abstract : A population of royal ferns, Osmunda regalis, which is periodically submersed by the waters of the Millers River was found to have a very high frequency of chromosome mutations. The Millers River is located in western Massachusetts and is heavily polluted with industrial wastes. Approximately 43 % of meiotic samples collected in 1973 from the Millers River population were heterozygous for mutations such as paracentric inversions or reciprocal translocations, whereas less than 1% of meiotic samples from nearby non-polluted control populations were such heterozygotes. Cytological analysis within royal fern clones indicate that practically all of the chromosome mutations were post-zygotically induced and that at least 64 % were induced since 1969. In the course of this study over 26.000 spore mother cells were analyzed for chromosome aberrations.



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Autre image surprenante...
 

 
A coté des fougères mutantes, des traces évidentes
d'attaques fongiques sur plusieurs espèces suggèrent
que le biotope local est sans doute dégradé (pollué).
Alors, la souffrance et le stress biologique font-ils
le lit des mutations génétiques des espèces ?

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Les végétaux réactifs aux évènement calamiteux
avec une mémoire des traumatismes.


     Les végétaux comme entités vivantes répondent aux agressions exogènes. Lorsque l'on cogne un arbre on peut enregistrer la naissance d'un médiateur chimique qui prend naissance localement et se déplace dans les vaisseaux ligneux ! L'onde chimique (électrique) se déplace et persiste plusieurs jours dans les tissus et existe sous une forme complexe avec des molécules qui agissent à l'instant et également en prévision du futur. Les phytoalexines sont par exemple des composés antibiotiques synthétisés suite à une infection bactérienne (souvent consécutive au traumatisme physique et mécanique de vaisseaux du bois) et sont alors corrélés au vent ou autres types de stress. La stimulation vibratoire conditionne, entre autre, la croissance des plantes, et, c'est pour le manque de vent (et non pour une plus forte chaleur) que les pousses maintenues en serres sont plus grandes. Un coup de pied au tronc de l'arbre est déjà la chimie verte tourne au rouge… Existe-il un équivalent de la douleur humaine chez la plante?


Les arbres malades plus performants que les animaux.

     Depuis les travaux de J. Duner 1998, on sait que les plantes, tout comme les animaux, utilisent l'oxyde d'azote pour développer les processus de déclenchement et d'activation des défenses immunitaires. L'acide salicylique joue également un rôle prépondérant qui s'accompagne d'une production de substances oxydantes, lesquelles sont responsables du suicide des cellules malades ! L'arbre est capable de tuer la branche malade. La même année, avec les recherches de Agrawal (1998), ont sait qu'un arbre attaqué, agressé est aussi capable de demander des soins. Et, l'hexanal émis par les feuilles endommagées peut être adressé à des espèces animales pour protéger et soigner la plante. (C'est le cas de Cecropia obtusifolia associé par mutalisme avec a fourmi du genre Azteca qui soigne les blessures de la plante)...


Le renforcement vaccinal est une invention végétale.

     L'attaque d'un végétal par un insecte herbivore (type chenille), très tôt dans la saison, permet à la plante d'adapter une réponse qui sera bénéfique pour la santé ultérieure du sujet. A. A. Agrawal, en 1998, a démontré qu'une prédation précoce diminuait de moitié les dégâts causés par des colonisations suivantes. OUI, les végétaux anticipent les attaques d'insectes. Attaqués par les insectes, les arbres créent donc leurs défenses physiologiques et fonctionnent un peu sur le modèle des animaux -avec leurs anticorps-.


Les médicaments verts, à la chlorophylle...

     La réciproque est que des insectes malades savent changer leur alimentation pour utiliser les végétaux comme médicaments. Les chenilles écailles (aux longs poils urticants) infestées par des larves de mouches -qui se nourrissent des graisses de leur hôte- savent modifier leur régime aussi vite qu'il est nécessaire en préférant, par exemple, la ciguë vénéneuse, riche en produits azotés, qui débarrassera les parasites. Les antiviraux, les peptides thérapeutiques sont dans les fluides que l'insecte échange avec les végétaux. L'insecte mélange ses fluides avec ceux du végétal, et, tous les deux communiquent (via les kairomones). Ces composés échangés avec l'insecte amènent les plantes à produire leurs propres insecticides naturels qui savent alors se protéger elles-mêmes. (Ian Baldwin en 2006 dans l'article : Volatile signaling in plant-plant interactions : 'Talking' trees in the genomic era'. Science 311 : 812-815.) ?


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Et la Nature invente ses chimères mutées...
 

 
Exposés au stress, les érables
initialement verts deviennent
bicolores (panachures
génétiques).

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Les couleurs dégradées des végétaux ont plusieurs causes (parfois
associées) et peuvent correspondre à des pathologies (champignons,
oomycètes, bactéries, virus, viroïdes, phytoplasmes, protozoaires,
nématodes, plantes parasites) ou à des attaques entomologiques.
Les couleurs dégradées de la plante peuvent aussi êtres
liées un aspect phénologie saisonnier...










 
Les champignons microscopiques responsables de l'anthracnose sont nombreux; Citons par exemple :
Apiognomonia, Colletotrichum, Discula, Gloeosporium, Glomerella, Gnomonia, Pseudopeziza...

Bon, mais, pourquoi tant de maladies dans ce biotope du Morvan ?







Concernant les végétaux montres, voici un arbre (que nous ne localiserons pas pour éviter la
mauvaise publicité) dont les branches vont dans toutes les directions, elles progressent dans
tous les sens et reviennent vers le tronc créant des ponts, des boucles, et, ... des fusions !
L'arbre lance ses branches folles dans un désordre aléatoire. Cet arbre "devenus fous" a
perdu la photométrie, la direction de croissance par la présence d'un micro champignon
dans les tissus végétaux. Cette maladie infectieuse causée par un micro champignon
pathogène biotrophe, (le champignon exploite la cellule sans la tuer) peut être parfois
à l'origine d'un nouveau taxon. Des hêtres en France sont ainsi devenus tortillards
"spontanément" par "mutation" (adaptation) génétique... Observer l'émergence
possible d'une nouvelle espèce d'arbre est du plus grand intérêt dans l'étude
de multifonctionnalité forestière ! L'étude des pathotypes en pays Morvan
est une phase importante de l'expertise sanitaire d'un paysage...



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      La composition chimique des eaux d'écoulement et de ruissellement conditionne la vitalité des végétaux et, inversement, (et c'est moins connu) le couvert végétal modifie lui aussi, à son tour, la qualité de l'eau...


      La qualité de l'eau dégradée par le changement du couvert végétal.

      L'influence de la substitution de la chênaie - hêtraie native de Morvan par des peuplements allochtones de douglas (originaires des Etats-Unis) est préjudiciable. Préjudiciable d'abord pour la qualité de l'eau des petits bassins versants à végétations contrastées, et, préjudiciable également pour l'exportation des nutriments à l'extérieur du bassin considéré. Aujourd'hui, le Morvan a surtout la couleur verte du douglas, (30 % de la surface boisée) lequel cache la teinte de l'épicéa et des sapins... Sur sol acide, la décomposition des aiguilles est assez lente pour l'épicéa et le pin, moins pour le douglas et le sapin. La qualité de l'eau est directement liée à l'évolution spatiale et temporelle du couvert végétal. Les éléments en provenance de l'altération des minéraux de roches (et qui conduisent essentiellement la composition chimique de l'eau) ne sont pas affectés par le changement de la couverture végétale. Par contre, ce sont surtout les concentrations en nutriments (éléments produits par la dégradation des produits organiques) qui montrent surtout des divergences inquiétantes. Azote, carbone organique dissous, phosphore sont deux fois plus faibles dans les ruisseaux des versants enrésinés ! Le problème est surtout grave pendant les orages où l'eau qui traverse des dépôts acides, entraîne une acidification forte des eaux ruisselantes dont l'effet dégrade durablement les biotopes en aval. Le déplacement spatial des nutriments (exportation du phosphore, l'azote, le nitrate par exemple à hauteur de 50%) par chaque cycle hydrologique, modifie complètement le scénario d'occupation des sols en amont dont on mesure le fragile équilibre surtout en terrain pentu...


      L'eau du Morvan moins acide que celle des Vosges ?

      Contrairement aux mesures (très médiatiques) faites dans les Vosges, sur les bassins versant enrésinés du Morvan la végétation n'acidifie pas vraiment l'eau en provoquant une baisse notable du pH. (C'est une bonne chose)... Les pluies, peut-être devenues moins acides, permettent de relativiser le problème. Cependant l'évolution temporelle (qui montre clairement des dégradations locales heureusement passagère) dévoile distinctement la fragilité d'un équilibre qui risque d'être bouleversé par le réchauffement climatique. Rappelons qu'en 2006, 30% de la surface boisée du Morvan a viré dangereusement de couleur (rougissement inquiétant du douglas vulnérable aux canicules de juillet). Fonction évidemment de l'état phytosanitaire de la couverture végétale, l'eau peut rapidement changer de composition. Quoi qu'il en soit les variations de mesures doivent aussi tenir compte (et c'est très difficile) des évènements hydrologiques tels que les reprises d'écoulement, les périodes d'orages, les épisodes de crue et les activités humaines. Et, notons que les bassins sous feuillus estompent plus facilement un problème exogène calamiteux que ne le peuvent ceux (même jeunes) enrésinés.


      La qualité de l'eau est dégradée par la sylviculture.

      Si le drainage avéré des forêts marécageuses est encore pratiqué, notamment lors d'enrésinements, il y a un problème plus grave... Sur sols argileux et/ou humides, les ornières provoquées par les débardages (engins forestiers lourds) font office de drains surtout en terrains pentus. Et, outre les coupes à blanc (qui aggravent l'écoulement de l'eau), ces ornières modifient durablement les caractéristiques biologiques des unités paysagères. Les ornières obliques à l'axe d'écoulement des eaux, parfois profondes d'un mètre (sur le chemin de Bibracte), assèchent les versants boisés... Le prix du baril de pétrole qui dépasse les 100 dollars aurait-il finalement une incidence sur le déplacement des engins forestiers qui coupent d'avantage les courbes de niveau ?








Les engins de débardages (qui avancent ici désormais au plus court pour diminuer
les coûts) et qui empreintent ci-dessus, le GR, (plus vraiment "touristique")
provoquent des ornières monstres, dommageables, aux biotopes pentus.









Pour guérir le cancer, les biologistes se sont rendu compte qu'un assortiment
de plusieurs médicaments (pris ensembles) jouaient parfois un rôle bien
plus efficace que la somme des bienfaits unitaires (par monothérapie).
L'effet levier ("cocktail") est connu pour lutter contre les cancers...

Imaginez maintenant quel peut être l'effet délétère pour les organismes
lorsque 90 petites molécules nocives sont présentes dans l'eau !



  

      L'isoproturon, mais pas seulement !

      L'isoproturon -IPU, pour les initiés-, (en tête de liste, ci-dessus) n'est surtout pas une molécule neutre. L'herbicide appartenant à la famille des phénylurées est employé en Bourgogne/Morvan pour contrôler le développement de plantes dites "adventices" (autrement dit: les mauvaises herbes qui étouffent les plantations). Les petits sapins de noël, par exemple, dit "écologiques" (comparés a ceux fabriqués en plastiques) ne peuvent pas pousser sans la chimie verte qui pratique : "un coup l'engrais, un coup le désherbant"... L'IPU (mutagène) induit des transformations génétiques microbiennes dans le sol... Et, à vrai dire, les réponses / transformations aux expositions nocives ne sont pas encore parfaitement élucidées, d'autant que les dommages impactent les macros pièces du biotope jusqu'aux parties les plus infimes installées dans les gènes des microbes... L'utilisation de l'IPU dans le paysage a comme conséquence (logique) que l'herbicide est souvent détecté dans les eaux superficielles et souterraines aux concentrations qui dépassent le niveau des seuils "tolérés" d'un eau déclarée potable (ou de bonne qualité), fixé à 0,1 ?g l-1 (Müller et al., 2002). Cet herbicide mutagène n'est qu'un acteur parmi de nombreuses autres molécules nocives transportées par l'eau. Les données écotoxicologiques de l'IPU DEMONTRENT SCIENTIFIQUEMENT que l'herbicide et ses métabolites sont dangereux pour les animaux, les plantes et les micro-organismes (Benoist et Bhunya 1990; Hoshiya et coll. 1993; Mansour et al. 1999; Widenfalk et al. 2008; Vallotton et coll., 2009). DONC, il serait intelligent de rechercher la présence de ces matières dans les analyses annuelles règlementaire des eaux des réseaux de distribution destinées aux populations. Mais, les analyses règlementaires ne recherchent pas ces matières... Du moment que la ressource (ce nouveau nom donné à l'eau) est insipide, claire et translucide on dira qu'elle est "potable"... Le problème des analyses d'eau qui sont conduites ici (puisque l'eau est celle d'un réseau de distribution destinée à la consommation humaine) est que l'on ne trouve réellement que les seules choses que l'on se donne REELLEMENT les moyens d'identifier. Les analyses d'eau qui sont obligatoires (TOUS LES ANS dans le secteur) devrait focaliser sur les polluants (pesticides, désherbants, produits phytosanitaire dérivés de l'urée démontés mutagène, etc.)... Ces dernières années plus de 500 analyses (assez inutiles) ont été conduites pour ne rien trouver puisque le message consensuel est souvent : "Circulez, c'est bon, il n'y a rein à voir".
Les dites substances connues, que l'on sait dangereuses ne sont pas recherchées. Heureusement des donneurs d'alertes existent. Peter Von der Ohe a démontré la présence de 200 substances problématiques dans des eaux déclarées "propres"... Confer : Le Poison invisible."Quand la chimie contamine notre eau." Un film ARTE de Peter Podjavorsek, Réalisateur et coopération Stéphanie Fleischmann.



      Le pesticide tératogène nouvelle génération.

      Les insecticides organophosphorés et carbamates, arrivés sur les marché dans les années quatre-vingt fonctionnent avec des molécules capables de pénétrer les tissus végétaux pour attaquer spécifiquement les phytophages difficiles à atteindre autrement avec d'autres produits de contact. Ces insecticides virulents (persistance modérée, grande polyvalence, toxicité aiguë élevée, toxicité chronique) sont parfois tératogènes, cancérigènes mais sont protégés par des publicités de propagandes. Le pire dans l'histoire c'est que ces produits nouvelle génération (produits néfastes pour tous les maillons de la chaine trophique) induisent une résistance génétique chez les insectes impactés d'autant plus forte que les entomofaunes ont un pouvoir de reproduction élevé...



      Là où les désherbants sont achetés et utilisés, les troubles biotiques semblent jouer en toile de fond...

      En exploitant les données sanitaires disponibles, (en tenant une lecture horizontale et verticale des troubles), il semble que des cancers spécifiques soient plus fréquents chez les agriculteurs (hémopathies, tissu conjonctif, lèvres, estomac, prostate, peau, cerveau, etc.). Il semble aussi qu'une toxicité chronique puisse être corrélée à l'utilisation de certains produits nocifs causant polyneuropathies retardées, troubles neuropsychologiques, maladie de parkinson, sclérose latérale amyotrophique... La carte des pathologies peut-elle se superposer à celle de l'utilisation des désherbants ?





Tient, une petite étiquette sur le site, le "Captan".
Ce fongicide mutagène pourrait-il tuer les grenouilles et
transformer (dans le même temps) les plantes ???

 
Engrais pour booster l'herbe des vaches et derrière la haie (déjà massacrée
par les cantonniers
) désherbants pour nettoyer les sapins de Noël...
Voilà résumé à l'essentiel la "chimie" du Morvan qui contamine
l'eau et propose un paysage où butiner des fleurs sauvages
s'avère difficile pour des abeilles (devenues malades).

 



















Le biotope est pollué, ok, mais pollué par quoi ?
Pollué par des produits radioactifs, un cocktail de pesticides
des épandages, des dépôts polluants, la
mixture obscure d'une décharge...





Pollué par un liquide, par un solide ???


      Pollué par rien à moins que cela ne soit l'inverse....

      Entre défaut de connaissance et déni de propagande, pas facile d'identifier les polluants (corrélés et responsables des anomalies). La molécule la plus fréquente parmi 90 intrants identifiés en 2008-2009 dans les eaux de Côte-d'Or sur un total de 334 prélèvements est une substance MUTAGENE !
Les trois premières substances de l'inventaire -on pourrait commenter toutes les molécules- (l'isoproturon, le chlortoluron, le diuron) sont des VRAIS POISONS ! L'isoproturon
est mutagène, très toxique pour les organismes aquatiques, cancérogène suspecté. Le chlortoluron est mutagène et surtout cancérogène chez la souris par augmentation du nombre de carcinomes hépatocellulaires, = cancer du foie). Le diuron a des inductions cancérogènes suspectées, a des effets graves pour la santé en cas d'exposition ou d'ingestion, est TRES toxique pour les organismes aquatiques... Outre les contaminants de surface, le suivi des pesticides dans les eaux souterraines de Bourgogne (2007-2008) est singulièrement instructif pour lire la localisation et la prédominance des polluants retrouvés qui sont tous sur les listes interdites...


      Peut-on supposer une corrélation avec les cancers de plus en plus nombreux dans la population humaine ? Certains agences de sécurité sanitaire (surtout chargé de communication, comme l'xxx) font valoir HAUT et FORT que l'eau est la ressource la plus contrôlée d'où l'inquiétude assez infondée des consommateurs... Le contrôle, n'est pas la qualite. Et le nombre élévé de contrôle (dosages), suppose qu'il y a matière à contrôler (soupçon, doute)... Le nombre d'analyses faites n'est SURTOUT pas un critère de qualité !!! Monsieur xxx (ce cycliste connu de tous) n'a t-i pas subit 500 contrôles antidopage TOUS négatifs durant sa carrière professionnelle pour avouer (ensuite) ses pratiques ? Analyser l'eau d'une source ou les "fluides" des espèces ne permet rigoureusement d'identifier que les seules substances chimiques que l'on recherche et connaît... Le nombre n'est pas un gage de démonstration d'une quelconque qualité ! Seule la sensibilité réelle de détection des polluants est garante de la qualité. Mieux vaut une analyse fiable que 500 ratées. D'ailleurs, Petit Prince, 8 ans, originaire de Villeneuve-le-Roi, dans le Val-de-Marne est décédé en vacances d'une contamination (foudroyante, inexpliquée, malgré les analyses menées)... Le procureur de la République de Foix, Monsieur xxx, a expliqué que les analyses anatomo-pathologiques du corps étaient nécessaires pour "identifier la cause de cette infection"... Que se passerait-il si par hasard, (ce qui est le cas !!!), on n'arrivait pas à identifier le ou les agents pathogènes ? Irait-on jusqu'à dire qui faut oublier l'affaire et que l'inquiétude est infondée car l'eau est contrôlée ?


Pollué
par des dépôts de lisier,...




      Le lisier est composé d'urines et de fèces (matières organiques et bactéries intestinales) auquel est mélangée la paille souillée des litières. L'urée dégradée par les bactéries produit des odeurs nauséabondes (qui piquent le nez), le dépôt se concentre en sels d'ammonium NH4 (qui produisent l'ammoniac NH3). Déposés en tas dont les surfaces s'encroutent (ce qui réduit encore et au minimum l'arrivée d'oxygène), le lisier profond devient une biomasse putride riche en ammoniac et hydrogène sulfuré. Les additifs alimentaires médicaux (et les antibiotiques nutritionnels), les désinfectants, et tout la pharmacologie moderne donnée aux animaux se retrouve concentrée en quantités importantes et inhibent (aujourd'hui plus qu'avant !!!) les réactions vivantes d'humifications naturelles du lisier qui n'est plus vraiment recyclé, (d'où des volumes importants qu'il faut bien prendre en compte)...

      Formant de véritables murs,
les dépôts annuels de purin/lisier en forêt (voir ci-dessus) constituent alors de réelles sources problématiques pour la santé des espèces. Les larves de batraciens ingèrent dès le début de leur vie les particules fines et absorbent par la peau les contaminants qui finissent par ruissellement dans les plans d'eau (selon un processus d'eutrophisation repérable par l'invasion des algues vertes). Ce processus aux contrastes forts (très localisés), est surtout accéléré lorsque la topographie est celle de terrains vallonnés où la concentration est favorisée par la déclivité des sols. De plus, si les terrains sont humides (ceux évidemment délaissés et utilisés comme décharges en bordure des prairies para tourbeuses), si les terrains sont gelés pendant la saison froide, les conditions particulières initient des problématiques aggravées où la concentration se situe sur des sols qui ne fixent aucun contaminants. La concentration des polluants du lisier est donc réelle, intermittente et problématique. Mais, le langage officiel à une autre vision de l'objet et explique qu'il faut "soutenir" cet usage car selon les "directives", traditionnellement : "ce produit de la ferme est conforme aux principes de développement durable". Durable veut-il dire re-nou-ve-la-ble ? Car oui, la pollution se renouvelle tous les ans... Les épandages excessifs conduisent à une sur-fertilisation des sols (azote, phosphore), et, c'est moins connu, à une sénescence des batraciens, par le stress particulièrement renforcé du contact des pathogènes et des parasites. L'abandon du purin/lisier en amoncellements solides importants (qui chauffent au soleil) conduit à la prolifération de larves parasites qui contaminent les escargots, puis, les grenouilles et les crapauds (selon l'exemple des nématodes commenté dans ce dossier).
Peut-être faudrait-il enterrer les excès de fumier pour empêcher le dérèglement parasitaire des espèces et le ruissellement des polluants. SOYONS CLAIR : le lisier n'est pas en soi un polluant ! C'est la concentration en dépôt aérien qui constitue le problème !!!




Pollué par l'entretient des haies...

      L'entretient des haies, un véritable péplum moderne ! L'entretient des haies dans le Morvan est un problème récurent. Les terrains morcelés sont vallonnés (donc difficiles à nettoyer) et les cantonniers municipaux ne taillent logiquement à la débrousailleuse que les seules routes départementales et communales. Le reste du paysage (donc l'essentiel du maillage des terres) est à la charge des agriculteurs. Soumis à des règlementations difficiles (et des profits à la baisse) les paysans éleveurs (qui pour certains louent les terres) ne voient pas forcément d'un bon œil ce travail difficile (en pente) qui ne rapporte aucun argent. Les engrais déversés pour booster l'herbe profitent aux ronces, lesquelles, sont alors nettoyées aux "Roundup" et autres désherbants tonics. Ce sont les haies principalement le long des fins cours d'eau (soit 2000 km dans le Morvan) qui sont problématiques, car les prairies para tourbeuses (peu rentable, gorgées d'eau) ne supportent pas le passage des tracteurs lourds. D'où un manque d'entretien mécanique et un choix d'avantage chimique. Le parc du Morvan a imaginé des actions (logiques, implacable et intelligentes) pour protéger les cours d'eau. Mais le doigt posé sur le sujet et voilà le saccage en règle de la maison du Parc du Morvan le 18 septembre 2013 à Saint Brisson où quelques 150 agriculteurs venus avec 40 tracteurs font une opération forte de communication pour imposer leurs idées...
L'information est à la une aux actualités... Tout cela pour dire que sous le message de propagande (du "tout va bien") les pratiques dégradent les espèces et le paysage... Les grenouilles et autres espèces n'y résistent pas...








      Loin des théories, ce dossier d'écotoxicologie est le constat de terrain des effets de ceux qui, favorisant la rentabilité de leurs pratiques, expliquent souvent : "C'est pas vrai, c'est pas moi"...

      La pollution n'est pas forcément celle qui existe loin, ailleurs, à la télévision, dans ces pays reculés aux limites des frontières de l'Europe. Non, la pollution peut être ici, et, là, à nos pieds, cachée dans les réserves de biosphères, tout au long du paysage touristique...

      Les pollutions les plus insidieuses, (celles qui imbibent toutes les cellules du vivant) sont celles transportées par l'eau.
Pour éviter que ce dossier ne puisse être un réquisitoire, les polluants (identifiés au moins par les emballages), les lieux et emplacements ne sont pas cités...



L'eau est l'outil transversal idéal pour étudier l'état sanitaire d'un paysage.
L'eau est le point de rencontre de nombreuses recherches multidisciplinaires
très complémentaires. Une évolution de la qualité de l'eau de ruissellement
en terrain pentu dans des versants surtout enrésinés peut dégrader l'état
phytosanitaire du paysage déjà affaibli par les canicules d'été.

Le douglas est un modèle du genre.







Pollué par la culture des sapins de Noël (qui peuvent atteindre 12m de haut!)...


     Le sapin de Noël, l'or vert de Morvan est source de graves pollutions de l'eau...

      Le désherbage rationnel dans le Morvan des sapins de Noël diffuse tous les ans des produits mutagènes (nocifs pour la santé) en empoisonnant le réseau hydrographique. Oui, l'or vert du Morvan (le sapin de Noël dit "écolo") utilise, chaque année en mars / avril, l'anti-germinatif et ses herbicides polluants (qui, outre la contamination de l'eau) accélèrent déjà la résistance par mutation génétique des "mauvaises herbes"...

      Après, la fertilisation azotée qui dénature les chevreuils, après l'emploi des herbicides systémiques, les producteurs de sapins (sans scrupules et assez ignorants de la chimie complexe des sols) mettront des engrais et même quelques verdissants...
Et, sans catrastrophisme aucun, que dire des régulateurs de croissance ? Pour proposer à la vente des sapins aux allures commerciales bien coniques, (des pointes pas trop longues) les producteurs dans le Morvan utilisent des régulateurs de croissance comme le daminozide qui bloque les hormones végétales de croissance (=gibbérellines). Malheureusement, ces produits hydrosolubles suivent d'avantage l'eau qui ruissèle qu'ils ne pénètrent dans la plante. Le résultat est encore une contamination de l'eau par des produits cette fois suspectés cancérogènes...

      L'or vert du Morvan risque bien de devenir la bête noire des naturalistes écologues car l'eau est contaminée...
Au final, si bébé approche du sapin de noël écolo, mettez lui des gants ! Verdissants, engrais, désherbants et régulateur de croissance, le sapin écolo est une affirmation commerciale qui pourrait bien intoxiquer bébé.
Mais, bonne nouvelle, le beau sapin de Noël 2014 de l'Elysée (Nordmann) originaire du Morvan aurait (d'après les journalistes) des mensurations record : 12 mètres de haut pour un sujet âgé de 24 ans !!!! Dans le journal Le-Parisien on insiste sur les mensurations "énormes" du sapin. C'est assez étonnant comme les journalistes ("de ville") perdent la vraie mesure de la réalité des choses. Les beaux et grands sapins Nordmann (lorsqu'ils sont ignorés des hommes et qu'ils peuvent vivre aussi longtemps qu'ils le souhaitent) peuvent dépasser 100 mètres de hauteur en Europe de l'est (constituant alors à la surprise générale des spécialistes le deuxième arbre le plus haut du monde après le séquoia). Un sapin de 12 mètre originaire du Morvan n'est pas un indicateur record. Et, compté cette histoire, je ne suis pas certain que les eco-journalistes rédacteurs qui travaillent dans les bureaux de la capitales puissent appréhender à leur juste mesure les alertes données ici par l'observation des espèces.

     Dans des travaux bien plus confidentiels que ces annonces commerciales qui vantent les propriétés publicitaires des herbicides, monsieur Lebailly a publié en 1998 un rapport démontrant les modifications cytogénétiques des ouvriers agricoles qui étaient exposés aux pesticides - herbicides dans le cadre de leur travail. Si 34% des personnes portaient des gants, 15% portaient des gants et des masques, (modifiant alors le contact aux produits) l'étude a démontré les risques nocifs du désherbage avec ces produits mutagènes dérivés de l'urée. (Chlorothalonil, isoproturon + herbicides, triazoles +herbicides, chlorlthalonil + insecticides). Sans donner ici le détail exhaustif des résultats (qui dépassent le cadre d'un rapport général), les ouvriers avaient une augmentation des dommages de l'ADN.


L'animal sauvage n'est pas vraiment toléré dans les cultures de sapins de noël du Morvan. Pour éradiquer les nuisibles, les
producteurs utilisent (ci-dessous) un poison commercialisé par la SNPE (Société Nationale des Poudres et
Explosifs). Le produit, interdit par arrêté ministériel depuis le 10 mai 1991, disponible sous
certaines conditions, est un toxique qui contamine l'eau...














Les épandages, la sylviculture mono spécifique (équienne) et la coupe à blanc, l'assèchement des prairies humides, les dépôts
sauvages de lisier, la culture du sapin de noël, le traitement chimique des haies, l'élevage dans des zones fragiles...

Telle existe la lecture des unités du paysage... Ces pratiques humaines dégradent chacune la qualité de l'eau...


Désherbage tout azimut au (Roundup - Glyphosate et dérivés) pour les sapins et l'entretien des haies
(désherbage rendu "nécessaire" pour éradiquer les ronces qui autrement "piquent les doigts"),
décharges sauvages. Ici beaucoup d'espèces sont déprimées ou sont tout simplement
monstrueuses... L'eau pourrait-elle véhiculer quelques substances mutagènes ?
Si ce n'est le cas, le stress environnemental du biotope "dégradé" peut-il
causer ce que l'on peut appeler des "dérèglements" biotiques...



La preuve par l'image.

Non la pollution n'existe pas dans le Morvan, la preuve ici par l'image...



Décharge sauvage, à ciel ouvert, (carcasses de voitures, bidons, plastiques,
matelas, branches de sapins, etc.
), déchets recouverts de bouse...
Nous sommes
pourtant sur le périmètre restreint
d'une source réglementée...



 
Pesticides, engrais et verdissants se succèdent tour à tour pour maintenir la belle couleur verte des sapins de noël. Les terres
du Morvan sont pauvres, peu importe, la chimie autorise des merveilles. Ici, cette fois, ce sont quelque 300 kg de
granulés qui sont utilisés pour le sapin normann... Le dopage, interdit dans le sport, est pratiqué dans la culture.






De l'essence et des pneumatiques
pour fabriquer quelques dioxines ?

En annexe des pratiques sauvages polluantes nombreuses,
ici on utilise méthodiquement les pneumatiques de voitures
comme combustible de base pour toute sortes de foyers.




La fin de cycle de la culture du sapin de noël se fait avec les pneus arrosés d'essence...

      Pour nettoyer le terrain, après le dessouchage au bulldozer, pour faire disparaître les souches pleines de terre, rien n'est plus efficace (ici en sylviculture traditionnelle) que d'alimenter un énorme foyer avec des pneumatiques... Si vous pensiez que la culture du sapin de noël est assez respectueuse d'un environnement durable, c'est faux. A cette vitesse, les pneumatiques de voitures et de tracteurs vont devenir, en Bourgogne, des denrées rares ! (=humour).

      Mais, plus sérieusement, posez vous la question de la dissémination parcimonieuse des pneus dans les paysages de la région, toujours riches en sapins...




Une autre observation : l'eau de vaiselle, l'eau des sanitaires....
Bref, Le camping sauvage dans les biotopes humides du
Morvan peut-il être polluant et contaminer l'eau ?




      Quel schéma prendre pour s'imaginer la pollution réelle de l'eau ?

      Etudier la toxicité des polluants de l'eau en laboratoire n'est pas forcément le reflet de la réalité "in natura". En laboratoire des organismes comme des puces d'eau sont exposées deux jours (deux jours seulement !) à une seule molécule. Dans la nature des centaines de molécules circulent, fluctuent selon des évènements occasionnels et s'accumulent aussi par bioaccumulation dans les chaînes trophiques. Et, le vivant est évidemment exposé toute sa vie (à différents stades) sous des contraintes du climat très variables... Donc le protocole de laboratoire n'est pas modèle qui existe dehors. De plus, le technicien a conceptualisé un principe (dogmatique) selon lequel la toxicité du polluant doit (devrait) être proportionnelle à la concentration. Oui, mais la nature fonctionne DANS L'IGNORANCE des dogmes, et, chose problématique (pour inventer une législation du contrôle de la qualité de l'eau) les effets les plus toxiques peuvent parfois êtres causés aux concentrations les plus faibles... De plus, que dire de l'effet cocktail, la synergie que peuvent avoir 50, 90, ou 100 molécules ???
Bref, une eau déclarée "buvable" n'est pas forcément vierge de polluants !!!















Pour sonder la "qualité" de l'eau, on peut regarder la vitalité des organismes.
On peut être le "diagnosticien" du
paysage en regardant les espèces...



     Mutation, maladie, parasitisme, agonie, stress végétal et dégénérescences des comportements, dépigmentations inexpliquées, anomalies physiques, un large panel d'observations peut laisser envisager que les espèces perdent leur "vitalité" générale dans un environnement dégradé où l'eau est potentiellement polluée (ou de mauvaise qualité)...

     Présentons quelques observations, prises au hasard. Donnons des observations in natura (constatations de terrain) qui ne constituent pas une liste exhaustive...





Inventaire bio-dégradé des espèces.
Etude de quelques espèces pollumètres dégradées d'un biotope d'eau.







La première référence vraiment étrange
identifiée sur site pollué aura été ce criquet rose
découvert pendant cet inventaire de biodiversité sur le biotope d'eau... L'insecte (désigné
de canular sans autre expertise par les scientifiques du CNRS de Dijon) a été
publié dans "Précieux insectes, indicateurs de santé des biotopes"
- Nature & Progrès Numéro 57 avril - mai / 2006 / Eric Geirnaert.






Le "monitoring" du paysage par les anomalies...
Le monitoring est l'anglicisme du terme surveillance et définit ici
la mesure d'impact où les activités humaines induisent une
fréquence anormalement élevée de formes déréglées.



Ne pas en croire ses yeux
 
Des criquets devenus si étranges que
certains s'en frottent les yeux...



Etiologie, anomalies et monstres chez les espèces patrimoniales.
Après l'apparition de criquets rouges - violets - roses (désignés SANS
EXPERTISE à tord de canulars par des chercheurs du CNRS
de Dijon) cette fois, les inventaires mutés du Morvan,
proposent des criquets blancs par dizaines...




      Signal d'alerte sanitaire, la couleur entomologique blanche, rarement génétique, est plus souvent pathologique...

      Le mélanisme industriel de la phalène du bouleau est une forme sombre mutée de l'expression sauvage claire du papillon pour devenir mimétique lorsque les insectes se posent sur des supports plus foncé à cause de la pollution industrielle. Si le mélanisme "génétique" est répandu chez les insectes et joue sa partition en toile de fond, l'albinisme "vrai", l'albinisme génétique est exceptionnel. Le plus souvent, le morphe blanc entomologique est partiel et correspond à des attaques pathologiques (décolorations cryptogamiques). A lire R. Sellier, Pathological albinism in Lepidoptera: observations in the scanning electron microscope, 1978. L'albinisme analysé chez les papillons est par exemple dû à un organisme étranger qui vit comme un parasite et masque et/ou détruit la couleur de l'aile (satyridea, Lycaenidae). Les anomalies alors morphologiques, topographiques sont inscrites dans les ultra structures modifiées. Les expressions blanches (localisées aux seules ailes des papillons au cours du développement) sont le résultat d'expressions fongiques. Aucun agent causal spécifique n'a cependant été isolé ou identifié avec certitude pour les papillons. Des criquets COMPLETEMENT blancs, durablement blancs, constituent une observation troublante !

      Présentées une à une (à des spécialistes de chaque groupe), les espèces étranges de cet inventaire déclenche toujours la même réaction. "Oui, je vois, vous savez, ce n'est pas un monstre. C'est seulement une variation normale et acceptable du phénotype sauvage. Vous savez, on trouve de tout dans la Nature". Un expert membre du conseil scientifique des "Rivières Sauvages" expliquait les plécoptères déformés de ce dossier : "Je ne vois rien de si particulier sur la larve en photo. Pour les adultes c'est une allure courante quand l'émergence est un peu ratée et qu'une aile ne sort pas bien. " .../...
Oui, la rhétorique
permet de transformer une anomalie en variation originale "normale".
Mais, ceci-dit, si la nature invente tout et n'importe quoi (en toile de fond dans le paysage) pourquoi concentre-t-elle ses créations artistiques ici dans le morvan, dans un même lieu ? Pour évaluer une référence, (rhétorique mise de côté) ne faut-il pas appréhender l'observation par un échantillonnage le plus large possible ? Y a t-il "monstruosités", anormalités lorsque des espèces synchrones ont toutes (en un même lieu à une même époque) des fréquences élevées d'expressions plus ou moins débridées ? Le nombre de références étranges constitue t-il un début d'inquiétude qui, rhétorique comptée, peut modifier notre façon d'appréhender les observations ? En fait publier des inventaires de biodiversité en purgeant les observations étranges, dérangeantes pour proposer un livre marketing (plus commercial qu'autre chose) n'a pas vraiment d'intérêt.

      L'inventaire de biodiversité devrait exposer la réalité de terrain. Dans le Morvan "pollué" les faits sont là, les criquets blancs et les batraciens blancs (leucistisme récessif qui touche plusieurs groupes) sont fréquents, mais la vérité des monstres dérange.
Le terme "monstre"
, issu du latin monstrum (ou monestrum), lui-même dérivé de moncre, (=avertir) est enraciné dans la fascination collective de l'alerte, (l'avis qui exprime un message). Le monstre, (bien plus qu'une entité biologique) est une alarme, une alerte. Le monstre est étymologiquement un indicateur vivant qui exprime un message.



Quelques criquets patrimoniaux (ci-dessous, dont Chorthippus parallelus) deviendraient-ils blancs dans ce site pollué du
Morvan ? Après le morphe pourpre-violet (à rouge vif) de certains sujets, cette fois, l'originalité de couleur
est une sorte de dépigmentation qui gagne en fréquence pour les observations de l'été 2014...




 
Interprétés le plus souvent comme des spécimens immatures qui viennent de muer, les insectes blancs (réellement blancs par le déficit des
cellules pigmentaires: leucistisme = anomalie génétique récessive) sont fréquemment discrédités (refusés) par les écologues en herbe, là
où les vertébrés sont thésaurisés, recherchés et même commercialisés aux prix très élevés dans les animaleries. Dans le Morvan les
criquets blancs sont datés surtout de 2013 où 10 à 15 spécimens par heure sont observables dans les hautes herbes du site pollué.


      NE PASSONS PAS à côté de l'interprétation des criquets blancs...

      Qu'il s'agisse de Gomphocerippus rufus, ou du petit frère (qui lui aussi porte un nom bien compliqué), les insectes qui muent (ils changent de peau régulièrement) n'ont une teinte définitive qu'après avoir séché. Les nymphes claires d'après mue sont physiologiquement normales !!!! Certains naturalistes -inspirés de Saint Thomas- (qui ne croit que ce qu'il voit) ne veulent pas croire aux criquets blancs. Donc abandonnons les teintes claires et les morphes blancs. Passons aux phénotypes ROUGES, VIOLETS qui ne sont pas l'expression fade d'après mue. Sur le site les phénotypes pigmentaires débridés (érythrochromie) -mais pas seulement- sont fréquents... Les expressions pigmentaires sont dégradées. Certains invoqueront le "mimétisme" des espèces (grenouille, criquets...) pour trouver une voie salutaire aux espèces... Mais, non, la couleur dégradée est bien une alerte.



Dans le Morvan pollué, les criquets blancs dépigmentés ci-dessus, sont (deviennent) fréquents 2013... Pourtant
cette particularité génétique récessive nommée leucisme - leucistisme est plutôt rare dans le monde des insectes...
Lorsque l'anomalie touche un vertébré l'animal conserve la coloration normale de l'iris de l'œil (ce qui constitue
un caractère de différence avec l'albinisme). Pourquoi cette anomalie génétique (le leucisme) progresse
en fréquence dans plusieurs groupes biologiques du Morvan ? La question est posée...


Dans cette section, ci-dessous, passez le curseur de la souris sur les
vignettes pour découvrir les photographies cachées...




Le morphe mutant !     Le morphe mutant !

Une forme monstre
chez une grenouille.
Une aberration chromatique
chez une grenouille.
PHYSIOLOGIE - GENETIQUE : Morphes anormaux chez les batraciens.



Le morphe mutant !     Le morphe mutant !

Une forme monstre
chez une grenouille.
Une aberration chromatique
chez une grenouille.
PHYSIOLOGIE - GENETIQUE : Morphes anormaux chez les batraciens.





ETHOLOGIE : Aberration comportementale 
Une abeille femelle à miel se mord les pattes     ETHOLOGIE : Anomalie comportementale
Une abeille mâle Anthidium florentinum
maintient une position de douleur (agonie)

ETHOLOGIE : Aberration
comportementale. Une abeille femelle
à miel se mord les pattes...
ETHOLOGIE : Anomalie omportementale
Une abeille mâle Anthidium florentinum
maintient une position de douleur (agonie).
ETHOLOGIE : Aberration - Anomalie (Comportements irrationnels chez des abeilles agonisantes).




Parasites     Parasites

Une chrysomèle est parasitée
par des acariens.
Un bourdon est parasité
par des acariens.
PARASITOLOGIE : Stress environnemental (parasitisme par des acariens).




Une araignée est parasitée par
un champignon filamenteux     Une punaise Coreidae est 
parasitée par un champignon

Une araignée est parasitée par
un champignon filamenteux.
Une punaise Coreidae est
parasitée par un champignon.
PARASITOLOGIE : Stress environnemental (parasitisme par les champignons).




Une mouche Conopide Myopa est parasitée
par un champignon     Un coléoptère Curculionide est parasité
par un champignon

Une mouche Conopide Myopa est parasitée par un champignon.
Un coléoptère Curculionide est parasité par un champignon.
PARASITOLOGIE : Stress environnemental (parasitisme par les champignons).




Une aberration morphologique 
(la croix) chez un carabe doré     Une aberration chromatique 
(le morphe rose) chez un criquet

Une aberration morphologique
(la croix) chez un carabe doré.
Une aberration chromatique
(le morphe rose) chez un criquet.
CLIMATOLOGIE, EXTREME DE TEMPERATURE : Morphes anormaux chez les insectes.


Les références originales publiées ici dans ce dossier ne sont pas toutes corrélées aux polluants
(supposées monstrogènes). Des anomalies peuvent survenir SANS polluant. L'anomalie élytrale
(la croix) chez un carabe doré, par exemple, est surtout corrélée aux extrêmes climatiques...
Les températures basses et élevées peuvent ruiner la métamorphose des Holométaboles.


Le carabe doré publié dans la presse.       Le criquet rose publié dans la presse.





Le morphe mutant !     Le morphe mutant !

Une aberration chromatique (le
morphe rouge) chez un criquet.
Une aberration chromatique
(le morphe rose) chez un criquet.
PHYSIOLOGIE - GENETIQUE : Morphes anormaux (mutations chez les insectes).




La sylviculture : le poids des engins
détourne les cours d'eaux     L'agriculture : les poisons phytosanitaires
éradiquent les espèces

La sylviculture : le poids des engins
détourne les cours d'eaux.
L'agriculture : les poisons phytosanitaires éradiquent les espèces.
IMPLICATIONS HUMAINES (dégradation des biotopes humides).




Les sources polluantes     Les espèces envahissantes
qui profitent des pollutions

Les sources polluantes.
Les espèces envahissantes
qui profitent des pollutions.
SYNECOLOGIE - VALENCE ECOLOGIQUE (approche dynamique des équilibres).




Les plantaginacées malades     Les arbres malades

Les plantaginacées sont malades.
Les arbres sont malades.
BOTANIQUE : Pollution (une sénescence inévitable des espèces)




Parmi des fraisiers malades
(attaqués par des champignons)
des trèfles roses...     Les érables toujours malades...

Parmi des fraisiers malades
(attaqués par des champignons)
l'ancolie vire au rose...
Les érables sont toujours malades...
BOTANIQUE : Pollution (une sénescence inévitable des espèces)




Un coucher de soleil sur une pollution huileuse     Une ronce valétudinaire
bénéficiant d'eau huileuse

Un coucher de soleil sur
une pollution huileuse.
Une ronce valétudinaire
bénéficiant d'eau huileuse...
LEGISLATION - REGLEMENTATION : Des polluants persistants ignorés




-=-=-=-=-=-

- Réponse aux lecteurs critiques -


      Plusieurs lecteurs nous interpellent en nous demandant si les espèces entomologiques photographiées (les abeilles, les mouches et les coléoptères) ne sont pas des cadavres, insectes déjà morts. (Auquel cas, effectivement les positions étranges et les "anomalies" fongiques mentionnées correspondraient à un "pourrissement" naturel des corps)...
NON ! Les espèces étudiées sont photographiées vivantes, en situation, et souffrent effectivement... Voici deux preuves, en images, ci dessous.


Les insectes malades ne sont pas des cadavres
 
Les insectes malades (présentés en images) ne sont pas des cadavres.


Passez la souris sur le curculionidae ci-dessus pour constater le mouvement.
Les insectes photographiés sont bien des témoignages avérés d'espèces
vivantes...
L'observation la plus étonnante est celle de cette guêpe "The walking dead" complètement explosée qui vit encore.
Les insectes sont parasités vivants. Les attaques fongiques ne correspondent pas à un pourrissement naturel des cadavres...



Pour celui qui pratique (encore) l'entomologie encyclopédique en consultant
les guides multi-nature, une remarque s'impose : les espèces visibles
au jardin ne sont pas vraiment celles commentées dans les guides
de la bibliothèque. Criquets : "bleus, blancs, rouges", la France
réinvente ses insectes ?! Trêve d'humour, les criquets
ici arborent des morphes plutôt étranges...


Malades, mutants et monstres... Quelques herbicides, ces produits nocifs du
désherbage dérivés de l'urée, seraient-ils mutagènes ou tératogènes ???





Dysplasie, malformations, mutations, teratologie,
aberrations, érythrochromie, Leucisme, leucistisme, albinisme...
Pourquoi tant de monstres dans le biotope ? Le mot "monstre"
vient du latin "monstrum" qui signifie "prodige qui vaut
pour présage". Le présage est-il alors celui
des polluants mutagènes ?



Agénésie: absence de formation d'un organe lors de l'embryogenèse, pouvant être la conséquence d'un défaut ou d'un manque de différenciation ou de prolifération cellulaire. Amélie: absence d'un membre. Hypoplasie: insuffisance du développement d'un organe, souvent secondaire liée à une insuffisance de prolifération cellulaire. Dysplasie: organisation anormale des cellules composant un tissu ou un organe. Atrésie: absence de lumière d'un organe creux. Atrophie: diminution d'une masse cellulaire consécutive à une dégénérescence cellulaire. Déformation: anomalie due à une action mécanique externe. Ectopie: anomalie de la position d'un organe à l'intérieur du corps. Phocomélie: Malformation caractérisée par l'atrophie des membres, qui semblent être attachés directement sur le tronc.






Rappel :

Phénotypes variés = Biodiversité.
Phénotypes dégradés = ALERTE !













Une mouche est nimbée d'une forme étrange de champignon...



      Les polymalformations, les monstruosités physiques sont dues à des anomalies de développement d'origine certes génétique mais aussi infectieuse, toxique, radioactive ou mécaniques (comme des nécroses cellulaires résultat souvent de la destruction d'un tissu vasculaire). Un environnement multi dégradé fait évidemment le lit de ces causes.

      Chez les insectes les malformations aux articulations et celles localisées aux pattes et aux antennes) sont souvent déclarées fréquentes (par des non spécialistes d'ailleurs sans autre argument ni preuve scientifiques) comme le résultat simple de mues où il y aurait des : "métaux lourds et/ou des cristaux dans l'environnement immédiat". Le froid créant des cristaux (sans doute de glace) est invoqué comme source de lésions à l'origine d'anomalies de développements. Mais, toutes les lésions mécaniques (autres que celle du gel), peuvent avoir le même effet !!! Le parasitisme d'un vers qui mange son hôte peut effectivement endommager des tissus embryonnaires qui, dégradés, peuvent générer des polymalformations. Il est risqué de relier des causes à des effets. Des grenouilles aux pattes surnuméraires et déformées peuvent apparaitre monstrueuses par dizaines dans une mare lorsque des vers parasites colonisent le biotope. Les vers attaquent les cellules embryonnaires des batraciens causant des troubles du développement. Et les métaux polluants (ou la chimie des pesticides et désherbants) n'ont rien à voir dans les difformités animales constatées. Les anomalies, références étranges présentées ici sont celles d'un environnement surtout chaud (en 2014) où le gel ne peut pas être invoqué.




 
Ci-dessus, l'agonie d'une abeille (Anthidium florentinum) qui bascule sur une fleur en levant, une, puis les
deux pattes postérieures, avant de se figer dans une position de mort, caractéristique, image de gauche.



Ci dessous, les difformités ne sont pas toutes forcément très visibles. Dans un environnement
transformé (bouleversé), les "mutations" du vivant peuvent passer inaperçues. Il faut avoir une attention
particulière pour distinguer les anomalies des nervures chez cette mouche ou les griffes chez cette abeille...








La sénescence des abeilles jusqu'aux mutations...


      Dans de nombreux domaines agraires, (prenons seulement l'apiculture) il est difficile de démontrer qu'une région est "nauséeuse" et que les espèces valétudinaires perdent localement leur vitalité. Les apiculteurs, le nez sur la ruche peuvent certes constater les baisses de production de miel, voir le génocide des ouvrières par les pesticides... Mais, il est difficile démontrer la sénescence progressive des populations (comportements déréglés, attitudes anormales qui annoncent une mortalité des ouvrières). En dehors de la ruche, dans le paysage en pleine nature, de nombreux faits alarmants restent souvent ignorés (comme celui des mutations)...

      Il est très intéressant de photographier les anomalies morphologiques et comportementales des espèces sauvages, non mellifères... Les abeilles domestiques ne sont pas les seules "victimes". Des abeilles solitaires se mordent les pattes, d'autres se tortillent, perdent leurs orientations, d'autres encore végètent sur les ombellifères sans butiner. Voici l'exemple de l'agonie étrange d'une abeille (Anthidium florentinum) qui bascule sur une fleur en levant une puis les deux pattes postérieures... L'agonie de l'insecte aura duré quinze minutes avant la prostration (position courbée) de mort, image de gauche.

      Il est difficile de tenir une substance chimique pour unique responsable de l'agonie de l'insecte. Cependant la disparition des abeilles (affaiblies déjà par de nombreux maux) semble pouvoir être imputée à l'utilisation de quelques biocides systémiques (ce sont des biocides qui enrobent les plantes cultivées).

      Lorsque l'on remarque que les chaînes trophiques des biotopes fermés (les plus contrôlés que sont les fermes piscicoles, par exemple), sont dégradées par des contaminations PCB, on se pose inévitablement le problème d'apprécier la pérennité d'un système économique ouvert qui lâche dans la nature une multitude de biocides dont les effets conjugués sont ignorés de leurs fabricants...










Le Morvan - Insectes anormaux, malformations des elytres et des ailes, tératologies diverses...


Ce sont évidemment les insectes monstres dégradés aux ailes (les moins véloces,) que
l'on observe le plus facilement dans le paysage. Incapables de voler et réduits à une
marche lente, les insectes aux ailes dégradées s'observent sans difficulté.



Observer des "anomalies" évidemment ne prouve rien !
Les variations et les anomalies de phénotype existent partout, chez
toutes les espèces (causées par un parasitisme, une attaque
fongique, une présence pathogènes, une blessure
mécanique). Ce qui importe ici c'est la fréquence
élevée des références qui dépasse de
BEAUCOUP le bruit de fond
distribué au hasard.



Jusqu'à 45 insectes monstres en une heure d'observation...


Les insectes difformes anormaux sont souvent délaissés par l'entomologiste (et le
marchand) qui préfère réunir dans ses cadres d'exposition des exemplaires parfaits
("éducatifs"). Mais que valent ces présentations de cadavres épinglés dans ces
boîtes "cimetière" ? D'aucun d'affirmer que les malformations occasionnelles
(celles des ailes chez les insectes) peuvent être déterminées par le milieu.
Ainsi, les réductions alaires observées seraient dues à des températures
extrêmement basses qui ont freiné la croissance et entraîné la formation
d'ailes atrophiées (Heinrich 1979). Oui, les observations de terrain dans
le Morvan démontrent RIGOUREUSEMENT le C-O-N-T-R-A-I-R-E !

Les références les plus nombreuses apparaissent
surtout aux chaleurs les plus élevées. Le groupe
des araignées est "épargné" des troubles...


Note : A raison de 3 à 5 insectes anormaux identifiés par jour sur le site, il n'est pas possible de proposer un
inventaire exhaustif des références. Le catalogue donné ici est incomplet. Et la faible fraction rapportée
ne restitue sans doute pas le trouble biologique général sur le site. D'ailleurs quelle est la part des
insectes mourant d'anomalies à l'état larvaire qui restent nichés dans le sol ? Répétons-le,
découvrir une anomalie (isolée) ne constitue pas une alerte. UNE ALERTE est un
ensemble de références synchrones qui dépassent le bruit de fond distribué
uniformément dans le paysage naturel... Repérer 22 mouches atrophiées
sur un même buisson (soit, un mètre carré au sol), est une alerte...









 






































Ci-dessus, voici deux libellules monstres synchrones sur le site au même instant. La libellule rouge est un mâle Pyrrhosoma nymphula, les ailes anormalement dissymétriques restent curieusement ouvertes et sont positionnées de biais sur le thorax selon un axe qui n'est pas celui de l'abdomen. La libellule blanche avec une aile nécrosée est un pennipatte (agrion à larges patte, orangé ou blanchâtre), du genre Platychnemis. Ci-dessous, dix minutes plus tard, une autre observation de monstres ! Voici deux autres mâles Nymphe au corps de feu, Pyrrhosoma nymphula, où, cette fois l'abdomen est également malformé chez les sujets. Chez les libellules, les malformations (surtout des ailes) surviennent lors de l'émergence. La larve aquatique se transforme en insecte ailé. Les anomalies morphologiques surviennent durant cette métamorphose délicate. Ce qui est étrange ici c'est de repérer plusieurs espèces déréglées synchrones et de nombreux individus sur site ce qui laisse à croire qu'il pourrait y avoir une cause "monstrogène" sous jacente... Faut-il chercher du côté des pesticides ou privilégier d'autres polluants (y compris ceux radioactifs) qui existent dans le Morvan ?
















 


L'observation de la naturalité d'un site par la lecture du niveau de santé des espèces passe assurément par le
repérage des nécroses... Les nécroses sont l'expression de la mort de cellules et révèlent l'agent
pathogène souvent incrusté sur et dans la cuticule (souvent noircie) des insectes...



















Ce dossier n'est surtout pas un inventaire des malformations les plus spectaculaires mais plutôt un panel
(non exhaustifs) de quelques transformations physiques qu'ont les espèces en environnement dégradé.





















Calculer la fréquence d'apparition des anomalies chez les coccinelles
(sans aucun piégeage) sur le site est assez simple...








































Ne pas confondre organes simplement abimés et insectes transformés.

Observées en milieu naturel, les ailes raccourcies (endommagées) d'un insecte sont souvent
consécutives à l'usure naturelle du vol et peuvent aussi
être le résultat d'une prédation.
Mais ici les dommages observés sont associés à des traces sombres (= nécroses).
Et les structures fonctionnelles sont évidemment transformées (organes modifiées)...

 











      Il ne faut pas confondre les insectes malformés (= difformités, anomalies monstrueuses) et les insectes accidentés de parcourt. Car, les individus tout à fait normaux peuvent être estropiés lors d'évènements désastreux (orages violents) ou mutilés par la prédation. Les vraies aberrations morphologiques ne sont surtout pas des mutilations, des contusions, des lésions évènementielles. Pour découvrir les "mutants" vrais dans le biotope, l'examen le plus simple consiste à "remuer "les hautes herbes sans ménagement pour faire envoler les espèces. Et ne reste sur place que les spécimens qui marchent au sol, rampent ou font des bonds désordonnés... D'ailleurs la chose est assez manifeste, les espèces aux ailes malformées, atrophiées pratiquent leur vol au petit bonheur la chance en abimant évidemment le reliquat des aires membraneuses. L'image ci-dessous montre deux hyménoptères incapables de voler. L'un (à droite) a des ailes apparemment complètes mais qui restent constamment en rouleaux... L'autre n'a qu'une aile membraneuse et pratique le vol alors en boucles incontrôlées (vol anarchique)...














 



Les comportements "dégradés" !
Le Morvan - Mouroir des espèces patrimoniales "Malades"...

Tremblements et comportements désordonnés...






Outre les malformations physiques (tératologie), de multiples espèces (papillons, mouches, coléoptères, hémiptères, etc.)
sont surtout ruinées dans le Morvan par une épidémie dont les effets les plus visibles sont des tremblements
désordonnés et des toilettes pathologiques continues. Voici l'exemple ci-dessus d'une guêpe en vidéo.
Les vidéos plus longues, hautes définitions, sont disponibles par correspondance e-mail.




 




 
Des infections virales(?) graves en cascades chez les insectes ?


Ces insectes (aux ailes déformées) sont-ils malades d'une infection virale d'un type DWV (pour Deformed Wing Virus)
connu, par exemple, chez les abeilles ? Certains virus entraînent également des paralysies (la paralysie chronique
ou maladie noire connue chez l'abeille). L'environnement contaminé (ici pollué) est-il responsable du
développement de plusieurs infections virales assez alarmantes ? Faut-il penser
aux virus ou faut-il privilégier un "poison" chimique  ?


 

 


      Outre les membres déformés, les élytres enroulés, les ailes membraneuses incomplètes -qui sont d'avantage que le résultat de métamorphoses ratées- (= aberrations, dissymétries, tératologies), les altérations des comportements touchent beaucoup les performances motrices, la coordination des gestes, certaines facultés de perception (la vision et sans doute l'olfaction) de nomreux insectes...

      En faisant ce constat des insectes déprimés et malformés si nombreux sur le site on se demande si la pollution des écosystèmes anthropisés n'est pas le terreau de développement des zoonoses (maladies communes aux animaux et aux hommes) en progression sous les changements environnementaux liés aux contrastes climatiques plus marqués (modifications de la température, des précipitations, de l'humidité qui entraînent des modifications sur le développement de maladies infectieuses).

      Les évaluations
in-natura qui prennent la mesure des indicateurs de pollutions associés à l'examen des pathotypes sont souvent minorées car les arthropodes anormaux et/ou malades (parfois incapables de bouger) disparaissent vite du paysage par le poids de la prédation. De nombreux insectes malades disparaissent ruinés par des troubles du comportement (des tremblements pathologiques)... De plus, les insectes déprimés ne sont pas focément "monstrueux" d'où la difficulté de situer le problème à sa juste mesure... L'essentiel des sujets étiolés n'ont pas forcément de monstruosités appréciables et sont alors difficiles à repérer.

      Ici dans le biotope pollué,
l'essentiel des maux se situe au niveau des comportements dégradés (ignorés des campagnes d'inventaires).

      Devant de si nombreuses espèces entomologiques touchées, l'hypothèse d'un virus pathogène se pose... Tout comme le virus DWV (Deformed Wing Virus) qui s'associe à l'ectoparasite Varroa pour ruiner une colonie d'abeilles, une association comparable peut-elle étioler les entomofaunes d'un biotope ?


 




L'observation des comportements dégradés est ici, dans ce biotope, tout aussi alarmant que l'examen des
morphologies monstrueuses... Les phénotypes anormaux sont accompagnés de dégénérescences
et de troubles graves des comportements. Finalement il faudrait inventer une notion de
"dégradaptabilité"-zombie pour évoquer ces espèces "modifiées" du
Morvan.
L'adaptabilité dans la "dégradation"...


Les insectes (malades) se brisent pendant leurs mouvements ?!





Ceux qui pratiquent l'entomologie de l'épingle (sous le seul angle de la collectionnite cimetière) savent que les insectes
âgés, ceux issus du paysage naturel (les papillons piégés par exemple) ont souvent des traces d'usures et
occasionnellement des déchirures aux ailes. C'est assez fréquent et normal. Ici les dégradations ne sont
pas des "usures" naturelles, mais bien des érosions pathologiques. Les insectes se brisent en
bougeant même lentement... Incroyable mais vrai, c'est une fragilité morbide.  







      Ci-dessus, la empérature la plus fraîche, enregistrée sous abris ce 17/07/2014 est 28°c !!! La température élevée est le moteur d'apparition des malformations. Le principe n'est pas une découverte. Certains collectionneurs d'insectes qui pratiquent encore l'entomologie de l'épingle (en alignant des cadavres secs sans expression dans des cadres cimetières) ont volontairement monté la température des vivariums pour augmenter le pourcentage de monstres utiles aux ventes (échanges). Les températures élevées dégradent essentiellement le développement des élytres (devenus froissés) et transforment les cornes des coléoptères en aberrations prisées des collectionneurs. Les altérations physiques chez les insectes proviennent lors de la nymphose ou de la mue imaginale. Si les papillons malformés sont dénigrés, les coléoptères tératologiques (par température) sont recherchés. Si tous les insectes d'un lot sont normaux à une température de 21°c, les malformations peuvent atteindre 10% des sujets pour des températures maintenues à 30°c. Des collectionneurs (malades) ont poussé l'expérience plus loin en variant tout et n'importe quoi pour voir l'évolution "en marche"... La vitesse de développement (qui n'est pas la taille finale des insectes) est corrélée à la température et s'accompagne de fréquences monstres plus nombreuses aux températures surtout les plus élevées. En pleine nature, l'observation est concordante et montre des pathologies fongiques, et/ou virales, aux fortes chaleurs après des périodes pluvieuses aux contrastes surtout marqués... La taille des animaux monstres n'est pas liée à un paramètre climatique mais correspond à la qualité et la quantité de nourriture saine disponible. La taille des monstres est généralement inférieure aux insectes témoins saints et ce sont évidemment les nécroses (sur les élytres froissés initialement sains) qui réduisent évidemment le développement spatial des structures.


Outre les malformations physiques, les insectes sont ruinés
par un mal repérable aux tremblements désordonnés.

Les références les plus troublantes
sur site concernent l'examen des comportements... Tout droit sortis d'un film
d'horreur, des insectes sont de vrais zombies, des "morts - vivants" ! Ils avancent, en tremblant et se brisent
pendant la marche !
J'ai comme la sensation (peut-être à tort) que ces observations sont des
données importantes mais finalement méconnues (des spécialistes incrédules)...

L'insecte, ci-dessous, est vivant ! (Voir la vidéo ).





Les tremblements, les comportements dégradés et ces
pathologies morbides qui fragilisent tant la cuticule
des insectes qu'elle tombe en morceaux sont
corrélés à la chaleur. Plus il fait chaud, plus
la fréquence in-natura d'observation
des insectes "zombies"
est élevée...





      Cette dégradation étrange de la cuticule (devenue "cassante" aux articulations) apparemment liée à des comportements perturbés, rappelle un peu la nocivité (multi toxicité) par contact de certaines huiles essentielles (phyto protection végétale) qui tuent les arthropodes. (Chiasson 2004; Coats 1991; Isman 1999; Karpouhtsis 1998, Lee 1997). Les effets de ces huiles essentielles sont physiologiques et physiques.
- Certaines (comme l'eugénol par exemple) dégradent l'activité de l'octopamine (un neurotransmetteur des arthropodes) et tuent l'insecte.
- D'autres huiles essentielles ont des effets physiologiques en affectant la croissance, la mue, la fécondité et le développement des insectes, inhibiteur de métamorphoses des adultes. (Linalool, thymol, carvacrol).
- D'autres huiles encore ont des effets cette fois rigoureusement physiques et dégradent la cuticule des insectes et agissent surtout aux parties moles (articulations de l'enveloppe externe). Le pyrèthre (pyréthrine) par exemple, un insecticide végétal neurotoxique de contact, qui est extrait des fleurs séchées de chrysanthème. Les substances "ramollissent" les tissus des insectes. Le rôle physiologique de la cuticule (cet exosquelette qui permet le mouvement) est de prévenir les pertes hydriques. La cuticule est sécrétée par l'épiderme et comporte plusieurs couches dont celle externe qui est composée de cires hydrofuges et imperméables améliorant la mobilité des insectes dans tous les substrats. Le caractère lipophile de certaines huiles essentielles ronge la couche cireuse (causant des pertes en eau) et entraîne aussi une asphyxie lorsque le contact se fait sur les trachées respiratoires des insectes. Maintenant, certaines substances (associées à des agents pathogènes) semblent aussi attaquer la cuticule profonde, rendant les tissus plus fragiles, d'où, les nécroses et la fragilité mécanique... Il serait intéressant de rechercher les causes de ces pathologies étonnantes identifiées sur ce biotope pollué...




Morvan - Mouches aberrantes, comportements dégradés
phénotypes anormaux, disymétries des ailes et agonies...




























Mouches malades et malformées par dizaines...




Comptant avec le hasard, découvrir un insecte anormal dans un
biotope n'a rien d'alarmant. L'alarme est sans doute différente
lorsque les références, ... apparaissent, ... par centaines ! ...






La découverte d'entomofaunes plurielles aux ailes déformées, si elle traduit probablement la présence de pathogènes éventuels est à mettre en relation avec la présence synchrone de plusieurs séries végétales dénaturées génétiquement. (Rappelons que sur le site plusieurs espèces botaniques sont dénaturées sur plusieurs générations)... Un virus du type (DWV, Deformed Wing Virus) qui dégrade les ailes des abeilles peut éventuellement s'exprimer en toile de fond dans ce biotope dégradé, mais il semble improbable qu'un virus unique puisse toucher autant d'espèces différentes (faune et flore) de façon aussi flagrante. Les ailes déformées chez les insectes n'est que l'un des aspects visibles du problème biologique qui s'exprime surtout en comportements anarchiques d'espèces incapables de produire des mouvements contrôlés...






Les troubles du comportement, (très difficiles à repérer puis évaluer, donc, pour ainsi dire
ignorés de l'analyse toxicologique) peuvent-ils être d'avantage corrélés à des
polluants que le sont généralement les monstruosités physiques ?

























Pourquoi, comment une telle profusion d'espèces monstres?



Papillon monstre   Papillon monstre


Ces mouches qui vivent toutes sur des charognes auraient-elles
été contaminées sur une source unique de pollution ???




Papillon monstre   Papillon monstre


Trouver autant de mouches malformées (de plusieurs espèces) regroupées
au même endroit constitue t-il une alerte ? Pourquoi tant
de monstres dans le biotope du Morvan?












Morvan - Les insectes aquatiques indicateurs de pollution.



      Depuis quelques années, la "mode" est aux captures scientifiques des espèces sentinelles pour lire la santé des paysages... Ah, la bonne affaire.... Mais, on peut observer sans tuer ! Le piégeage exhaustif, la capture scientifique où les insectes meurent (méthodiquement via les dispositifs savants assassins) sont-ils la meilleure "solution" pour étudier le vivant ? Compter les trichoptères, les plécoptères, les éphémères et les odonates tombés aux pièges installés occasionnellement dans un plan d'eau ne constitue pas une observation du fonctionnement du milieu aquatique. Choisir le piégeage, c'est opter pour la méthode facile qui consiste à raconter les choses sans regarder !!! Publier l'inventaire linéaire des espèces tombées aux pièges dans le biotope humide n'est pas l'expertise intime du fonctionnement hydraulique, (lequel nécessite d'observer réellement le suivi temporel de la santé des espèces sur le site). Lire la santé réelle des espèces est plus important que de compter les sujets morts tombés aux pièges (méthode qui participe rigoureusement à la réduction des séries patrimoniales). Un exemple : le piège aérien qui capture les entomofaunes au vol ne révèlera rien si d'aventure les insectes sont ruinés au sol sont par une maladie qui déforme les ailes et entrave la mobilité des sujets. Le piège n'attrape que les sujets mobiles. Le piège lumineux ne racontera rien de la situation sanitaire des éphémères qui se joue en observant les insectes immobiles.
REGARDER sans piège constitue une observation plus fiable, plus directe et plus respectueuse du vivant que celle qui consiste à tuer des animaux pour le confort de travail des opérateurs.

      Raconter que des espèces sont menacées sur un site (sur lequel on pratique justement des piégeages) est assez surprenant... Etant donné le statut de protection de certains odonates, (confer les listes rouges en France / OPIE benthos, SFO) où les insectes sont menacés sur l'ensemble du territoire, il faudrait, en théorie, arrêter les piégeages et trouver des méthodes alternatives... Les observations respectueuses présentées dans ce dossier sont TOUTES faites en milieu naturel sans piège, sans artifice pouvant nuire aux espèces. Aucun animal n'a été prélevé, tué, modifié, piégé de quelque manière que ce soit. Les captures au filet (battage/fauchage), les piégeages nocturnes (piège lumineux) tuent et/ou dérangent les espèces... A l'inverse les observations photographiques in-natura permettent de cibler les entomofaunes particulièrement discrètes surtout pendant leurs phases de développement...






Ci dessous, la larve de plécoptère à gauche a une antenne atrophiée et les insectes sont incapables de muer normalement...





Le manque d'eau (théorique) qui devait expliquer les monstruosités chez quelques insectes ne
tient pas ici dans ces observations d'un site du Morvan car les plécoptères (espèces
surtout aquatiques) sont contaminés. Les plécoptères sont parmi les
meilleurs marqueurs de la présence de pollutions dans l'eau.









      Dans la nature, on peut toujours observer le cas isolé d'un insecte mal conduit dans une métamorphose où le phénotype produit est alors raté lorsque les ailes, les pattes restent coincées lors d'évènements hasardeux. Ceci dit, observer des plécoptères adultes, malformés par dizaines (synchrones à d'autres insectes également dégradés) est plus étonnant... Et, l'alerte est encore plus étrange si la situation se renouvelle régulièrement sur le site...

      Pour éviter la théorie de la métamorphose (accidentelle) ratée, mieux vaut étudier les larves et questionner en laboratoire la présence de produits "monstrogènes" qui contaminent les fluides corporels... Malheureusement ces analyses sont coûteuses et lancer quelques vérifications (au hasard) en dehors d'un programme ciblé comme celui de la surveillance des rivières sauvages n'a pas beaucoup d'intérêt... Il est étrange que les insectes déprimés (observé in-natura) n'apparaissent documenté dans aucun travail d'inventaire... Pourtant des équipes performantes proposent leurs services pour tenir ces inventaires (= contacts donnés par email) en calculant l'indice IBGN.









A une certaine époque (1922), les insectes aquatiques anormaux (plécoptères, éphémères, par exemple)
étaient si rares qu'il fallait vraiment signaler les références. Aujourd'hui le dossier des insectes
monstres (tératologie) est accessible à chacun... Les insectes monstres, anormaux
sont devenus si nombreux que l'on peut dorénavant classer les observations
pour construire des dossiers richement illustrés...











Morvan - étude de cas : la disparition des papillons...








      L'observation la plus manifeste des anomalies monstres dans le biotope est sans doute celle des ailes de plusieurs insectes. Et particulièrement celle de quelques papillons. Le sujet des papillons montres nucléaires étudiés par certains est révisé par d'autres (= Anders Pape Moller du laboratoire Ecologie, systématique et évolution, CNRS-Orsay). Le sujet, assez polémique (où l'on peut dire une chose et son contraire par la magie des statistiques et des chiffres), est évidemment dans tous les esprits... Ici, dans le Morvan, les papillons anormaux se comptent par dizaines... Des Nymphalidae et Satyrinae, (papillons en majorité bruns caractérisés par des ocelles développés dans le champ terminal des ailes) ont un vol désorganisé... Dans le biotope pollué plusieurs papillons ont leurs ailes incomplètement développées. Les spécimens monstres (malades) se repèrent assez vite au vol anormal parmi les hautes herbes.
Une petite "bizarrerie" de plus (sans "importance") dans le site, ou une alerte grave ?

      Faut-il être inquiet par tous ces constats de malformations sur les papillons du Morvan ? Ceux qui ponctionnent les espèces dans la nature (pour commercialiser l'insecte mort épinglé) savent toute la difficulté de maintenir l'éclosoir dans des conditions optimales de développement. Et lorsque les chrysalides sont conservées dans une atmosphère trop sèche, le commerce est "ruiné" pas ces adultes qui ont les ailes partiellement développées. L'insuffisance de développement des ailes (en milieu trop sec) est une chose... ICI L'OBSERVATION EST TRES DIFFERENTE, car les papillons (qui ne sont pas seuls affectés) MONTRENT -avec d'autres espèces- SURTOUT DES TROUBLES neurologiques, (=des anomalies de mouvements)... Dans un environnement sec et seulement sec, un papillon aux ailes vestigiales ne développe pas forcément des troubles des mouvements. ICI les malformations sont associées à des tremblements anormaux...
Peut-on alors supposer que les effets soient causés par une "maladie" (virus, bactérie, champignon) ou par une pollution chimique ? La question reste posée. Mais en observant les papillons maflformés posés sur des végétaux monstres (eux aussi !), et la sècheresse n'est pas en cause, peut-on affirmer que ce qui n'est pas démontré n'existe pas ? Interrogés, des spécialistes de plusieurs horizons, avouent ne pas avoir vraiment d'informations ou d'explications pour expliquer ce phénomène, ce qui, précisément, est alors très préoccupant...


Papillon monstre   Papillon monstre


      Le hasard (mais existe t-il ?) peut-il expliquer une telle profusion de papillons malformés surtout concentrés en un même lieu à une époque donnée ? Le premier semestre 2014 constitue la fenêtre d'observation la plus inquiétante depuis 2000 (époque des premiers inventaires de biodiversité conduits sur le Morvan). Les papillons régressent TOUS dans le paysage. Sans être devin, l'une des causes du recul des espèces semble pouvoir être la maladie... Les orientations poétiques des nouvelles lectures des retraités du club du troisième âge de Château-Chinon n'ont pour l'instant pas de corrélation avec les malformations des ailes des papillons. Cette fois, sans humour, arrêtons les théories farfelues : lorsque plusieurs espèces différentes sont atteintes des mêmes maux, l'observation est une alerte. Le Morvan est malade et les papillons ne sont pas les seuls "patients" déprimés.

      Des malformations nombreuses sont visibles sur les ailes de plusieurs papillons Satyres (Nymphalidae et Satyrinae) Ecailles, Zygènes, Pyrales, ... dans le Morvan... Est-ce le signe d'une sénescence des espèces ? Outre les causes alors génétiques (dramatiques car elles indiquent une dégénérescence des taxons) les papillons tératologiques (morphologiquement anormaux) peuvent aussi apparaître dans le paysage lorsque les chenilles sont blessées ou lorsqu'elles n'ont pu s'alimenter normalement... Les blessures et les marques de prédations, les traumatismes éventuellement causés par quelques nématodes parasites (qui peuvent bloquer la circulation de l'hémolymphe) peuvent être envisagés. Mais ici l'extraordinaire fréquence des anomalies semble être le résultat de plusieurs épidémies situées aux sites pollués initiée sous les influences contrastées du climat...










2011, 2014, puis 2015 une épizootie (virale?), une sorte de "vent-nucléaire"
étrange décime plusieurs espèces patrimoniales dans le
Morvan, les papillons ne sont pas les
seuls insectes impactés.



Pour approfondir le dossier des papillons, voici quelques ressources (recherches et publications
personnelles depuis 1998) sur les papillons rares de l'ambre.     Lien-1,     lien-2      lien-3.




      Vite ! Il faut publier une alerte avec les papillons malformés du Morvan...

       Guidée, inspirée par le potentiel plutôt médiatique des Inventaires Mutés du Morvan, l'équipe éditoriale de la revue xxx (qui a questionné le sujet par e-mail) a eu la bonne intelligence de publier (2013) un article sur les papillons monstres observés dans le Morvan. Tient, bizarre comme c'est bizarre ! Tombé du ciel, voici une publication sur les papillons anormaux du Morvan. Sans introduction d'aucune sorte, on se demande bien POURQUOI la revue xxx publie un manifeste sur les anomalies du Morvan ! Outre le manque d'explication ("femelle aberrante atteinte de nigrisme"), on regrettera SURTOUT que les références iconographiques sont celles d'insectes étrangers au Morvan ! Piètres observateurs de terrain, les auteurs sont-ils simplement des aspirateurs du web ? Pour rappel, le Morvan recouvre une partie des départements : Nièvre, Côte-d'Or, Saône-et-Loire, et Yonne. Proposer un papier "papillons monstres du Morvan" avec 10 images (dont 9 -excusez du peu !- sont étrangères au Morvan) démontre le défaut de ressources des équipes éditoriales et confirme la méthode assez originale de travail.
Qui sont les VRAIS donneurs d'alertes qui mènent les enquêtes de terrain ? Parler seulement du papillon monstre dans un article (et surtout de cette façon) n'est pas judicieux. Pour comprendre l'anomalie "monstre papillon" il faut évidemment replacer l'observation dans son ensemble, ce qui est fait ici avec les nombreuses images. Aspirer le web, n'est pas publier. Mais, ici nous somme dans le Morvan. La communication Morvan est comme un fusil chargé, le premier mot est au bout du canon... Pour ceux qui souhaitent approfondir les dossiers, les images des papillons monstres du Morvan sont TOUTES disponibles gratuitement, sur simple demande. Les espèces sont classées par rubrique dans un document PDF (polychromismes, dépigmentations, aberrations somatiques, désorganisations chromatiques pathogènes, dissymétries et confluences des motifs, nanisme, leucistisme génétique, pathologies cryptogamiques, accidents gynandromorphes, tératologies parasitaires, prédations, sècheresses et gels).







Papillon monstre
Papillon monstre
Papillon monstre
Papillon monstre
Papillon monstre
Papillon monstre
Papillon monstre
Papillon monstre
Papillon monstre

Hier on collectionnait les beaux papillons dans des cadres, aujourd'hui on "regarde" les monstres...
Dans la revue Alexanor, Gérard Luquet a publié un article sur des papillons Gazés mal formés
issus d'élevages. L'auteur attribue l'origine des déformations à une maladie virale qui
affecterait des populations à l'immunité affaiblies par les modifications des
conditions optimales de vie (humidité, température...)



 
Pour raconter la disparition des papillons du Morvan, rien ne vaut l'observation (2014)
d'une épizootie qui cette année encore
décime les espèces patrimoniales locales...

 


  Papillon monstre   Papillon monstre

Assez étrange et inquiétant, les papillons n'ont ici que deux ailes... Celles qui manquent ne sont pas
l'effet de quelques prédations. L'observation démontre que les reliquats sont enroulés, nécrosés...
Les papillons présentés ici ont tous des nécroses aux ailes et leur vol (évidemment dégradé)
brise alors les parties saines (et également enroulées) donnant l'illusion (fausse)
que les portions endommagées sont celles de "vieux" insectes...
NON, les insectes présentés ici sont tous malformés...





Outre la parallaxe qui peut tronquer les mesures des appendices, l'antenne gauche du papillon
gazé est ici bien atrophiée. Confer évidemment le dernier article qui est plus "rond".



























 

Dans le Morvan, mais pas seulement, TOUS les papillons régressent... Et, le recul ne concerne pas seulement le nombre
d'individus total et/ou par espèce, il concerne aussi (de façon statistique) le nombre d'insectes sains (=en "bonne santé").
Une observation pluri annuelle sur le même site (au moins pour les années surtout les plus chaudes 2008, 20014)
montre des sujets anormaux à des fréquences vraiment inquiétantes. Avant de disparaître, on peut voir
(si l'on s'en donne la peine) les signes alarmants et tangibles d'une dégradation ubiquiste.














 
La disparition des papillons, ici, dans le Morvan
(visible par des sujets malades et malformés).

 





Faut-il inventer une prophylaxie toute spécifique aux paysages du
Morvan ? L'inventaire "muté" des espèces malades suggère
d'inventer ici (et en urgence) les solutions actives
ou passives de tous les processus ayant pour
but de prévenir l'apparition, la propagation
ou l'aggravation des épizooties...








Dans un environnement sain et naturel les larves d'insectes
sont (normalement) capables de résister aux maladies.
Par contre en environnement dégradé (pollué) les individus
faibles (plus nombreux) constituent rigoureusement le terrain
de développement pathogène d'une épizootie (c'est à dire
une maladie qui frappe simultanément un grand nombre
d'animaux d'espèces différentes). Les chenilles sont un
exemple connu pour développer des maladies
transmissibles à d'autres espèces...





Les chaînes trophiques sont touchées par des "mutations" (morphologiques) visibles.
Les papillons ne sont pas les seuls à montrer des monstruosités. Et,
ci-dessous, l'arbre à papillon présente lui aussi des anomalies.
Certaines fleurs sont doubles ou dépigmentées...



Fleurs monstres sur un Buddleja
 
Originaire de Chine le Buddleja davidii (appelé également Arbre à papillon)
est utilisé couramment pour l'ornement. Résistant, se propageant
facilement, comment se fait-il que certaines fleurs
de l'arbre apparaissent mutantes ?





D'autres anomalies sont en cours d'examen.
La présente liste n'est pas exhaustive.











 
Derniers mouvements fébriles des ailes, la petite mouche Stratiomyiidae (Chloromyia formosa) agonise...
Aucune prédation, aucun parasitisme, l'observation est renouvelée avec plusieurs espèces.
Y aurait-il des intrants toxiques dans le biotope ? Les épandages de
pesticides (hier) ont-ils touché ces mouches ? ...










      La mortalité entomologique écho de la pollution.

      Examiner la mortalité des insectes dans le paysage sans échantillonnage est assez difficile (voir hasardeux et problématique). Cependant une première lecture est loisible. Après un orage violent, on peut discerner des contingents décédés au sol... Par contre lors d'un épisode ensoleillé, (plisieurs jours de beau temps, sans vent), repérer des insectes agonisants sur des feuilles ou morts, accrochés aux brindilles constitue une première observation TRES différente de l'évènement occasionnel d'une mortalité accidentelle type orage. De plus, les dépouilles d'insectes sont toujours rapidement inspectées (puis transportés) par les fourmis... Aussi repérer les effectifs morts in situ dans le micro paysage donne une indication temporelle fiable et importante.
Dans le Morvan, les fortes chaleurs associées aux périodes de contrastes climatiques de plus en plus marquées développent (surtout en environnement dégradé) des maladies qui déciment les entomofaunes. On sait que les produits phytosanitaires peuvent affaiblir et même désorienter certains groupes comme les abeilles mellifères lesquelles, rendues plus sensibles aux diverses maladies meurent parfois d'épidémies. Les observations des contingents décimés au pied des ruches sont indéniables. Par contre il est plus difficile de transposer cette observation aux autres insectes qui vivent en toile de fond dans le paysage. Là ou certains utilisent la théorie des hypothèses pour imaginer des faits, l'observation attentive (in natura) démontre que de plusieurs hyménoptères sont décimés (on s'en doutait, voir ci-dessus) mais également des mouches. Les insectes patrimoniaux du Morvan tombent comme des mouches !!! L'expression n'a jamais été aussi juste ! Premier semestre 2014 des contingents multi horizons tombent, succombent à des maladies (contaminations virales, bactériennes et fongiques). Les images présentées dans ce document ne retranscrivent pas l'effet ressenti lorsque l'on est sur le terrain...

 

Qui suis-je ?
Je suis présent dans toutes les eaux du monde...Qui suis-je ?
Je suis présent dans toutes les eaux du monde...Qui suis-je ?
Je suis présent dans toutes les eaux du monde...Qui suis-je ?
Je suis présent dans toutes les eaux du monde...Qui suis-je ?
Je suis présent dans toutes les eaux du monde...

Qui suis-je ? Je suis présent dans toutes les eaux du monde...
Réponse : le DDT.






Attaques fongiques et nématodes ...

Dans le biotope humide examiné on découvre également des attaques
fongiques (sur le coléoptère) et le développement d'espèces
parasites opportunistes (le nématode).









Parasitismes, malformations, trans-"mutations", monstruosités étranges chez les
batraciens et les gastéropodes sans coquille externe..

Les monstruosités morphologiques ne sont pas toutes génétiques. Des vers parasites comme Ribeiroia ondatrae
peuvent infecter les grenouilles à tel point qu'elles deviennent monstres à tous les niveaux.
D'où l'importance de décoder le parasitisme de fond pour lire la "naturalité" du paysage.






L'hypothèse d'un parasitisme par des vers nématodes (qui peut déformer le physique)
non identifiés sur les espèces ci-dessus, est invalidée par les vraies mutations
génétiques des végétaux sur le site... Une substance dite "tératogène"
présente dans l'eau serait-elle susceptible de provoquer
ces "trans"-malformations si nombreuses ???




     Dans le biotope humide examiné on découvre de nombreuses anomalies morphologiques, de vraies mutations génétiques, et, également des attaques (surtout fongiques). Les espèces (animales et végétales) seraient elles souffrantes (phénomène local de sénescence) ? D'ailleurs, le "parasitisme" au sens large est-il favorisé dans un environnement dégradé (pollué) ? Les espèces valétudinaires sont elles plus sensibles au parasitisme (fongique) ?

     Voici le commentaire éclairé de Monsieur Gérard Duvallet (
Président de la Société Française de Parasitologie) :
"Ces observations en biotope humide me font penser à celles de Jean Rostand, qui observait, à l'époque déjà, des anomalies morphologiques sur les batraciens dans les étangs de la zone de Saclay."


     Et, voici les propos identiques de Monsieur Jacques Castanet, (Président de la Société Herpétologique de France) : "Vos observations font un peu penser aux "étangs à monstres" dont parlait Jean Rostand avec de nombreuses malformations pour les grenouilles. La première des choses, me semble-t-il serait d'avoir une analyse un peu poussée de l'eau de l'étang. Bien cordialement, J. Castanet."



Monsieur Jean Rostand

Monsieur Jean Rostand (de l'académie française)
réalise une manipulation sur un crapaud...
Photo Papillon.



Monsieur Jean Rostand pique un crapaud -certainement pas pour le "soigner" !- mais pour déclencher
des réponses monstrueuses. On appelle cela la science. Aujourd'hui, sans injecter aucun toxique
on peut étudier les monstres in natura. L'eau véhicule tant de poisons que le paysage est
devenu un laboratoire à ciel ouvert. On appelle cela la fatalité.





 

Dans un document de l'INA, Monsieur Pierre DESGRAUPES rencontre Jean ROSTAND dans sa
maison de Ville-d'Avray devant ses aquariums contenant des grenouilles et des crapauds
monstres... Monsieur ROSTAND explique que les anomalies qu'il observe (in-natura)
sont héréditaires chez les crapauds et que le sujet de science
de la "construction" des anormaux est à l'étude...

1968 : Les anomalies des grenouilles.



DE NOS JOURS IL EST LOISIBLE DE TROUVER DES GRENOUILLES
MONSTRES SANS EFFORT DANS LES MARES DU MORVAN ET LA
SCIENCE "PURE" N'A PAS REELLEMENT PROFITE
A L'ANIMAL CAR LA POLLUTION EST
DESORMAIS PARTOUT...






     Monsieur Gérard Duvallet (Président de la Société Française de Parasitologie) :
     Oui, des projets de recherche devraient permettre de mettre en évidence par quels processus des espèces sont amenées à disparaître de certaines zones (évolution des distributions) suite aux changements climatiques ou de pratiques (pollution, urbanisation, etc...).

      Clairement la souffrance ou le stress font le lit du parasitisme. C'est bien démontré chez les vertébrés, et il doit y avoir des publications pour les invertébrés. Il faudrait aussi pouvoir poursuivre sur la durée de telles observations, d'où l'intérêt d'observatoires permanents de la biodiversité dont on parle depuis longtemps mais que l'on ne voit pas.
Gérard Duvallet.

      Pro
fesseur Gérard Duvallet Président de la Société Française de Parasitologie
      Université Paul Valéry-Montpellier 3
      Département Biologie-Ecologie-Environnement UMR 5175 CEFE
      (Centre d'Ecologie fonctionnelle et évolutive)
















Les espèces végétales de la zone
humide sont toutes parasitées...




Dans un paysage dégradé, (dans un environnement stressé et concurrentiel) le
parasitisme (qui peut d'ailleurs être source de malformations chez
l'embryon -tératologie) se développe partout.




Parasitisme entomologique, parasitisme fongique...
Clairement la souffrance ou le stress
font le lit du parasitisme...






Cet orme, Ulmus laevis, aime les futaies riveraines des zones inondables...
On remarquera alors que les feuilles sont parasitées... Le milieu humide
est corrélé au stress lequel ferait le lit du parasitisme ?







Arbre fréquent le long des cours d'eau et dans les lieux marécageux, l'aulne, (appelé également Verne)
montre des attaques d'insectes galligènes. On remarquera que les feuilles sont ici également
parasitées, galles à une chambre (uniloculaire) contenant un seule larve d'insecte...







Autre arbre. Grosses galles rondes uniloculaires sous les feuilles des chênes...









Le parasitisme en soit n'est pas une "anomalie".
L'anomalie est ici la fréquence importante des références.






Un végétal robuste : Rubus fruticosus, ou ronce. La ronce sauvage, pourtant résistante, est elle aussi parasitée...
(Détail de l'attaque pathogène sur la face supérieure et inférieure des limbes).





Autres taches noires étranges,... "projections" blanches nombreuses sur les feuilles ?

Taches noires de "pétrole" , nécroses, "projections" blanches nombreuses de "peintures" ?

Non, c'est juste ici le détail du limbe des érables parasités par des champignons...











Les zones sombres, nombreuses, sont cette fois, dans l'épaisseur des feuilles...
L'examen végétal se porte maintenant sur l'observation
d'Aesculus hippocastanum parasité par
des chenilles très nombreuses...



Les feuilles sont toutes parasitées !

Les feuilles sont toutes parasitées par de minuscules chenilles translucides, qui laissent voir, par
transparence, les végétaux ingurgités (= zone sombre centrale dans le corps de la chenille).


      L'arbre est malade, (tronc cassé), et, les feuilles sont parasitées par des chenilles... Ce parasitisme végétal est présenté dans le journal télévisé de France 3 Bourgogne (13 octobre 2008). Originaire des Balkans, des petites chenilles mineuses de feuilles, repérées dès 2000 en Cote d'Or, progressent inexorablement par l'envol des papillons adultes, très heureux de profiter du réchauffement climatique et des hivers de plus en plus doux...

      Arbres malades dans un biotope pollué, une bactérie opportuniste pourrait préparer le terrain aux chenilles. Notons que les Aesculus hippocastanum sont également victimes de l'attaque ubiquiste d'une bactérie pathogène originaire de Grèce. (Problème encore évoqué à France 2 télévision, Télé-matin lu 18 octobre 2008).
Qui est responsable du dépérissement des arbres, le microbe, les chenilles ? Il faut savoir que des arbres déprimés par des agents microbiens pathogènes, (et, initialement exempts de tout parasite) peuvent "appâter" les insectes ! Des résineux peuvent, par exemple, après une sècheresse, émettre des odeurs attractives en direction de certains coléoptères, lesquels, guidés dans le choix de la plante hôte, épargnerons une partie du peuplement alentour. Les arbres pratiquent ainsi une sorte de "sacrifie" individuel au bénéfice de l'espèce. La découverte du mécanisme chimique individuel par lequel les végétaux peuvent attirer les "nuisibles" rend bien inutile le traitement préventif de l'arbre (déprimé) qui programme sa mort. L'emploi du produit phytosanitaire est alors vain devant la puissance du langage spécifique que l'arbre destine à l'insecte. Le x-pinène, le philandrène, le 3-carène, le limonène, élaborés par le végétal, agissent comme le font des kairomones, substances à l'action attractive ! C'est l'action des kairomones qui est alors responsable des concentrations énormes d'insectes parasites sur un arbre. Et, l'attaque entomologique (chenilles, coléoptères, larves, ...) n'est alors pas l'épreuve primordiale mais une conséquence d'un mal déjà antérieur à l'arrivée des insectes.

      Le biotope pollué favorise le développement des troubles pathogènes, lesquels, affaiblissent les végétaux qui attirent les "nuisibles". Déclarer que la chenille (seule) est finalement responsable de la dégénérescence du peuplement sylvicole est un raccourci stupide. La méconnaissance des mécanismes parasitaires chez les végétaux (insectes, champignons) fait croire à certaines personnes que l'on ne peut se débarrasser des nuisibles que par des fumigations saisonnières de biocides et d'antifongiques derniers cris. Le bon sens et l'observation permettent souvent de faire l'économie d'achat de produits dangereux et inutiles qui polluent surtout l'eau (et sont à l'origine du cycle de corrompu des unités paysagères).

      Revenons à Aesculus hippocastanum. Dans notre biotope examiné à la loupe, la petite chenille mineuse se développe effectivement de façon assez incroyable et expose ses ravages... Plus de 50 chenilles sont dénombrées par foliole, ce qui correspond à 200 chenilles environ sur chaque feuille d'arbre !

      Sur l'image présentée, 50 chenilles dans la foliole (chenilles minuscules visibles au niveau des flèches) progressent dans l'épaisseur du limbe en dévorant les tissus végétaux. (voir ci-dessous le mouvement). Les agrégats sombres (taches noires circulaires) dans l'épaisseur du limbe correspondent aux excréments des chenilles... Une feuille digitée adulte (avec des limbes rayonnants comme les doigts d'une main) comprenant 7 folioles peut héberger jusqu'à 300 chenilles... Ce parasitisme sévère (300 insectes par feuille !) est probablement favorisé par la sénescence sylvicole des espèces.

      A végétal "faible", attaque entomologique "facile". Ce constat est vérifiable sur le terrain. En effet, la santé d'un biotope et même d'un végétal peut être évaluée qualitativement sur les indices biotiques, c'est-à-dire sur la composition des peuplements en invertébrés (normes IBGN = Indice Biologique Global Normalisé) dont l'abondance et le nombre d'espèces différentes sont fonction de la santé du sujet examiné. Quelques insectes, des coléoptères, par exemple, sont recherchés pour suivre la santé des arbres (Bigot L., Kabakibi M. 1987 ; Evolution spatio-temporelle de la composition de la structure du peuplement frondicole sur Chêne-liège. Bull Ecol. 18-3).

 
Originaire du nord de la Grèce, l'Aesculus hippocastanum supporte assez mal le parasitisme récent (2000) des chenilles mineuses de feuilles...

Alors, le réchauffement climatique se combinerait t-il aux exégèses polluantes locales pour développer le parasitisme ?
Les chenilles parasites mangent la feuille
Les chenilles parasites, en mouvements, mangent la feuille...









Boire l'eau du Morvan, quel risque pour la santé ?

Le coléoptère Ruptela maculata
absorbe une eau contenant 
des pesticides !

La norme de qualité des eaux destinées à la consommation humaine (l'eau potable) est fixée à 0,1 µg de
pesticides par litre. Certes, mais : 0,1 micro gramme de pesticides par litre ??? Pour fixer les idées donnons
un référentiel à cette norme. Un gramme de pesticide rend impropre à la consommation un volume
d'un mètre de large sur un mètre de fond d'une colonne d'eau longue de 10 km !

Mais, on le sait, le pesticide ne tue (en théorie) que les insectes !






La goutte de nectar est "régurgitée" par une abeille (Apoidea) ?! Que fait l'insecte les mandibules ouvertes ?
Ce signe pourrait-il être le signal d'alerte révélant une pollution dans le nectar des fleurs ?
Pendant ce temps les abeilles et les bourdons disparaissent des paysages du Morvan...




Des canalisations laissées à l'abandon...

Les espèces seraient-elles polluées par des eaux ruisselantes dégradées ? Observons le terrain... Tient, voilà
des "petites" canalisations laissées à l'abandon... Et, sans doute, des accumulations
polluantes ignorées de tous... En définitive, seule la pollution vraiment
visible dérange. Nous sommes ici en pleine forêt assez "loin" du
GR touristique... Tout va alors très bien dans
le meilleur des mondes...


En fait, le GR passe juste sur la ligne d'horizon, en haut de l'image...




Boire une eau, chargée de polluants, (
polluants organiques et / ou chimiques)
polluants persistants, produit mutagène, n'est sans doute pas sans risque...

Le fluor est un oligoélément présent naturellement dans l'eau. La prévention optimale de
la carie dentaire est assurée par une teneur comprise entre 0,50 et 1,50 mg/l.
D'après vous, à vue de nez, quelle est la concentration en fluor ?


La présence du fluor dans l'eau ...

Un simple coup d'œil dans l'évier montre que le joint de silicone (à l'origine blanc) est joliment teinté
par le fluor très présent dans l'eau du réseau destinée à la consommation humaine...
L'eau de source (distribuée ici SANS traitement) est elle bonne ? Cette eau très
chargée en fluor est-elle bonne pour la santé des jeunes enfants ?
(Surtout les jeunes enfants ?)

L'eau fluorée mise en évidence ci-dessus n'est surtout pas une fluoration décidée par les
autorités pour "prévenir" les caries mais correspond rigoureusement à la pollution
de fond (surtout) intermittente des eaux de sources distribuées sans traitement
dans le Morvan en raison des failles.







 

 Le débat de l'eau dans le Morvan


     
L'impact des sites miniers (abandonnés) dans le Morvan (sites parfois comblés par les souches des coupes à blanc des douglas amenés par camions à St prix par exemple) sur les écosystèmes aquatiques locaux est désastreux pour la qualité de l'eau... Pour ne donner qu'un exemple (étudié scientifiquement au Parc National des Cévennes), les truites sont contaminées au plomb !!!! Ici, sur le Morvan, ce sont les insectes qui apparemment montrent des affections étranges... La pollution minière est "biodisponible" et entretient un stress de fond profitable à quelques maladies pathogènes qui se transforment déjà en épidémies ! Examiner les insectes monstres constitue une alerte importante -mais ignorée des acteurs locaux !- Les études épidémiologiques sur l'homme confirmeront-elles une corrélation à la santé publique ? Ici un nouvel hôpital s'ouvre pour traiter une maladie humaine qui modifie le fonctionnement des neurones, avec la formation de dégénérescences et la mort de certains neurones... Bref.
On peut estimer que 2.000 sites miniers (anciens et archéologiques) existent sur le Morvan où chacun a prospecté à son époque selon ses besoins très particuliers. Le paysage est jonché de trous (parfois comblés) où l'on prospectait les métaux, le fer souvent (et même l'Or à Arleuf, par exemple). Les trous en forêt ne sont pas des traces de bombardements ou les niches de quelques animaux fabuleux qui transportaient le bois dans les eaux vives. Non, les trous sont bien la marque des activités de prospections humaines qui, aujourd'hui, participent à donner une eau assez hétéroclite selon les conditions très locales.
Il serait intéressant que chacun puisse croiser ses connaissances, ses observations (ses images) dans ce travail d'investigations pluridisciplinaire où l'entomologie peut être associée à l'archéologie. Mais, ici, (à l'exemple de la revue au papier glacé qui fait autorité) plusieurs antennes sont tenues par des personnes qui n'ont qu'un langage de propagande. Certains affirmaient qu'ils offraient des subventions pour replanter des arbres précieux dans le Morvan, mais, vérifications faites, les objectifs n'étaient que verbaux...

     Même l'eau de la rosée, l'eau de pluie, l'eau des rivières, celle des nappes souterraines et celle des lacs les plus sains n'est pas complètement pure. N'importe quelle eau (même l'eau distillée que boirait un insecte) contient de nombreuses substances que l'on retrouve partout dans la nature.

     Pour identifier les substances présentes dans un biotope humide ou dans un lac, les scientifiques prélèvent des échantillons d'eau. Les agents de la sécurité sanitaire analysent ensuite ces échantillons en laboratoire à l'aide de méthodes et d'instruments spécialisés. Comment mesure-t-on la qualité de l'eau ? Qu'est-ce qui détermine la qualité de l'eau ? Quelles sont les limites de qualité des eaux destinées à la consommation humaine ? Que sont les concepts de toxicité et ces notions de substances mutagènes que l'on évoque parfois en faisant référence aux autres qualités des "eaux" qui ne sont pas destinées à la consommation humaine ? Qui organise la gestion globale de l'eau dans la région ? Où en est le débat gouvernemental sur la politique de l'eau ? Pourquoi en 2006 réalise t-on des analyses de la radioactivité possible des sources dans la région ?

     En compulsant quelques notes techniques et éventuellement en répondant à vos interrogations, nous allons poursuivre notre étude de l'eau dans le paysage régional. Puis, nous proposerons ici nos comptes rendus, sur cette page, bien évidemment si vous le souhaitez.




Les eaux de source captées
en pleine forêt sont ici polluées

Les eaux "polluées" que nous étudions dans ce dossier sont principalement celles originaires de ce captage. Lequel est réalisé dans un biotope forestier pourtant idéal à la protection optimale de la ressource ! Un captage, réalisé en pleine forêt, (la source est protégée : le périmètre restreint est grillagé, le périmètre étendu est vierge de toute activité humaine) peut éventuellement donner une ressource contaminée. Les contaminations sont insidieuses, les pollutions sont infiltrées ou déjà présentes dans les roches (cas des régions minières).

 




Pour certains (selon les propos repris d'un géologue un peu "dérangé") : "TOUTES les eaux
VIVES du Morvan proviennent TOUTES du Mont blanc... A cette altitude
la pollution n'existe pas, DONC, l'eau du Morvan est pure..."

En reprenant un article assez farfelus d'un géologue ici qui affirmait que :"TOUTES les eaux Vives du Morvan sont originaires du
Mont-blanc et qu'a cette hauteur la pollution n'existe pas
", certains dans la région affirment (et écrivent dans d'autres articles !)
que la pollution de l'eau du Morvan est impossible. Et, d'ajouter (en réunion communale du xxx à xxx, en présence de xxx et
xxx) que : "Oui ! Comprenez bien que je pisse pareil que mon père, qui lui, pissait comme son père et son grand père !!!
Alors, votre pollution, c'est juste votre parole pour nous obliger avec vos machins d'argent. Faudrait payer l'eau et
bientôt l'air ?" L'eau ici elle est bonne. On n'a pas besoin de vous !
" A ces propos, on comprend assez bien que
l'eau est un sujet vite polémique surtout lorsqu'il faut impliquer TOUS les partenaires....




L'eau si-"pure" en Morvan
serait originaire du
Mont Blanc !




Le constat et le langage officiel.



     La mauvaise qualité des eaux de l'unité paysagère (dont on propose ici une possible liaison avec les anomalies biotiques des espèces références) n'est pas celle connue et constatée régulièrement à l'aval des barrages réservoirs durant les mois d'été.

     Rappelons la pollution des barrages : les eaux lâchées des grands barrages régionaux sont peu oxygénées et fortement chargées en ammonium, fer et sulfures; ces barrages constituent de véritables pièges à matières en suspension et à nutriment. Les biotopes des barrages réservoirs constituent des mouroirs biologiques.
La mauvaise qualité des eaux ruisselantes est ici différente : la dégradation de la qualité de la ressource est une pollution diffuse agricole et, également, une contamination domestique insidieuse (les causes sont nombreuses).
En annexe du dossier des barrages, si l'on examine les petits indicateurs "affolés", la pollution des eaux ruisselantes est donc alarmante.

     Selon l'acception commune : "en provenance directe du Mont-Blanc, les eaux du paysage seraient de bonne qualité !" peut-on penser que l'eau est saine ? Bon, très bien, c'est entendu, ... et, dans ce contexte, quel est le langage officiel ?
Réponse : "Un réseau hydrographique dense et de qualité."
"Le relief, la pluviosité, l'absence d'infiltration des eaux en profondeur, déterminent un réseau hydrographique dense et complexe ; les quelques vallées principales sont alimentées par une multitude de petits cours d'eau. La couverture d'altération des roches cristallines du Morvan est formée de sables quartzeux à matrice plus ou moins argileuses (arène). Elle renferme des nappes de faibles puissances (quelques mètres), donnant naissance à des sources nombreuses, les " mouillères " ou à des suintements diffus, favorisant ainsi l'existence d'importantes zones humides (tourbières, prairies humides...). L'eau est partout, mais en petite quantité, ce qui a favorisé un habitat dispersé. Elle est acide, peu chargée en sels (eau douce) et de bonne qualité bactériologiques. Les pollutions chimiques sont peu importantes, compte tenu de la faible densité de population et de la prédominance de l'élevage."

     Le discours officiel affirme que les pollutions locales seraient peu importantes ? Les analyses
qui affirment le contraire permettent de subodorer un "petit" mensonge... Le constat de terrain est alarmants.






      Du PCB à l'arsenic.

      Si, dans les départements voisins, ce sont les PCB qui contaminent l'eau des fleuves (poissons devenus toxiques, interdiction stricte d'utiliser l'eau pour l'élevage et l'agriculture), ici, la dernière préoccupation concerne l'arsenic. Les eaux de ruissellement, en pays minier, concentrent l'arsenic... L'eau des sources, destinée à la consommation humaine, est impropre. Nous sommes en pays minier, nous ne dévoilerons ni le lieu, ni les personnes, mais, le risque de développer des troubles gastro-intestinaux, des cancers de la peau, du foie et des reins est fort sérieux. L'arrêté est d'ailleurs tombé : Interdiction d'utiliser l'eau à destination de la consommation humaine pour cause d'arsenic...




Une source souterraine sur le site...
L'eau est blanchâtre...



      L'arsenic dans l'eau souterraine de la mine xxx se présente surtout sous sa forme inorganique toxique (AsIII = arsénite), lequel, s'oxyde au contact de l'air, dans les eaux de surface, pour donner l'arséniate (AsV). L'une des pistes intéressantes pourrait être de suivre les travaux de ces chercheurs australiens qui envisagent d'utiliser des bactéries "mangeuses" d'arsenic qui purifient les eaux usées et les nappes phréatiques. L'épuration des eaux polluées par l'arsenic est envisageable par les techniques de précipitations (coagulations, filtrations, oxydations) ou adsorptions activées par l'aluminium, le fer ou le charbon actif... Mais, soyons réalistes, ici où l'eau est gratuite depuis toujours, personne n'envisage vraiment de telles techniques pour une population rurale si dispersée...




En pays minier, (confer l'horizon sur la gauche de l'image) l'arsenic peut contaminer les eaux "pures"...
... originaires éventuellement du Mont Blanc. Les petites grenouilles seront-elles malades et
dépigmentées dans la mare polluée ??? Allons voir, c'est pour la science...




L'eau "mutée" en Bourgogne-Morvan

Polluée par toutes sortes de pratiques, (récentes ou
anciennes), il faut bien constater que l'eau est
devenue contaminée...




     L'eau "mutagène" existe... De nombreuses substances aux noms barbares sont vendues comme pesticides et s'avèrent être mutagènes. Ce sont des molécules en mélanges qui, par inhalation, ingestion ou pénétration par contact, tuent effectivement les insectes mais induisent également des détériorations génétiques héréditaires et/ou en augmentent la fréquence. Autres molécules, autres poisons : sans entrer dans le détail, les herbicides (très préoccupants pour la santé humaine), sont représentés par plusieurs familles. Celle des dérivés des acides phénoxyalcanoïques, celle des dérivés de l'urée (famille mutagène), celle des triazines et celle des phosphonates. Il faudrait orienter les analyses de l'eau pour rechercher précisément ces substances en améliorant aussi et en même temps nos connaissances sur la toxicité et le risque cancérogène ubiquiste (pour toutes les espèces) dès lors que des éléments traces sont identifiés dans les eaux de ruissellement et celles destinées à la consommation.

     Les produits phytosanitaires mutagènes existent dans l'eau du Morvan. La contamination est réelle et se traduit alors par des dépassements importants du seuil de potabilité. Les herbicides dérivés de l'urée (comme le chlortoluron, l'isoproturon, le diuron) utilisé pour le désherbage chez les particuliers mais également pour les surfaces agricoles sont mutagènes. Ces substances actives qui ont des utilisations agricoles en Bourgogne - Morvan doivent faire l'objet d'une surveillance "particulière". Mais entre les "mots" et les "maux"... Il n'y a qu'une mutation orthographique... Dans le Morvan, les molécules régulièrement trouvées sont le chlortoluron, l'isoproturon, l'imazaméthabenz, le quinmérac, le propyzamide...
CQFD : L'eau mutagène en Morvan existe...


     Les analyses annuelles qui prouvent les pollutions sont coûteuses.
Pour 2006, le coût d'une analyse d'eau est de 1071.14 euro ! Cette dépense (qui est une obligation réglementaire pour toutes les ASL) ne change absolument pas la qualité de l'eau, ces analyses ne constituent qu'une note informative... Les analyses d'eau, c'est une alerte aux populations, rien d'autre... Les résultats d'analyses ne sont communiqués aux populations qu'après plusieurs semaines, ce qui en terme de protection sanitaire est assez médiocre... Ainsi, avertir les populations, (une fois par an, à un tel coût), que l'eau était effectivement polluée (avec plusieurs semaines de décalage) est difficilement supportable; car, le débiteur n'est ici jamais le pollueur. Les petites ASL démissionnent.

ASL = Association en Syndicat Libre qui gère l'eau des sources à destination de la consommation humaine.



     Dans la réalité, les pollutions fréquentes dans les rivières et les petits cours d'eau rapides (des eaux vives = milieux lotiques) sont intermittentes car les eaux circulent ! La charge polluante drainée par les eaux vives se déplace rendant les analyses et les interprétations locales assez problématiques. Mais la charge polluante globale participe par accumulations successives à dégrader deux bassins versants, celui de la Seine et celui de la Loire.
Les analyses annuelles attestent de la réalité des pollutions locales graves. Le bilan réalisé au terme des dix premières années de l'Observatoire de la Qualité des Eaux du Morvan affirme "un état globalement satisfaisant de la qualité physico-chimique des cours d'eau du Morvan". Cependant, toujours selon l'Observatoire : "même si la grande majorité des stations respectent l'objectif de qualité assigné par les Agences de l'Eau, la majorité des cours d'eau montre la trace de perturbations parfois difficilement identifiables".


     L'appréciation de la qualité de l'eau dépend de plusieurs paramètres classés en différents types : Organoleptiques (couleur, odeur, saveur); Physico-chimiques (conductivité, turbidité, teneurs en éléments minéraux, demande chimique en oxygène, etc. …) et Bactériologiques (présence d'agent pathogènes).
Ici pour la source que nous étudions, aucun transport n'a lieu, l'eau qui est captée est, et reste, souterraine. La contamination ne peut donc pas être celle survenant lors d'un transport. Si d'un coté les analyses annuelles effectuées par la DDASS permettent d'identifier les polluants, de l'autre, il est assez facile de vérifier que "la faible densité de population" ne garantie aucunement la qualité de la ressource ! Donnons ici quelques causes de la pollution des eaux locales.


     La pollution aquifère a donc des causes : humaines, réglementaires et structurelles...
Ces causes qui pourraient avoir un effet cumulatif, peuvent-elles être responsables en définitive de quelques aberrations chez des bio-indicateurs environnementaux ? La question est posée.
Mais, peu importe les causes exactes de la pollution de l'eau, car bien d'autres responsabilités que celles préalablement citées peuvent être envisagées.
Les activités liées aux besoins énergétiques des populations pourraient-elles être responsables des aberrations biotiques des indicateurs environnementaux ? L'électricité produite en Bourgogne (via la centrale thermique Lucy qui produit quatre vingt dix pour cent de l'électricité bourguignonne) couvre faiblement les besoins régionaux. La Bourgogne est donc principalement alimentée par des centrales nucléaires situées en dehors de la région (Est et Rhône-Alpes) et d'installations hydrauliques appartenant à EDF ou à des producteurs autonomes. Les autres énergies issues, par exemple, de l'incinération des déchets et du biogaz produit par les boues de stations d'épuration, peuvent-ils être responsables localement d'émission de substances même faiblement mutagènes ?Une enquête pourrait sans doute être menée en suivant les origines de la Taxe Générale sur les Activités Polluantes (TGAP), une petite quarantaines d'entreprises locales qui produisent des dioxines et des furanes, par exemple, (c'est le cas avec des incinérateurs d'ordures ménagères) sont redevables de cet impôt.

     Le Morvan, massif de moyenne montagne abondamment arrosé par la pluie venant de l'Ouest, lessive donc son paysage pollué.Plus de deux mille kilomètres de cours d'eau irriguent le Morvan. Dans cette région épargnée par l'industrialisation lourde, (polluante), la ressource est donc dégradée mais, la relation d'une cause x à un effet y est un raccourci sans doute osé.
Toutefois, admettons que l'observation de terrain (de ces zones humides que l'on pensait vierges, immaculées) prouve l'existence de singularités étranges.

     Les résultats des analyses d'eau, (lorsqu'elles sont faites), doivent être affichés à posteriori en mairie. S'il vous est difficile de les obtenir en mairie, demandez-les à la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales, auprès du service Santé-Environnement. En cas de difficulté particulière, contactez l'antenne la plus proche de l'association "Eau-Rivières-bestioles.rare.com" et, sinon, regardez les indicateurs biotiques !!! Ils sont impartiaux.

     Les bio-indicateurs environnementaux marquent une dégradation de la cohésion synécologiques des espèces. La sénescence si elle est avérée est sans doute corrélée à une pollution surtout aquifère.





Qui suis-je ?
Je suis présent dans toutes les eaux du monde...Qui suis-je ?
Je suis présent dans toutes les eaux du monde...Qui suis-je ?
Je suis présent dans toutes les eaux du monde...Qui suis-je ?
Je suis présent dans toutes les eaux du monde...Qui suis-je ?
Je suis présent dans toutes les eaux du monde...

Qui suis-je ? Je suis présent dans toutes les eaux du monde...
Réponse : le DDT.




Quels seront, demain, les nouveaux
acteurs de ce monde déréglé ?




Les mutants de demain ?


Une eau polluée, les chaînes trophiques
contaminées, le vivant devenu transgénique...
Quels seront demain les nouveaux "mutants" ?



     Si l'exploitation des indicateurs biotiques qui marquent le dérèglement de la santé d'une unité paysagère humide reste un exercice difficile (en théorie et en pratique), quelles seront alors les obstacles des études réalisées dans un environnement dénaturé par les OGM ?
Aucune formation de recherche ne forme des écologues de terrain capables de déceler des indicateurs biologiques qui attesteraient que nos implications humaines récentes dérèglent la Nature. En raison de l'orientation actuelle des formations universitaires, ces recherches, pourtant fondamentales, sont ignorées.

     En modifiant l'individu par une contamination génétique systématique des espèces ne risque t-on pas d'orchestrer une désorganisation générale du vivant ?
Aucune remise en ordre de nos pratiques (en arrière de nos planifications commerciales) n'est faite en tenant compte des erreurs passées. Nous poursuivons aujourd'hui nos méprises du vivant en dégradant cette fois le génome des populations.

     On sait toute la difficulté de suivre les conséquences qu'induisent les poisons lorsqu'ils sont véhiculés par l'eau dans les chaînes trophiques. Mesurera t-on complètement le dérèglement ubiquiste du vivant, étant entendu, que, désormais, les chimères vivantes, génétiquement modifiées, sont lâchées sans aucun contrôle dans cet environnement dégradé ? L'OGM, ou, l'eau polluée constitue un contradicteur potentiellement dangereux car le mal intrinsèque qu'il porte (invisible) est incernable.






Le Morvan - Grenouilles malades, monstres et leucistisme génétique...




Ce qui est vérifié au laboratoire existe en pleine nature : certains
sites dégradés démontrent (in natura) que la pollution
ruine vraiment la santé des espèces...
Souvenons-nous des observations de Jean Rostand.



 
Mener une étude épidémiologique nécessite de capturer des spécimens... Or, le prélèvement
d'amphibiens est soumis à autorisation préfectorale... La grenouille malade, ci dessous,
Rana temporaria, peut-elle être utile à l'expertise ? Faut-il conserver les sujets
malades ? Si oui, combien de temps, dans quelles conditions, pour qui, pour
quoi ? Et, d'ailleurs quels sont les protocoles d'échantillonnages pour
évaluer les espèces contaminées. Qui sont les laboratoires d'étude
toxicologique des polluants (indépendants et certifiés) qui
pourraient nous donner les protocoles spécifiques ?






Les grenouilles monstres (modifiées) sont-elle le révélateur
médiatique d'un monde déréglé par la pollution de l'eau ?



Ectromélie, Ectrodactylie, hypoplasie segmentaire, agénésie des membres...
Les signes cliniques des grenouilles malformées sont-ils corrélés à
des polluants tératogènes présents sur le site ?



Sujet étudié car médiatique, les grenouilles monstres sont souvent publiées dans des
dossiers où malheureusement les images manquent et / ou ne sont pas nombreuses.
L'exemple des grenouilles canadiennes rendues monstrueuses par exposition aux
pesticides est-il transposable (et alors de quelle façon) au modèle des grenouilles
patrimoniales du Morvan ? Les spécialistes qui affirment bien connaitre le dossier
des batraciens monstrueux vont-ils porter une attention (et / ou donner
des débuts d'explications) aux grenouilles françaises déréglées ?

Les observations de ce dossier Internet sont toutes faites sur le même site. La mare observée n'est pas grande. Le biotope d'eau se situe sur un terrain de 2.000 m2. La mare à grenouilles est plutôt petite et alimentée par deux chenaux d'une eau de source destinée aux populations humaines. L'eau provient d'un captage souterrain. Il n'a donc pas de poissons prédateurs (responsables d'hypothétiques mutilations). L'eau est acide (pH = 6.40) et froide 8°c mais se réchauffe beaucoup compte tenu des installations planes où les berges peu pentues retiennent une eau peu profonde. Sur une distance de trente mètres, une variation de température peut dépasser 15°c pour ces cuvettes exposées au soleil entourées de blocs de granit. Les espèces inféodées au site ne sont dérangées d'aucune manière. Refusant les captures exhaustives (pour calculer la prévalence par type d'anomalie, par espèce, par époque, par stade de développement, etc.), les sujets sont examinés in situ sans artifice pouvant nuire aux animaux. Dans le cortège des anomalies, les contingents les plus visibles sont les grenouilles blanches (quatre grenouilles blanches observées en même temps). Le niveau si élevé des observations anormales concentrées dans un même lieu n'est pas vraiment le bruit de fond de l'évolution en marche. La bio géographie (temporelle et spatiale) des anomalies est si localisée que parfois quelques séances photographiques des batraciens sont de vraies shootings à monstres. Certaines séances ne restituent que des anomalies. Certains jours aucune grenouille "normale" ne circule sur le site. La fréquence des anormaux et si élevée (individus concentrés en un même lieu) qu'elle occulte parfois les formes "normales"...




 
En examinant les espèces du biotope d'eau, on peut ici voir des grenouilles
anormales (tant pour le physique que pour les couleurs). De nombreuses
grenouilles sont dépigmentées, (donc
avec des teintes irisées souvent
étranges) et des comportements dégradés. Ma première surprise
aura été de découvrir des têtards minuscules jaunes très clairs
avec des queues aux longueurs assez variables, puis des
adultes blancs, complètement blancs...


Née dans une eau polluée,
l
a grenouille "monstre"...

 
Une grenouille monstre !

Il y a quelques temps Jean Rostand observait déjà les anomalies morphologiques des batraciens dans les étangs de la zone de Saclay. Et, dans notre biotope d'eau du Morvan, voici un spécimen monstre sans doute transformé par la présence de substances polluantes et mutagènes...
Dans le film ARTE de Peter Podjavorsek: "Quand la chimie contamine notre eau", madame Rita Triebskorn (ci-dessus) démontre le retard de croissance des têtards et la présence concordante d'œdèmes dans les organes (des poches d'eau dans les tissus qui créent ces difformités). Les polluants de l'eau sont responsables des malformations biotiques...


Les têtards (c'est connu) constituent des modèles biologiques tests pour prédire l'impact des agents
chimiques sur la santé humaine. Les grenouilles sont des espèces cibles pour les essais
environnementaux des polluants en laboratoire... Les industries pharmaceutiques et
cosmétiques utilisent souvent les grenouilles (et inventent même les têtards
rendus fluorescents par manipulations) pour tester leurs produits...






      Dans la continuité de ses études sur le retard de croissance des batraciens en environnement pollué, Barbara Demeneix a inventé la Frogbox (la "boîte à grenouille") où les têtards détectent la pollution de l'eau. Madame Demeneix a créé des têtards transgéniques où le gène ajouté d'une méduse (qui éclaire la nuit) s'allume d'autant plus que la pollution de l'eau est forte. Les batraciens s'allument en présence des perturbateurs endocriniens, (ces polluants chimiques issus des cosmétiques, médicaments, pesticides) qui peuvent nous rendre malade... Ces têtards Frogbox (qui s'allument !) permettent de surveiller la qualité de l'eau dans les stations d'épuration et sont utiles pour contrôler l'eau potable...

      Ici dans le Morvan, pas besoin le la Frogbox, les têtards sauvages sont déjà anormaux, signe que l'eau est déjà (sans doute) polluée...


 
 



Démonstration est faite, les pollutions de l'eau peuvent
dégrader le physique et le morphe des espèces...
 Couleurs dégradées et physiques transformés.
Pourquoi tant de monstres in-natura ?





      Un parasitisme au cas par cas -et- des maladies surtout fréquentes.

      Les trématodes (vers parasites qui vivent dans les intestins de plusieurs espèces hôtes) peuvent causer des anomalies de développement chez les grenouilles. Le cas est documenté aux Etats-Unis avec Ribeiroia qui perturbe la croissance des membres (brachymelie qui déforme les larves et les adultes). Lorsque les parasites infestent les amphibiens d'un site, les déformations observées sont généralement importantes et peuvent dégrader 7 à 50 % des sujets sur site. Des fréquences moins élevées de grenouilles déformées par des kystes, des fibromes, des malformations osseuses associées à des couleurs débridées, (grenouilles à culottes, morphes bleus à violets, grenouilles dépigmentées, têtards jaunes clairs et minuscules) semblent indiquer que des intrants chimiques nocifs (pesticides et autres) sont responsables de ces anomalies. Repérés sur les escargots (seulement terrestres), des vers parasites ne semblent pas être la cause monstrogène des grenouilles. Par contre les pollutions (surtout nutritives), le changement climatique et la perte de biodiversité, semblent influer sur l'abondance de parasites généraux et la fréquence accrue multi espèce des malformations. L'eutrophisation, causée par des excès nutritifs (phosphore et azote) dérègle les milieux aquatiques. Ce sont les épandages atmosphériques et les dépôts d'engrais agricoles qui profitent aux invasions parasitaires et pathogènes. L'eutrophisation peut profiter aux hôtes intermédiaires premiers d'un mal qui peut devenir une épizootie. Ce sont surtout les insectes qui confirment le dérèglement eutrophisation - pollution sur le site. L'anomalie "grenouille" est multipliée par 10 lorsque l'on regarde les insectes !!!







Dans le biotope, de nombreuses grenouilles
sont malades - parasitées et anormales...

      Parasitisme et embryologie (tératologie)... Rendu monstre par un vers qui vit dans l'eau polluée.

      On associe souvent (de façon assez unanime et directe) les transformations physiques, les difformités des batraciens aux hypothétiques pollutions chimiques de l'eau et/ou à la radioactive ambiante. Mais, parfois, les monstruosités apparaissent certes dans un site pollué, mais pas directement par l'effet mutagène des pollutions.
En effet, des vers nématodes peuvent parfois infester des larves aquatiques en attaquant les cellules embryonnaires en développement. Lorsque des feuillets ou des bourgeons de cellules (à l'origine d'un membre) sont maltraités par les vers parasites, les vertébrés peuvent évoluer avec des membres surnuméraires, fragmentés ou manquants...Est-ce le cas, ci-dessous, avec cette grenouille malformée et dépigmentée, la question est posée... L'eau polluée favorise le stress environnemental qui profite aux vers parasites lesquels sont effectivement responsables des monstruosités chez les batraciens... Mais, outre la monstruosité physique (il manque une patte), il y a aussi la dégradation importante des couleurs qui est manifeste chez plusieurs grenouilles monstres...

      Les inventaires patrimoniaux démontrent la progression constante des "monstres" dans le paysage des batraciens du Morvan. Les activités humaines polluantes semblent renforcer la présence accrue de parasites via les rejets de fumiers et des engrais. Par ruissellement, les intrants polluants contaminent les eaux et favorisent le développement des algues vertes envahissantes. Ces algues (spirogyres par exemple) sont essentiellement consommées par des populations d'escargots aquatiques qui hébergent des parasites lesquels infestent déjà d'autres espèces. Les rayonnements ultra-violet, les rejets des herbicides / pesticides (parfois mutagènes = dérivés de l'urée) jouent par effet cocktail en produisant des anomalies et des difformités. L'affaiblissent du système immunitaire des têtards (repérés plus petits et parfois décolorés) engendre des grenouilles plus vulnérables aux infections par les parasites... Cette observation n'est pas une théorie mais un constat de terrain...


      Le Morvan muté : Leucisme, (leucistisme) fréquent chez les grenouilles...

      Une référence de plus en plus fréquente dans le Morvan pollué, la grenouille blanche. Cette anomalie génétique (voir-ci dessous) qui propose des sujets décolorés (Leucisme, leucistisme) est de plus en plus fréquente chez les grenouilles sur le site... Dans le Morvan pollué, les grenouilles blanches dépigmentées deviennent "presque" fréquentes... Les grenouilles conservent la coloration normale de l'iris de l'œil (ce qui constitue un caractère de différence avec l'albinisme). A lire : Un cas de leucisme chez le Crapaud commun Bufo bufo (Linné, 1758). MURATET Jean, DESO Grégory, VACHER Jean-Pierre. Bulletin de la Société herpétologique de France, 2010, no134, pp. 51-54. (ISSN 0754-9962).




Dans une certaine mesure, les grenouilles sont des indicateurs pollumètres des
biotopes d'eau. Et l'observation des références étranges est assez dérangeante.





Pour ces naturalistes en "herbes" qui cherchent l'audience du web par l'originalité des références exposées, les grenouilles
dépigmentées sont "amusantes" et correspondraient (selon des arguments idiots) à des "normalités" adaptatives...
Avec ce nouveau spécimen, posons-nous la question : perdre ses pattes et
sa couleur est-ce bien normal (et même amusant) ???







Découvrir des grenouilles dépigmentées blanches -par les effets sans doute nocifs de quelques désherbants(?) mutagènes concentrés dans
la mare à monstres-
est assez facile tant les animaux sont visibles en contraste dans le décor. Le plus surprenant est l'observation
de quelques mouches qui mettent à profit cette couleur d'alerte pour communiquer avec leurs partenaires !











Le monstre qui existe au laboratoire existe aussi en milieu naturel.
Dans le biotope pollué, les grenouilles ont des retards
de croissance et des couleurs souvent dégradées !



      NE PASSONS PAS à côté de l'interprétation des grenouilles !!!

      Certains chargés d'études (batraciens, amphibiens) au prétexte que les grenouilles vertes Pelophyllax sont des exceptions génétiques (au croisement de plusieurs espèces, individus alors hybrides et polyploïdes), acceptent tout et n'importe quoi pour l'expression des couleurs et répondent : "He oui, c'est la VARIABILITE naturelle". Oui, mais NON ! La seule variable naturelle, c'est, ici, la pollution qui I-N-V-A-R-I-A-B-L-E-M-E-N-T dégrade les espèces et forcément les couleurs des grenouilles "anciennement" vertes... Les couleurs dégradées de plusieurs espèces de grenouilles présentées ici NE SONT SURTOUT PAS l'expression d'une "naturalité" (ou d'un mimétisme)... Selon Nicolas Pollet : "Hormis la grenouille violette, les variations de coloration qui sont visibles sur les photographies de ce dossier sont tout à fait "physiologiques". En fonction de leur environnement les grenouilles sont capables d'un certain degré de mimétisme..."
Si les évolutions pigmentaires -qui peuvent être le signe de l'évolution en marche-, avaient pour fil conducteur le mimétisme, elles iraient (pour l'exemple du Morvan) peut-être, sans doute, dans un sens unique conduit par le paysage de la mare. Or, ici, les phénotypes couleurs sont plutôt anarchiques (et vont dans toutes les directions). Et les teintes blanches gagnent du terrain. Les grenouilles blanches par leucistisme génétique (récessif) deviennent nombreuses... Est-ce là l'évolution en marche ? La même question se pose avec les criquets blanc. Le blanc est-il "mimétique" pour les grenouille et le végétaux ?






 
En environnement pollué, les Pelophylax (esculenta, epeiroticus, ...) normalement vertes réinventent leurs couleurs.
Transmutées "bleues" lorsque les xanthophores, (les pigments jaunes contenus dans les cellules chromatophores font
défauts), le phénomène de la dégradation des couleurs donne également des morphes très clairs.
Et, selon les "polluants", sur site, certaines grenouilles virent au noir !


 

 

      Le déclin des batraciens... La contamination de l'environnement constitue la menace la plus répandue pour le maintient des populations des batraciens. Les produits pharmaceutiques, les pesticides, les métaux et les autres contaminants sont introduits dans l'environnement à de tels taux élevés (et à de tels volumes) que même les biotopes plus éloignées sur terre sont contaminés. Le cycle de l'eau, le transport atmosphérique, la dynamique océanique jouent un brassage général et contamine les batraciens (mais pas seulement)... Les effets de ces composés polluants, même à faibles doses, peuvent entraîner une susceptibilité accrue, des dommages génétiques, des infertilités, des perturbations endocriniennes, des maladies et le décès ubiquiste de populations. (LeNoir et al. 1999). Pour compléter le sujet : Evaluating the Role of Environmental Contamination in Amphibian Population Declines. (M. D. Boone, D. Cowman, C. Davidson, T. Hayes, W. Hopkins, R. Relyea, L. Schiesari, R. Semlitsch). IUCN 2005.



 
Généralement les grenouilles vertes ont une couleur de fond uniforme identique à celle des algues vertes envahissantes
filamenteuses (spirogyres, en haut à droite sur l'image). Cette grenouille au centre montre une anomalie de pigmentation
étonnante... D'autres, sur le site, sont presque noires... Interroger les phénotypes limites (ici une grenouille qui
devient blanche) est intéressant pour questionner l'espèce avec parfois l'expertise de vrais mutants...


Les couleurs sont-elles le reflet expressif de la santé des espèces ?
Oui, assurément. Nous l'avons dit avec l'examen des végétaux. Et pour les grenouilles le dossier est
évidemment intéressant dès que l'on trouve des spécimens blanchâtres et gris bleutés...





Pour questionner la santé d'un merle mâle (Turdus merula), il suffit de regarder la couleur de son bec et l'anneau orbital
jaune brillant. La couleur renseigne vraiment sur la vitalité de l'individu. Transposé à la grenouille verte, on peut se
poser la question si des polluants dans l'eau ne seraient pas à l'origine des ces "aberrations"... Aucun
renseignement n'est publié dans l'inventaire récent des batraciens de la région. Bref, c'est
comme si ces références n'existaient pas. Comment peut-on publier un inventaire
actualisé en passant sous silence ces références étranges ?





La découverte d'une grenouille qui vire au bleu, à première vue, prête
à sourire... Mais cette couleur est un signal dégradé qui peut
inquiéter. Souvenons-nous de l'alerte du miel bleu.


 





Épilogue - La grenouille bleue


Pour expliquer qu'une eau contaminée est sans doute dangereuse pour le vivant, il
faut des indicateurs biologiques manifestes, et, dans ce domaine, les fleurs et les
insectes n'ont peut-être pas la renommée la plus utile... Aussi, présentons la
grenouille (bleue). L'animal (la grenouille) est un animal médiatique. Dans
le biotope étudié, les grenouilles sont toutes anormales. La grenouille
"quasimodo" ou celle devenue bleue est-elle un indicateur suffisant
(médiatque) pour alerter le public ? Un monstre bleu est-il une alerte
plus retentissante qu'une fleur mutante ? Dans la région pour
défendre la qualité des eaux, une association de riverains
(qui porte le nom "La Grenouille Bleue") a été organisée
pour dénoncer les contaminations à l'uranium des
décharges sauvages autour de la ville d'Autun...


     Pour évoquer la protection de l'environnement des biotopes humides, l'emblème d'une grenouille bleue est heureux car le morphe correspond chez nous à un pathotype. Avec des yeux noirs sans iris (iris mélaniques) des grenouilles patrimoniales (normalement vertes) qui ont des anomalies dans la couche iridophore peuvent apparaître bleues lorsque les pigments xanthophores font défaut.

     Certes, de vraies grenouilles bleues existent aussi et changent de couleur par le jeu des hormones, (Rana arvalis par exemple) ce qui, pour cette espèce, n'est pas une mutation. Par contre, à droite, le morphe mutant, d'une grenouille verte devenue bleue n'est pas très normal...

 
Nos grenouilles vertes, devenues bleues ("mutations
affecting xanthophore
") ne sont pas une invention de
l'esprit mais bien la réalité d'un monde bouleversé...


Les membres de l'association "La Grenouille Bleue", en début d'année 2007, ont-ils raison de
s'inquiéter de l'arrivée à Autun des sables radioactifs en provenance de Gueugnon ?

La Grenouille Bleue.

Juin 2007 : l'étude réalisée par le laboratoire de la CRIIRAD à la demande de Monsieur Jan Broekhof (de l'association : La Grenouille Bleue) est très intéressante. Les contrôles radiologiques au centre de stockage de déchets ménagers et assimilés d'Autun (Décharge d'Autun-Brion) n'ont pas été inutiles, au contraire ! Les relevés effectués par la CRIIRAD permettent de considérer, en première approche, que le niveau radiamétrique des remblais rapportés du secteur de Marmagne et utilisés pour le parement de la digue, sont, sur la décharge d'Autun, significatifs... Si l'on craignait la mise en évidence et l'utilisation de sables uranifères ou radifères provenant de Gueugnon, que les populations soient "rassurées" !!! Sur la base des contrôles qui ont pu être effectués par la CRIIRAD le 14 mars 2007, on peut affirmer que les pollutions qui augmentent de façon significative le niveau de rayonnement gamma ambiant ont une autre origine; (celle des déchets de Marmagne, Arnay le Duc et Flety). Il fallait le dire... Cela change tout ! (Humour). C'est pas moi, c'est les autres !
Il n'en faut pas plus ni moins à nos petites grenouilles (bleues ou monstres) pour retrouver les eaux chaudes et donc lourdes de leurs mares morbides et insalubres...
A n'en pas douter, (et c'est d'ailleurs le cas ici !) la pollution, sera toujours juste inférieure aux nouvelles limites sanitaires, sans être totalement négligeable au sens des directives qui respectent les équilibres biologiques du vivant.
Les limites de tolérances sont "inventées" selon les mesures des pollutions réalisées en urgence... Ainsi, avec les nouvelles normes, les responsabilités sont esquivées... Les recommandations de l'étude sont alors implacables : "Il serait préférable, dans la mesure du possible de ne pas avoir recours à des matériaux dont la radioactivité naturelle est nettement supérieure à celle des terrains en place". Ah, voila une belle et sage recommandation ! Mais, est-ce, vraiment possible ? La question est lancée aux membres de l'association "La Grenouille Bleue"...
Précision concernant l'eau : on notera dans les limons en aval du rejet des bassins d'eaux pluviales de la décharge, les concentrations mesurées d'uranium 238 et 235 sont environ deux fois supérieures aux valeurs enregistrées dans les sédiments des ruisseaux en amont. Les eaux de pluie transportent et concentrent donc ailleurs la fraction fine des remblais pollués... Et, en ce qui concerne la situation générale de la décharge, l'étude souhaite attirer l'attention des autorités sur le fait que, compte tenu de sa position en entonnoir en fond de vallée, avec encadrement par deux ruisseaux, le site n'est sans doute pas favorable pour le stockage de déchets car il pourrait présenter des risques particuliers sur le long terme (problème de stabilité des parements de la digue, risques d'inondation).
L'eau, toujours l'eau ! C'est encore elle qui menace !
Mais, soyons heureux et optimistes, les pollutions uranifères dangereuses ont été remplacées le dépôt de petites ordures ménagères insignifiantes... Ignorant sans doute la percolation des intrants secondaires nés de la décharge (circulation des fluides polluants, altérations structurelles des déchets chimiques et organiques formant des seuils critiques, lixiviations des sols et percolations des substances persistantes qui voyagent avec l'eau) les roches encaissantes du site examiné ne devraient bientôt véhiculer que des pollutions réglementaires ! La petite grenouille bleue peut alors se reposer sur ses moignons... Les problèmes sont connus et donc réglés réglementairement...
Commentaire d'un chargé en "communication"...

Le 5 décembre 2007. Monsieur xxx chargé de communication au sein d'une entité (gérant la bonne santé du Charolais, Brionnais et l'Autunois, site web : http://www...) se pose la question de savoir s'il est normal de donner un crédit favorable à l'association "La Grenouille Bleue"...

Lettre : Monsieur E. G., votre site Internet parle d'une association "La Grenouille Bleue" à qui vous semblez porter crédit. Je souhaiterais connaître réellement l'identité de cette association, car il est très difficile pour nous de n'y voir qu'une association de protection de l'environnement dès lors qu'elle est apparue au moment où les améliorations sur la gestion de la "décharge d'Autun" n'ont jamais été aussi importants depuis l'exploitation du site pour le stockage des ordures ménagères. Si vous avez fondé votre confiance à l'égard de cette association sur des faits réels et sérieux, je serais heureux d'en avoir connaissance. Cordialement.

Réponse : Monsieur xxx, notre examen circonstancié des pollumètres (repérés sur le terrain) n'est pas une démarche de "confiance" et/ou de "crédit"... Dans notre étude, nous observons, nous mesurons, nous constatons...
Compte tenu du passé minier (7 mines d'uranium dans le seul secteur restreint de la marre), et tenant compte des alertes génétiques données par les végétaux qui mutent (variégation), il est assez raisonnable d'être critique en donnant audience aux espèces déréglées sur le site. Les grenouilles devenues dépigmentées apparaissent bleues au soleil par le jeu de réverbération (irisation) de la lumière du soleil qui traverse l'épiderme en profondeur. Loin d'être un amusement de l'évolution en marche, les grenouilles bleues sur le site sont une alerte d'un biotope déréglé. Les "apparitions" nées des pollutions locales -toutes les apparitions, même celles des associations- (et donc, de ce point de vue, celle de l'association "La Grenouille Bleue") sont une allégorie précisément utile pour défendre la qualité de l'eau...

Une grenouille qui vivrait dans une eau si pure qu'elle en deviendrait bleue, n'est-ce pas là l'image qui peut ouvrir la pensée critique ?
Une grenouille bleue contre un crapaud monstre déformé à l'uranium (qui survit, maintenant dans les sables pollués d'une décharge, "mieux gérée" ?)... Bref, le symbole de la grenouille bleue apparaît sans doute à l'arrivée de ces races monstres que nous observons...

Nous ne portons aucun jugement, mais nous appliquons une attention égale à toutes les apparitions (allégoriques ou biotiques) nous permettant de suivre la naturalité du paysage.

Monsieur, notre dossier pédagogique est détaché de toute notion de "confiance".
Nous regardons et posons la focale sur de nos observations...

Monsieur xxx, pour fonder notre avis en toute intelligence, auriez-vous l'extrême gentillesse de nous révéler quel doit être le message de confiance que nous devrions enfin publier ? BREF, QUE DEVONS-NOUS DIRE ???? Monsieur, auriez-vous l'extrême obligeance de nous rédiger LA communication salutaire qui permettrait d'instruire enfin intelligemment notre lectorat profane ? Un message sur "des faits réels et sérieux, je serais également heureux, d'en avoir connaissance".

Cordialement.

Mais au fait, reste t-il encore de l'uranium dans les remblais du site d'Autun ?

 
La radioactivité des eaux du Morvan
n'est pas une vue de l'esprit !





 

Les petites grenouilles bleues du Morvan sont utiles pour discuter
de la santé des espèces et de la naturalité des biotopes.


      Les disparitions insidieuses et lentes (celles qui, invisibles, se font en silence sans laisser de trace) habituent finalement nos consciences à trouver cela normal. Aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte. Nous regardons complaisants, indolents la lente dérive des équilibres de la Nature (une dérive à laquelle nous nous habituons).
Les grenouilles deviennent bleues ? Les limaces sont malades ? La mouche a ses ailes vrillées ? La couleur n'a pas grande importance, et, les limaces et les mouches sont des nuisibles, pourquoi s'inquiéter ?

      La régression, la sénescence des espèces est banalisée. En France en 2014, vingt millions de personnes souffrent de dérèglements thyroïdiens. Sans chercher très loin, on peut entrevoir la cause du mal. Mais, aucune autorité ne voudra jamais corréler la cause au mal que nous apprenons à supporter (en silence). Au nom de la rentabilité économique, l'intégrité des biotopes est corrompue. Les chaînes trophiques sont polluées par la chimie toxique des engrais et des biocides (mutagènes pour certains). Victimes complaisantes, consentantes et démunies, nous acceptons la disparition des beaux papillons avec résignation... Et concernant les grenouilles devenues bleues certains de dire (et même d'écrire, confer S.V.) que c'est l'ordre "naturel" des choses ! Les grenouilles devenues bleues (par altérations des pigments) n'ont, je crois, rien d'amusant et/ou de naturel. Les disparitions d'espèces font place à des observations d'inventaires où les anomalies sont de plus en plus fréquentes. Dans le Morvan (muté) les monstres sont plus nombreux qu'à Tchernobyl ou Fukushima. Cela veut-il dire que les sites nucléarisés (pollués) sont plus accueillant que ces paysages où la pollution est d'avantage chimique ???

 
      LE MORVAN MUTE.

      Les ALTERATIONS GENETIQUES par les diffusions d'agents mutagènes ne sont pas une vue THEORIQUE de quelques naturalistes déraisonnables... Des travaux scientifiques en Europe ont démontré les changements cytogénétiques de l'ADN des personnes exposées aux pesticides. Danemark: Lander et Ronne 1995. Espagne: Carbonell 1990, Lucero 2000, Pastor 2003. Finlande: Linnainmaa 1983, Mustonen 1986, Lander 2000. France: Lebailly 1998. Grèce: Kourakis 1992, Piperakis 2003, Pastor 2003. Hongrie: Paldy 1987, Nehez 1988, Pastor 2002. Italie: De Ferrari 1991, Bolognesi 1993, Scarpato 1996, Peluso 1996, Pasquini 1996, Munnia 1999, Falck 1999. Pologne: Pastor 2001. Tchécoslovaquie: Jablonicka 1989. Turquie: Undeger et Basaran 2002. Yougoslavie: Joksic 1997. Etc. Dans le Morvan, outre les maladies qui déciment les espèces, LES ALTERATIONS DEGENERESCENCES GENETIQUES peuvent sans doute être suivies avec ces végétaux devenus (définitivement) MONSTRES et panachés et ces groupes touchés par un leucistisme (récessif) facilement observable parmi les morphes sauvages... ?


Les mutations génétiques devenues fréquentes chez les espèces...
Panachures génétiques chez les végétaux et leucismes chez les animaux.







Tant de mutations sur des espèces synchrones (observées sur le même
site, aux mêmes instants) est-ce le fruit du hasard ????? L'affirmation
qu'il n'y a aucune pollution, aucun risque et donc rien à voir,... ne
semble pas crédible... Tout se passe comme si un phénomène
assez localisé dégradait les espèces, qui, à rebours des
jugements portés par des "spécialistes" dijonnais
n'est pas un canular...


En fait, les anomalies semblent être corrélées aux sites
pollués (épandages, dépôts polluants, mines, etc.)









En passant du registre des "petits" insectes à celui des animaux plus grands comme les batraciens et les reptiles l'alerte
devient effrayante. Après ce lézard mort né (voir ci-dessous), longue d'un mètre, voici une couleuvre monstre dans le
biotope d'eau... Ubiquiste, la couleuvre à collier - Natrix natrix (Linné, 1758) - se rencontre dans tous les milieux
pourvu qu'il y ait de l'eau... Mais ici dans le morvan (pollué ?) l'animal examiné vivant est "Tchernobylisé"...










      Les couleuvres adultes à collier malformées...

      Une pression exercée sur un œuf, un dessèchement partiel occasionnel (par la chaleur), la présence de polluants dans le sol peuvent déformer un serpent. Les malformations ici de l'animal adulte (qui n'est pas un nouveau né !) sont apparemment osseuses (cyphose - lordose alternative). Les anomalies les plus en arrière du rachis semblent montrer des "soudures", des sortes de coudes nets sur plusieurs tronçons du corps. Pour les serpents (c'est le cas inverse à celui des insectes), ce sont généralement des températures (trop) basses à l'incubation qui favorisent le développement des tératologies. Mais les anomalies ne sont pas toutes causées par le défaut exclusif de la température surtout si d'autres espèces sont touchées sur site. Il faut alors rechercher le facteur exogène (chimique / une pollution) défavorable du milieu, qui induit une part de ces anomalies.

      Oui, entendu, les couleuvres malformées naissent aux températures déréglées... L'excès de température est souvent problématique aux animaux. Les insectes qui ont des métamorphoses peuvent alors afficher (aux trop fortes chaleurs) des aberrations sur la cuticule (le cas existe avec le coléoptères). Mais, je me pose la question de savoir, si ces malformations chez les couleuvres ne surviendraient pas finalement aux comportements dégradés des parents (déjà contaminés par des polluants) qui perdent la rigueur des bons choix biologiques... J'ai observé un lézard vert pondre à même le sol (sans même se cacher) !
Plusieurs lézards qui montrent des traces sombres, noires (dont certaines donnent un peu l'illusion de queues régénérées) ont des comportements étranges... Quelques spécimens pondent à même le sol sans même protéger leurs œufs... C'est le comportement dégradé (repéré chez plusieurs espèces) et également les aberrations pigmentaires (récessives) de plus en plus fréquentes qui me font croire qu'un mal (qui n'est pas "calorifique") tire les espèces vers une "sénescence". Dans un biotope pollué, peut-être les parents engendrent d'avantages de monstres malformés car les choix biologiques sont ratés. La température est certes associée à la monstruosité, mais, le "VRAI" processus moteur problématique est sous jacent. C'est en scrutant de nombreuses espèces déréglées que l'on prend réellement conscience que les paramètres sont toujours liés.

      Pour compléter ce sujet : BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ DES SCIENCES NATURELLES DE L'OUEST DE LA FRANCE. Tome 32, bulletin n°2, pages 76 à 79. Avril-juin 2010. LEGENTILHOMME Jérôme - Un spécimen adulte de Natrix natrix (Linnaeus, 1758) présentant une cyphose-lordose (Serpents : Colubridae). Résumé : "Un spécimen de Natrix natrix présentant une cyphose-lordose à été découvert le 14/05/2009 sur la commune de Drefféac en Loire-Atlantique. Une telle déformation de la colonne vertébrale n'est pas rare, mais dans le cas présent, il s'agit d'un individu adulte qui semble bien portant."
Article Disponible au Muséum d'histoire naturelle, 12 rue Voltaire, 44000 NANTES.















Au milieu du dos, c'est comme si les vertèbres étaient atrophiées (réduites et surtout vrillées). Cette déformation des
vertèbres "vrillées" apparaît à cinq reprises sur le corps de l'animal avec une marque surtout prononcée au niveau
approximatif de la rate et du pancréas. Trois nodules (assez petits et pas forcément visibles sur les images) sont
situés au niveau terminal de la queue d'ailleurs tronquée bizarrement... Déformations hybrides de plusieurs
écrasements ré-ossifiés (très improbables !) et d'œdèmes... L'animal conserve une reptation correcte
et produit même ses attaques simulées de "vipères" pendant la prise d'images. Le malheureux
animal a évidemment été replacé dans son biotope -où d'ailleurs il vient de muer-...



      Ailleurs ce sont les enfants, ici, ce sont les vaches qui tombent et meurent...

      L'examen des anomalies végétales (de quelques espèces pollumètres), le repérage des monstruosités physiques chez les insectes peut paraître abstrait aux personnes pas forcément spécialisées dans l'analyse éco-naturaliste des paysages. Lancer une alerte toxicologique ne peut se faire que si le signal est suffisamment expressif. Laissons de côté les pathologies entomologiques, oublions les végétaux étranges et regardons les grands animaux.
Après les grenouilles dépigmentées, les serpents malformés passons aux vaches... Faut-il s'alerter de voir une vache couchée de côté (immobile) qui ne bouge plus ? Ici pas de place pour les sentiments, l'animal était de toutes les façons destiné à l'abattoir. Mais, reprenons la problématique du début de dossier : L'eau peut-elle véhiculer des poisons ? Y a-t-il suffisamment d'observations étranges pour constituer une alerte ? N'en doutons pas, les analyses (si elles sont faites) ne donneront sans doute rien et il faudra alors chercher (si l'autopsie est faite) plus loin que les causes habituelles connues. Les faits sont là, la vache est morte. Mais, pas d'inquiétude, les analyses (de l'eau et des aliments) sont là pour garantir la bonne qualité des "ressources"...






Bon, le sujet n'est pas forcément médiatique, mais le cas (plusieurs animaux morts cet été) n'est pas isolé...
Le décès des animaux corrélé aux utilisations de désherbants (utilisés ici sur le site) n'est pas
une théorie abstraite, mais un fait démontré par la science.










 


 
-=-=-=- CONCLUSION
-=-=-=-



Phénotypes variés = Biodiversité.
Phénotypes dégradés = ALERTE !


      Le Morvan supposé être un îlot "refuge" pour les espèces patrimoniales est d'avantage un four régional à mutations génétiques. Les niches polluées créent les monstres. Les unités monstrogènes sont des mouroirs biologiques qui étiolent les espèces comme le fait un ruban colle qui englue les mouches indésirables au dessus de la table paysanne.


      L'observation éco toxicologique sur le site, (sans être une étude de pointe ici dans ce dossier) s'articule autour de trois axes.



1) Vérifier l'étendue de l'observation des signes cliniques. Les espèces présentes, lorsqu'elles sont observées sur site sont dégradées... Ce sont surtout les insectes qui portent les signes cliniques les plus nombreux, ceux de maladies "fongiques? - "virales?" associés à des tremblements morbides...
2) Vérifier la spécificité des signes cliniques (une ou plusieurs espèces). Les signes cliniques très nombreux sont assez redondants. Chez les insectes se sont des cuticules désagrégées, cassantes et malformées... Cassantes "réellement" un peu comme la maladie des "os de verre" chez les vertébrés... Les signes cliniques sont surtout présents en même temps chez plusieurs groupes synchrones. Les dépigmentations nombreuses sautent la barrière des espèces et touchent plusieurs arthropodes et vertébrés...
3) Vérifier la temporalité des signes cliniques (une année, toutes les années, plusieurs mois seulement, etc.) La temporalité des anomalies est annuelle. Les malformations / maladies se situent sur un seul site d'une surface d'un hectare. Et les malformations + tremblements pour 90% des espèces entomologiques est corrélé à la chaleur d'été (surtout le cas des papillons) et s'observe sur plusieurs années consécutives. Le plus étonnant (de mon point de vue) est que les végétaux alentours sont déréglés. Perte de symétrie des phénotypes, anarchie de croissance, anomalies diverses... L'arbre qui est dérangé (déréglé) renouvelle ses feuilles anarchiques chaque année.




      Après que l'on m'ait reproché (sans argument) que mes premières observations n'étaient que des canulars, (ce qui n'était surtout pas le cas !) j'ai repéré sans difficulté -toujours sur le même site- des centaines d'anomalies pour des dizaines d'espèces allant des vertébrés monstres dépigmentés aux insectes malades en passant par les végétaux complètement "fous". La nature est ici débridée. On trouve de tout et surtout du "grand n'importe quoi". Parfois il y a réellement dérèglements génétiques chez plusieurs espèces végétales synchrones (observées sur le même site, au même instant) avec l'aberration des panachures et le leucistisme récessif génétique chez les animaux... Sous les contraintes du climat, le phénotype végétal (de plusieurs espèces) semble "étonnamment" lâche et amène des originalités si étonnantes que les feuilles ne sont plus exploitables dans un guide botanique d'identification des espèces... Au nombre des sujets déréglés, ce sont les insectes (par centaines) qui payent le tribut le plus lourd avec des maladies (déformations de la cuticule et tremblements). L'alerte (au moins visuelle) ne peut pas vraiment passer inaperçue puisque les papillons malformés ne volent plus. Certains spécialistes (des inventaires) diront que l'on ne trouve que les références que l'on cherche. Ici, on ne cherche pas les "monstres", on tombe dessus... Peut-on résumer l'essentiel du dérèglement biotique en pratiquant des analyses chimiques du sol et des autopsies animales où les fluides restitueraient quelques contaminants (tératogènes ?) responsables de la sénescence des espèces patrimoniales ?

      2014 aura été l'année la plus chaude en Europe depuis 1900. La chaleur joue assurément un rôle de fond dans la genèse des observations "déréglées", mais, la chaleur ne s'identifie pas en spectrométrie lorsque les fluides des acteurs (faune et flore) sont examinés en laboratoire... Quelles espèces pollumètres faut-il privilégier pour mener des expertises chimiques ?... L'urgence après l'observation (explicite de ce catalogue monstre) serait de faire des analyses de l'eau et des tissus animaux (ceux de cette grenouille morte le 15/12/2014). Par intuitions (mes observations révèlent des fréquences de "monstres-malades" aux températures surtout élevées) je suppose l'impact le plus rapide des désherbants (utilisés l'été) avec lesquels ici on éradique méthodiquement les ronces des haies. Mais, la pollution a cependant plusieurs sources.

      Replacées dans le contexte du biotope pollué, les grenouilles perdent surtout leurs couleurs. Les insectes sont surtout déformés et malades avec des tremblements et les végétaux proposent n'importe quel phénotype... 2014, l'année la plus chaude en Europe depuis 1900, aura amené son contingent important d'anomalies... Examinées séparément (par des spécialistes de tel ou tel groupe) les références étranges peuvent être expliquées (interprétées) dans plusieurs directions : "
c'est la température, c'est un phénomène normal, c'est juste l'évolution en marche, cela arrive parfois, c'est le hasard : il n'y a rien d'alarmant." Par contre, examinées synchrones, les espèces déréglées ont une autre "signification". Si plusieurs espèces synchrones sont touchées, cela peut soulever des questions sur les sources des perturbations. On peut aussi arguer que les analyses chimiques au laboratoire (coûteuses) sont inutiles et que l'observation avérée des espèces (déréglées) est suffisante pour suggérer une mauvaise qualité de l'eau. Faut-il d'avantage lire les analyses que les espèces ? L'un nécessite de l'argent, l'autre est gratuit.

      Les programmes : Vigie-Jardin, Vigie-Nature, Vigie-Rivière, etc. (où les réseaux des citoyens observent pour faire avancer la science), les inventaires participatifs (où le public alimente une base de données avec des e-observations) devraient améliorer les analyses sanitaires des paysages... Mais, ces programmes sont surtout utilisés (désormais) comme les outils des propagandes éco-touristiques large audience où les signaux d'alertes sont censurés.
"Oublions les insectes malades, ignorons les fleurs étiolées pour dire qu'il fait bon vivre ici dans notre campagne..." De fait l'observation participative, certes, à but non lucratif, est néanmoins détournée de sont objectif de rapporter des faits (où, justement, les alertes sont importantes) Pour ne prendre qu'un exemple, ici en Bourgogne - Morvan, on publie la disparition (raréfaction) des papillons via des théories sans les alertes de terrain. Plus navrant encore : la seule audience qu'ont les plantes génétiques mutées est celle des commerçants qui veulent bouturer les plans pour commercer de nouveaux produits panachés (les lauriers, les lierres, les cognassiers, etc)...
Rares sont les inventaires (privés) à pousser aussi loin le détail de l'observation jusqu'à questionner les comportement des insectes... Pourquoi les inventaires mutés du Morvan sont ignorés (surtout des spécialistes) ?







      Observer les anomalies (et surtout les mutations génétiques) pour comprendre les risques d'exposition aux polluants n'est pas un exercice facile. Le suivi pluriannuel des pathotypes in natura (dans un parc régional de surcroit) n'est pas vraiment un dossier médiatique (estimé du public) et l'expertise biologique difficile s'enracine toujours dans de nombreux sujets écologiques. Pour comprendre d'avantage l'écotoxicologie et les bioindicateurs, il serait intéressant de multiplier les observations des pathotypes en menant des enquêtes participatives pour démultiplier les collectes d'informations (mais ce travail au moins dans le Morvan n'est pas apprécié des partenaires).

      Les conséquences écologiques - biotiques des radiations ionisantes (pollution nucléaire) et des impacts chimiques polluants véhiculés par l'eau (dans le Morvan ou ailleurs en France), sont mal connues. Bizarrement, il y a peu de données sur l'abondance des espèces patrimoniales impactées par des stress environnementaux. La synécologie des invertébrés, l'évolution trophique en situation dégradée par exemple n'est pas vraiment la priorité et disparaît toujours derrière le recensement souvent touristique des espèces médiatiques. Le peu d'études publiées (à l'international) sur les pathotypes est principalement basée sur l'échantillonnage dans quelques endroits cibles (où la science spectacle est surtout une communication politique de propagande). Que faut-il voir où comprendre lorsque dans un site de Bourgogne (là où la pollution ne devrait pas exister!) le taux des monstres dépasse celui des inventaires de quelques travaux menés à Tchernobyl ou Fukushima ? Questionné sur le sujet, Monsieur Anders Pape Moller, nos explique que le dossier Morvan ne peut être appréhendé que par les seules lectures des fréquences d'anomalies. Sans ces mesures, les annotations photographiques n'ont pas vraiment de conclusions significatives... Les donneurs d'alertes doivent-ils alors travailler par recensement statistique? En fait, pour ces dossiers gênants, les ébauches sont souvent décriées pour des raisons peu avouables... Pour quelques spécialistes le dossier Monsres-Morvan n'existe pas CAR les fréquences des anomalies sont inconnues. Pour d'autres le sujet n'existe pas CAR la pollution n'existe pas dans le Morvan. Et, pour certains donneurs de leçons cette alerte n'a aucune portée puisque la cause monstrogène n'est pas identifiée par démonstration. Donc, en fait, c'est : "circulez, il n'y a rien à voir, tout va bien". On comprend déjà un peu mieux comment la mer se vide de ses poissons et la terre de ses papillons... La préservation des biosphères fragiles est une vue théorique de l'esprit, (un objectif incompatible avec le rendement du profit immédiat, véritable oxygène moteur du prédateur qu'est l'homme)...

      La distribution des phénotypes monstres et le maillage des infections et pathologies dans le site cible du Morvan semblent surtout corrélés aux lieux pollués selon l'expression (des alternances pluies importantes / fortes chaleurs) de plus en plus contrastées. Il serait intéressant de coupler les cartes d'occurrence des insectes (monstres et malades) avec les résultats des analyses d'eau en liant ces résultats aux références floristiques aberrantes; (les végétaux sont fixes et les insectes sont mobiles)... Les occurrences cumulées par périodes sur sites pollués indiquent que le premier semestre 2014 aura été la phase la plus monstrogène chez les insectes -depuis douze ans que les observations sont conduites sur le Morvan-. La tendance générale depuis 2002 semble indiquer que les aberrations pigmentaires (chez les criquets surtout) sont en constantes évolutions rappelant l'exemple récent des batraciens. L'évolution numérique (graphique) des anomalies entomologiques démontre que les aberrations sont synchrones et touchent plusieurs groupes biologiques différents. Les groupes menacés de raréfactions et certains taxons sensibles ne sont pas épargnés. Les papillons zygènes par exemple qui disparaissent des paysages révèlent des malformations pathologiques. Les inventaires (ici très incomplets) de ce Morvan "muté" infirment les rhétoriques rassurantes d'un paysage épargné du stress (selon la conception des îlots de vieillissements forestiers isolés et le maillage vert et bleu épargné qui doit permettre la libre circulation des espèces préservées dans des Edens salutaires). Le stress de la concurrence, l'impact du climat bouleversé, la pollution de l'air et de l'eau, la propagation des maladies, le déplacement biogéographique des espèces, (les invasions, les migrations), le brassage du vivant, sont des principes dynamiques (des synergies) qui ignorent TOTALEMENT les frontières théoriques d'un zoo sanctuaire dessiné sur papier. Les théories prônées par certains acteurs locaux sont des inepties lourdes.




 
Comment expliquer la fréquence apparemment élevée du leucisme-albinisme chez plusieurs groupes synchrones ? Peut-on
supposer des phénomènes d'une spéciation écologique allopatrique (isolement géographique et reproductif de quelques
populations d'une même espèce) en cours ? Peut-on parler de potentiel "évolutif" en cours (et donc "normal") pour cet
habitat Morvan ? Les populations édaphiques (liées au pH, humidité, caractères particuliers du sol) des batraciens
semblent surtout marquées par ces transformations facilement repérables dans le paysage pollué...


      Pourquoi, comment tant de morphologies désordonnées dans un seul site du Morvan ?! Les inventaires d'espèces déréglées restituent ici des résultats bien curieux… Comment prouver la relation d'une cause (éventuelle) à cet effet d'un dérèglement multiaxes ? Le hasard, (seul ?), ne peut sans doute pas expliquer ces anomalies si nombreuses. Faut-il examiner les taux de survie des espèces ? Faut-il regarder si les malformations (en bruit de fond) sont transmisses aux descendants ? Faut-il réduire l'étude des anomalies sur certaines espèces cibles ou faut-il ouvrir l'observation le plus largement possible pour éviter un procès d'intention ?

      Les inventaires de biodiversité à visées pédagogiques (réalisées par les parcs régionaux où l'on dit en substance :"tout va bien, merci, venez voir, c'est bon pour le tourisme" sont assez orientés et donc assez inutiles. A, l'inverse, à l'autre bout de l'échelle "touristique", espérer des inventaires comme ceux tentés (par des particuliers) dans le périmètre restreint de Tchernobyl est si stratégique que les données, déjà contrôlées, deviennent privées.

L'observation est pourtant a-c-c-e-s-s-i-b-l-e à chacun ! Alors que voit-on si l'on observe ?

Réponse : des choses étranges, qui,... forcément ininterpellent ceux qui publient, puis,"dérangent"...
Après les civilités de convenances où l'on présente son CV, après quelques tentatives pour récupérer des espèces et s'approprier le sujet pour une publication de science (le cas s'est produit à trois reprises avec les lombrics), les propos s'arrêtent toujours de la même façon. Et d'aucun de critiquer... Les principales réactions au dossier sont les suivantes :

1) Votre sujet est intéressant, mais, ces problématiques ne sont plus celles de mes dernières recherches. Je me suis tourné vers d'autres, sujets.
2) Il semble que vous fassiez des observations très détaillées comme le suggèrent les photos transmises. Je ne suis finalement par certain de pouvoir vous aider et vous souhaite de bonnes continuations.
3) Je manque de temps pour vous répondre, ces travaux correspondent à des études que nous allons mener. Nous sommes également très sensibilisés à la préservation du boccage.
4) Vos références n'existent pas, ce sont des canulars, des inventions. Et, si c'est Tchernobyl, faites des analyses du sol et dégagez de là.
5) Ici clairement, il n'y a AUCUNE MUTATION GENETIQUE, donc, le document présenté est "farfelu".
6) Avec vos images vous exposez un catalogue morbide de la variation naturelle qui existe naturellement dans une nature naturelle, et, naturellement il n'y a rien de nouveau... Que voulez-vous que je vous dise ?
7) Pourquoi donc suggérez-vous l'influence d'un polluant, quant tout est possible ?
8) Quelle alarme pour rien ! L'inquiétude n'est réelle que si et seulement si vous démontrez la genèse des troubles corrélée aux causes que vous ignorées... DONNEZ-MOI LES FREQUENCES DES ANOMALIES ! FAITES LES DOSAGES !
9) Nul, oui nul ! Les morphes anormaux font partie de la normalité !!! La norme est un ensemble d'anormalités distribuées différemment. Rien de plus. La vie fonctionne comme cela. Bref, observer des "anomalies" n'est pas une preuve de quoi que soit. Que voulez-vous démontrer dans ce sujet ?
10) Vos observations (peu banales, qui démontrent votre pugnacité) n'existeront que si et seulement si elles arrivent sur nos bureaux. Pourriez-vous nous envoyer ces criquets roses et ces grenouilles bleues et blanches pour les étudier dans élevages chez nous ? Concernant les plécoptères anormaux, je réitère ma proposition d'examiner des individus, en particulier des larves pour exclure le problème des mues "ratées". Cela me semble une démarche nécessaire pour partir sur des bases solides. Si vous souhaitez avoir un avis "d'expert", je suis disposé à vous accorder un peu de temps, mais, cela passera forcément par ma loupe binoculaire, à vous de voir.


      Constat :

      1)
Plusieurs analyses sur le Morvan démontrent depuis quelques années que les désherbants dérivés de l'urée sont retrouvés dans l'eau. 2) Ces désherbants ont été démontrés mutagènes (ailleurs, c'est vrai, = en laboratoire par d'autres personnes), puis, constatés problématiques en France -Lebailly 1998-. 3) Effectivement, les animaux malades (transformés), anormaux, photographiés dans ce document n'ont pas été autopsiés... LA CAUSALITE, pas à pas, n'a donc pas été faite (au moins pour les références de cette page Internet). Par contre des analyses d'eau règlementaires (puisque l'eau circule dans un réseau à destination de la consommation humaine !!!!) affirment que l'eau EST REGLEMENTAIREMENT SAINE (puisque le règlement évite quand même un peu de rechercher les phytosanitaires mutagènes, qui existent jusque dans les eaux souterraines dans l'ensemble de la Bourgogne)... D'un côté des analyses "consensuelles" qui ne cherchent rien (ou pas les bonnes choses), et, de l'autre un inventaire d'espèces déréglées... Faut-il privilégier la lecture (gratuite) des espèces malades sur le site ou faut-il privilégier les analyses (payantes) ou les dosages sont ceux de la propagande ?

      Dans une vision plus large du dossier : la mort, la disparition des espèces sont aussi (comme les mutations) des processus normaux du paysage vivant. Alors, pourquoi s'inquiéter ? D'ailleurs les molécules "agressives" font aussi partie du grand spectacle de la vie. Pourquoi s'inquiéter ???? La genèse paléontologique du vivant qui invente ses progénotes démontre chaque fois que les modèles initiaux sont toujours initiés dans un stress "biologique". Le facteur féminisant des êtres, la respiration cellulaire sont des évolutions imposées par des attaques chimiques. Donc pourquoi s'inquiéter de la toxicité des choses puisque le vivant progresse, vie et fonctionne depuis toujours par : a-d-a-p-t-a-b-i-l-i-t-é ? Faut-il alors arrêter de regarder. La grande solution est celle du laisser faire ?

      Prenons encore l'exemple des grenouilles. En dehors des prédateurs, exit les rayonnements solaires ou le réchauffement climatique, objectant d'autres causes exogènes maintes fois citées, les batraciens peuvent disparaître de la nature par le stress d'interactions que l'animal développe avec son environnement. Les pesticides ont le défaut par exemple d'être des perturbateurs endocriniens rémanents pour de nombreuses espèces, et, l'activité de reproduction de plusieurs groupes est dégradée au point d'un non retour sans même qu'il faille imaginer un seuil d'équilibre avec un possible retour. De plus, la réaction la plus insidieuse est l'effet cocktail qui déclenche certains troubles que lorsque plusieurs contaminants sont présents. La pollution de l'eau qui véhicule les intrants nocifs (dès les premiers instants) agit alors sournoisement dès le début en faisant disparaître les espèces dans un silence de mort. Confer les mutations des grenouilles reliées aux pesticides (Hayes et Tyrone B. en 2006).

      Les indicateurs pollumètres, les preuves initiales de stress dans un biotope permettent sans analyse chimique (de l'eau et/ou des sols) de démontrer le niveau de naturalité des paysages... Observer permet de juger la contamination des chaînes. Encore faut-il : O-B-S-E-R-V-E-R !!!




Espèces cibles et calcul de l'indice IBGN...




 

L'état sanitaire d'un biotope d'eau calculé par l'indice IBGN.

      L'état sanitaire d'un biotope d'eau peut être évalué qualitativement -par la magie du langage des chiffres- en calculant l'indice IBGN (= Indice Biologique Global Normalisé) basé sur la composition des peuplements d'insectes dont l'abondance et le nombre d'espèces révèle le niveau de naturalité du paysage. Ces calculs réalisés à partir de piégeages exhaustifs (qui affinent la "cartographie" des inventaires) tuent malheureusement les sujets capturés... Cette approche numérique par indice doit être critiquée.
En effet certaines populations sténotopes et sténoèces privilégient un type d'habitat et leur absence locale ne signifie rien du point de vue de la qualité des eaux (puisque la présence est corrélée à des préférences biologiques). A l'inverse les espèces euryèces peu spécialisées, peu exigeantes peuvent gagner des territoires et élargir leur niche écologique sans rapport avec la qualité de l'eau. D'où, l'idée qu'il faudrait surtout ne travailler qu'aux espèces indicatrices de même valence écologique (= la propension à coloniser des milieux différents). Dans les faits, il faut aussi et surtout prendre en compte les caractéristiques topologiques du site, son altitude, son exposition, ses coordonnées géographiques et compter avec les variations saisonnières... Une cuvette d'eau dans le haut Himalaya n'est pas comparable à celle d'un paysage du Morvan. Autre problème : les piégeages, fauchages, dispositifs lumineux sur site ne capturent le plus souvent que les insectes adultes (=les larves sont ignorées) et de ce fait la bio-évaluation de la qualité de l'eau par échantillonnage (même simplifié) est assez problématique pour des unités du paysage où l'eau est soit stagnante, soit en mouvement. Pour cela, l'idée est alors de rechercher des nouveaux indices biologiques plus fonctionnels qui répondent surtout aux problématiques des pollutions organiques, chimiques, anciennes ou actuelles, qui peuvent fluctuer. (Pollard &Huxman, 1998 ; Karr, 1999 ; Wasson, 2001 ; Souchon et al., 2002 ; Logan & Furse, 2002; Buffagni et al., 2004 ; Irvine, 2004). Les méthodes de bio-évaluation de la qualité de l'eau sont très disparates, Vugteveen et al. (2006). Chacun, dans son coin, invente ses méthodes (ses indices) et raconte ses théories...

      En simplifiant tout à l'extrême : beaucoup d'insectes = bonne qualité des eaux; peu ou pas d'insectes = eau de mauvaise qualité. En fait, les indices mesurent la présence des espèces sur site, mais, à vrai dire, pas vraiment la santé des sujets comptés.
Pour éviter d'étouffer par le manque d'oxygène certains insectes développent des branchies anormalement grandes (formes photologies). La présence numérique des insectes va dans le sens d'une bonne qualité de l'eau mais l'observation des branchies monstres indiquent un manque d'oxygène lié à une eutrophisation (une eau de mauvaise qualité). C'est surtout l'état sanitaire de l'espèce qu'il faut considérer pour appréhender la qualité de l'eau. Déduire la qualité théorique de l'eau par la présence ou l'absence des espèces vivantes (sans tenir compte de la santé des groupes) n'est pas une méthode acceptable... D'où l'importance de dénombrer les espèces anormales, et les comportements déréglés ce qui est fait dans ce dossier...




L'examen des comportements pour évaluer la sénescence des insectes.


Généralement lorsque les fourmis meurent, elles sont transportées par les ouvrières dans un cimetière. Observer des fourmis
mortes (isolées) comme montré ci-dessus dans le paysage est donc une vraie alerte d'un problème réel sur le site !

Pour lutter contre la contagion des maladies infectieuses -aggravée par la proximité des individus
qui vivent en société-, les fourmis ont au cours de leur évolution paléontologique développé
des glandes spécifiques dans le pétiole (la partie entre l'abdomen et le thorax).





N'oublions pas, rappel :

Phénotypes variés = Biodiversité.
Phénotypes dégradés (ou "a"-variés) = ALERTE !






Une grenouille qui devient bleue, une fleur qui prend ses "libertés" n'est pas
un petit amusement
(sorte d'adaptabilité ludique) de l'espèce...

      Produire un nouveau phénotype est la réponse biologique d'un organisme évoluant dans un environnement. Le processus peut être naturel (c'est à dire positif) ou résolument dégradé... Résumons la chose avec humour : (Phénotypes variés = Biodiversités) MAIS (Phénotypes 'A'variés = ALERTES). A une lettre près l'interprétation est opposée ! Et c'est là toute la difficulté de lire l'expression des espèces...
Dans une publication que nous ne citerons pas pour éviter la publicité, récemment, des auteurs ont souhaité proposer une image esthétique en couverture d'un inventaire concernant les grenouilles. Oui, l'image est "belle"... MAIS le morphe de l'animal (magnifique) est le résultat dégradé d'un animal souffrant, c'est un monstre : un sujet anormal... Dès lors, la publication a un autre goût... Avant de disparaître des paysages, les batraciens (comme les autres espèces) ont des expressions pas forcément conformes...

      Les organismes vivants ont tous quelques armes enzymatiques (les cytochromes de détoxication) pour se "purifier" des contaminants nocifs auxquels ils sont exposés. (Confer les travaux de Yann Gueguen chercheur au Laboratoire de radiotoxicolgie expérimentale). Mais les mécanismes en environnement dégradé sont souvent dépassés... Les effets négatifs induits par les produits phytopharmaceutiques sont alors multiples et agissent surtout dans des lieux et/ou à des moments inattendus (ou ignorés des protocoles sanitaires). Il a été montré (et démontré) que des doses infinitésimales d'insecticides (désignées insignifiantes et inoffensives) augmentent considérablement la mortalité des abeilles déjà soumises à d'autres stress où par exemple infectées par le parasite protozoaire Nosema ceranae. Les sensibilités, les seuils toxiques et létaux varient considérablement selon la synergie propre du cocktail spécifique des agents stressants (Vidau, 2012, Wu 2012). Les interactions synergétiques sont cent fois plus graves que les effets cumulés des produits chimiques examinés (séparés les uns des autres) au laboratoire. Pour la nocivité dans la nature, l'effet levier du cocktail se résume à 1+1 =350 ! Les écosystèmes jouent TOUJOURS une partition où la variété des facteurs de stress physiques, chimiques et biologiques agit selon une combinaison TOUJOURS particulière pour induire une maladie, une dégénérescence, un trouble biotique dans les populations. La synergie des réactions est SURTOUT induite par la séquence d'exposition aux facteurs de stress, lesquels, n'ont reçu pratiquement aucune attention !!! Aufauvre en 2012 a démontré cette synergie, cette équation levier entre des bioagresseurs et des insecticides, notamment le fipronil et Nosema ceranae... Le monde ne fonctionne que par des interactions complexes ! La vérité d'un processus global n'est surtout pas la somme arithmétique de quelques composants.

      Des études devraient être menées (sur site) pour démontrer les fortes associations
entre stress, parasitisme, malformations physiques (= morphotypes dégradés) et systèmes aquatiques pollués. Il y a des mécanismes sous jacents et des connexions. Tout n'est pas expliqué, certes, MAIS tout est parfaitement o-b-s-e-r-v-a-b-l-e !!!
















Alors ne confondons pas :

"Chargé de communication"
et "Chargé de propagande".




      Le manque d'esprit critique peut donner l'illusion qu'un paysage idyllique de carte postale est vierge de pollution... Le défaut de jugement doit être nuancé en tenant compte que la pollution de l'eau est évidemment invisible. L'image d'un biotope cible à Tchernobyl ne restitue pas forcément la radioactivité (invisible)... Oui, seule l'observation des espèces pollumètres renseigne... Certains animateurs (chargés de propagandes) utilisent l'outil redondant des concours photographiques pour faire passer un message soit disant éducateur aux enfants. L'éducation, la VRAIE serait d'expliquer in situ (TOUS) les pollumètres même ceux dérangeants. Que valent ces thématiques transversales de l'eau où le message idyllique n'a qu'une visée "touristique"? Regarder sans comprendre n'est pas éduquer. Photographier sans analyser n'est pas pédagogique. L'inverse, c'est juste une activité de garderie pour gosses... Arrêtons la théorie et soyons pragmatiques. Organiser un concours de photographies n'est SURTOUT PAS une explication des choses. Il parait que l'eau en Bourgogne, en l'état actuel des connaissances, est de bonne, voire très bonne qualité. Mais les dispositifs de surveillance de l'environnement (via les espèces sentinelles pollumètres) sont... assez inexistants...




Si la pollution de l'eau du Morvan est "invisible", les effets induits sur les phénotypes sont manifestes...
Faut-il croire qu'avec un criquet rose et/ou une grenouille "quasimodo" le monde est en pleine mutation ?




  

      Outre la protubérance évidente sur le dos, le batracien repéré dans le biotope pollué souffre de plusieurs malformations aux pattes, doigts tordus à la patte antérieure droite, et, doigt unique sur un moignon à la patte postérieure droite, (confer l'image ci-dessus à droite). L'animal incapable de se maintenir sur un plan d'eau, flotte ventre en l'air (entraîné dans une rotation par le poids de la protubérance) et avance par des mouvements inefficaces des pattes postérieures...

      Quelles peuvent être les origines de ces anomalies qui apparaissent si nombreuses dans le biotope ? Pourquoi tant d'espèces sont-elles touchées par des mutations dans la région ? Pourquoi ces découvertes sont-elles réfutées ?
Lorsque les institutions racontent ici leur discours pédagogique qui expose "la bonne qualité générale de la ressource", l'examen circonstancié des pollumètres de l'eau est assez édifiant. Qui croire ? La Nature ou le langage apocryphe de quelques spécialistes ?




 
Déformations monstrueuses, ces limaces anormales ont été photographiées vivantes...


Partageant le biotope des escargots malades et des grenouilles monstres, voici une autre espèce animale inféodée aux zones humide : la limace...
Les limaces montrent également des
anomalies morphologiques sévères.


 
Autre limace monstre, découverte et photographiée, morte...

Dans le biotope humide, de nombreuses limaces présentent des protubérances...
Quelles peuvent être les origines de ces anomalies nombreuses ???




Selon le langage officiel (d'un organisme publique que nous ne
citerons pas) : "...les eaux dans le paysage en Bourgogne
seraient de bonne qualité
... Et, il n'y a aucune alerte
suffisante pour réviser nos procédures et actions
qui, depuis toujours, sont irréprochables."


Oui, certainement. Et, peut-être
aussi, qu'il n'y a pas pire
aveugle que celui qui
refuse de voir...




Le Morvan, terre de conflits...



 
 
Vu dans le parc, toutes ces affiches... Ok, c'est entendu, mais, que signifie finalement ce massage ?







      OUI ! "Vive le Morvan Libre."

      Ce message peut avoir un double sens.

      Le premier sens peut vouloir dire : "Ne venez pas nous emmerder. Rien à faire de vos règles (régionales et européennes), foutez le camp, laissez nous faire ce que l'on veut chez nous. Nous voulons être libres." En tenant compte des actualités passées dans les médias, on peut voir cette signification dans ces affiches.
Pour un observateur étranger (aux problématiques locales) un second sens pourrait signifier : "moins de sapins, plus de flore et plus de faune. Nous voulons retrouver le beau Morvan d'antan. Nous voulons vivre le vrai Morvan originel. VIVE Le Morvan Libre." Cette idée alors naturaliste d'une préservation de la nature est diamétralement opposée au premier message qui revendique, lui, l'utilitarisme libre et cupide.

      Quelque soit la signification du message, les écriteaux, plantés sur le chemin défoncé par les quads -à l'origine le GR touristique du Morvan-, prouvent que la polémique n'a pas besoin du nombre pour exister. Trois péquins dans le bois et déjà cent injures dans le vallon... Le premier a un fusil de chasse, le second pratique le sport mécanique et le troisième transporte sa tronçonneuse à bois... Les forêts du Morvan sont accueillantes...

      A votre santé messieurs - dames, buvez notre eau et venez vivre le Morvan libre !

Quelle que soit la signification, ce
message existe...



En analysant la situation écologique générale de la Bourgogne, oui, le Morvan apparaît
comme cette citadelle de plus en plus précieuse, véritable îlot refuge des espèces.










C'est le temps des inventaires primés...
 

      Dans les régions les plus polluées de France (inutile de classer les sites connus et présentés dans l'actualité), les inventaires de biodiversité publiés sont dorénavant récompensés par des prix. Ce sponsoring (commercial) est insidieux car il plébiscite les catalogues rendus attrayants (au mépris de la réalité sanitaire des biotopes). Cette course à la publication papier (associée au tourisme de propagande) fonctionne via l'outil des "e-observations". Le public est invité à envoyer ses images d'inventaire vers une base internet qui centralise le flux (sans contrôle possible de la provenance réelle des images). Le dispositif autonome reste en place jusqu'au moment où l'équipe de recherche vend le catalogue papier au public qui a réalisé l'essentiel du travail. L'inventaire publié (forcément récompensé) n'est surtout pas une explication de texte qui pose le doigt sur la pollution et la sénescence des espèces...



Le "taon" des inventaires racontés en aveugle !


      Comment diable peut-on publier (et commercialiser) des inventaires de biodiversité des espèces patrimoniales du Morvan (et d'ailleurs) en passant sous silence de tels contingents déréglés, malades et mutants ? Les rapports sont-ils si décalés de la réalité de terrain qu'ils sont faux ? Le rapport embelli est-il une manipulation volontaire ou une ignorance d'expert ? Donnons un début de réponse avec un exemple...

      Imaginez que vous présentiez une publication sur les morvandiaux. Pour accrocher le public vous souhaitez retenir une couverture qui aura de l'impact. Pourquoi ne pas prendre l'image de ce garçon joufflu (très) souriant qui s'amuse et donne une idée de caractère à la publication ? Oui, l'image du sourire est publiée en couverture. Mais, l'expression si particulière s'avère être finalement celle d'un jeune garçon trisomique. Sans porter le moindre jugement à cette maladie, il est assez problématique de choisir une référence sur l'aspect purement esthétique sans rien connaître de l'état cognitif (et biologique) du sujet. Choisir l'originalité comme accroche peut s'avérer assez douteux surtout si le sujet est expertisé après coup. Ce constat peut être transposé à une publication récente sur les batraciens. Les auteurs ont opté pour la couleur originale d'un animal (monstre) pour présenter l'inventaire des espèces patrimoniales... Cette référence démontre que les monstres existent dans le paysage et qu'il faut aussi compter avec l'approximation d'expert. En fait, pour les inventaires de biodiversité, il n'y a pas plus aveugle que celui qui ne regarde pas ! Le décalage est de plus en plus grand entre la théorie et l'observation de terrain. Dans cet inventaire des espèces "déréglées" du Morvan, un insecte sentinelle (bio indicateur de naturalité des paysages d'eau, voir ci-dessous) est l'allégorie parfaite de ce décalage !!! En privilégiant l'expression théorique laborantine, en travaillant qu'à partir d'insectes épinglés, morts, dans des cadres cimetières, les savants qui inventorient les espèces passent à côté de l'essentiel (c'est à dire le vivant tel qu'il existe en pleine nature). Durant l'été, le Chrysops caecutiens (hématophage) qui pique pour se nourrir de sang, peut former des cohortes abondantes et donc harceler le naturaliste qui inventorie les lieux humides. Comment ne pas remarquer que cette mouche a surtout des couleurs pleins les yeux !!! Appeler "taon aveugle" cette mouche est une ineptie d'aveugle ! Dans leurs guides tout en couleur (dont l'objectif est d'identifier les espèces en milieu naturel, -donc vivantes-), les scientifiques (aveugles ! peu "clairvoyants" et/ou pas très logiques) ont dessiné le "Taon aveugle" (mort) avec des yeux noirs (car les pigments des yeux à facettes disparaissent effectivement lorsque l'insecte est sec). En fait une nature morte perd toujours un peu de ses couleurs !

      Peut-on raconter la santé d'un paysage, (la dynamique des espèces), en ergotant des théories à partir de l'examen de cadavres empalés de quelques collections entomologiques (ces cadres inutiles) qui ne constituent qu'un cimetière entomologique ? Le cimentière est-il le meilleur matériel pour raconter le vivant ? Pour les biotopes d'eau, de nombreuses populations sentinelles (et même pollumètres) existent, mais, encore faut-il lire les indicateurs en place dans le biotope. Le Taon aveuglant n'est-il pas l'allégorie que des personnes (à Paris et également en Bourgogne) dont le métier est d'inventorier le vivant racontent que tout va bien dans le Morvan sans même visiter les zones naturelles et la VRAIE biodiversité (dégradée) des petits peuples de l'infra monde ?





La mouche Chrysops caecutiens (Linnaeus, 1758) est une espèce sentinelle des biotope d'eau...
Les yeux (pigmentaires) très colorés de l'insecte virent au noir après la mort.




Voici le petit Taon aveuglant ou Chrysops caecutiens forma ludens
Cette mouche souvent déssinée avec des yeux noirs dans les livres
d'entomologie est un indicateur des zones humides. Le spécimen
photographié ci-dessus a été repérée dans le Morvan
sur un buddléia ("mutant") et une ombellifère...




-=-=-=-=-=--=-=-=-=-=-

     Les taons, (mouches Tabanidae) sont effectivement des indicateurs pollumètres des biotopes humides. Certains taons, Haematopota pluvialis, par exemple, n'hésitent pas à vous harceler en promenade (même par : "taon" temps de pluie) !

Taon des pluies (Haematopota pluvialis)
 
Taon des pluies (Haematopota pluvialis)

     Mal aimées, sales, insignifiantes, vectrices de maladies, parasites d'animaux, porteuses de mort, ravageuses de cultures, dérangeantes, irritantes, nombreuses, sales, etc,… les mouches n'en restent pas moins des bio-indicateurs utiles de la qualité de l'eau d'un environnement. Les taons sont, donc, des espèces sentinelles des zones humides car les femelles adultes pondent sur les végétaux aquatiques, dans la vase ou directement dans l'eau. Les larves sont donc souvent semi-aquatiques ou aquatiques. Si le "temps des pluies" (= le Taon des pluies) est un bon thermomètre de la qualité de l'eau, une autre petite mouche cette fois inoffensive peut véritablement nous renseigner sur la qualité chimique du liquide. Ainsi, exploiter les mouches qui vivent dans le biotope humide n'est pas qu'un divertissement "ludique". La Drosophile, Drosophila melanogaster (Diptère Drosophilidé), permet de mesurer, sans aucun frais, la pollution aquifère !
Russell Grant a effectivement le premier observé qu'au contact d'une eau contaminée, la petite mouche du vinaigre meurt dans un laps de temps plus ou moins long selon le degré de contamination - de quelques minutes à quelques heures. En mesurant son espérance de vie, on peut évaluer (sans analyses chimiques coûteuses) le degré de pollution de la ressource. (Confer : Danger, they're dropping like flies, Andy Coghlan, dans la revue : New Scientist, n°2210, 30 octobre 1999, page 23).

     Les produits phytosanitaires et autres "merveilles" chimiques résistantes que l'on nomme couramment pesticides (mot que l'on pourrait étymologiquement traduire par "tueurs d'hôtes indésirables") imprègnent de façon grave tous nos environnements depuis un demi siècle ! L'eau est polluée. Même si ces produits concourent dans un premier temps à augmenter les rendements des cultures (en éradiquant, soit disant, quelques populations entomologiques prises de vitesse dans leur course à la mutation (résistances spécifiques aux poisons), la méthode des éradications des "bestioles indésirables" a des impacts inacceptables pour l'environnement !


      Faut-il suivre mieux et améliorer d'avantage le contrôle sanitaire déjà très coûteux des unités de distribution de l'eau servant à l'alimentation humaine ? Certains disent oui, ceux qui facturent effectivement les analysent d'eau à leurs clients. Faut-il préférer la lecture du bilan sanitaire édité par les laboratoires à l'interprétation logique et gratuite des indices naturels récoltés sur le terrain ? Pourquoi payer à grands frais des analyses d'eau lorsque les insectes, par exemple, permettent de sonder la qualité de la ressource ? Et si l'observation des espèces nous servait de guide pour évaluer la santé de nos biotopes ? Ce dossier consacré à l'eau est la base de publication du dossier : "Précieux insectes, indicateurs de santé des biotopes", Nature & Progrès N°57 avril - mai 2006 Eric Geirnaert.








Les bio-indicateurs, les insectes pollumètres.
On peut être le "diagnosticien" du
paysage en regardant les espèces...


     La santé d'un biotope peut être évaluée qualitativement sur les indices biotiques, c'est à dire sur la composition des peuplements en invertébrés (normes IBGN = Indice Biologique Global Normalisé) dont l'abondance et le nombre d'espèces différentes sont fonction de la santé de l'unité paysagère. Quelques insectes, des coléoptères surtout, sont recherchés pour suivre la santé des arbres (Bigot L., Kabakibi M. 1987); et, concernant l'eau, les entomofaunes les plus examinées sont celles dont les larves sont aquatiques (libellules, éphémères, trichoptères, moustiques et perles).

     De nombreux indicateurs (qui existent donc à l'état naturel dans les biotopes) permettent d'interroger la santé environnementale des unités dans le paysage. Il n'est pas indispensable d'avoir recours aux analyses chimiques coûteuses pour vérifier (sur le terrain) qu'un biotope est sain ou contaminé. Une bonne connaissance des espèces sentinelles, et, une observation suffisante permet à l'écologue naturaliste de mener une enquête fiable. Parfois une lecture éthologique est suffisante !!! Malheureusement aucune formation de recherche ne forme des écologues de terrain pour analyser les implications biologiques humaines. (Nous nous répétons, mais c'est essentiel !) En raison de l'orientation actuelle des formations universitaires, ces recherches, pourtant fondamentales, sont ignorées. Dès lors, même si des indicateurs virent au rouge (le cas d'un criquet rouge-rose); la communauté épistémique ignore les dangers (et les alertes).

     En appréciant plusieurs biosphères naturelles, en décryptant quelques données extraites des unités paysagères humides, on peut se demander si la science moderne qui pollue insidieusement l'eau est vraiment au service de l'homme.



Une petite mouche examine l'eau...

L'insecte pollumètre se détourne d'une eau contaminée...
 
Un insecte pollumètre, ...
... qui se détourne d'une eau contaminée !!!
Passez la souris sur la photographie pour voir la seconde image.




     Le bio-indicateur (végétal, animal, - mutant ou non -) peut devenir cet outil intégrateur dans les activités éco - industrielles. Le petit être vivant de l'infra monde peut être ce point de rencontre et d'aboutissement des pratiques hétéroclites, parfois, contradictoires. De temps à autre choyé, quelquefois éradiqué, il ne dégage pas encore de consensus. Mais, grâce à lui, on peut suivre la santé des unités paysagères. L'insecte, comme ce criquet rose est un véritable bio-indicateur de la santé d'un environnement. Mais, si celui ci vire au rouge pour signaler un danger, faut il encore lui porter une attention suffisante.

     Un criquet rose ou rouge (mutant) n'est-il pas un signal d'alerte ?


Nature & Progrès N°57
 
La présentation d'un célèbre criquet mutant
lors d'une étude des indicateurs biotiques dans
Nature & Progrès N°57 avril - mai 2006




L'eau et le paysage en Bourgogne

Document réalisé par Eric GEIRNAERT
(E-mail : eric.ambre.jaune@hotmail.fr)




Après la contamination de l'eau, voici celle des chaînes alimentaires.
Le dossier des OGM.
OGM : l'Organisation du Génocide Mondial





 


Correspondances et réponses
aux lecteurs











Malformations et dispariion des papillons.
Cher Monsieur Geirnaert,
Mon ami Roland Essayan m'a transmis vos derniers messages, dont j'ai pris connaissance avec intérêt à mon retour du Jura, où je passais le mois de juillet. Ce que vous décrivez coïncide avec mes observations sur le Gazé (Aporia crataegi), rassemblées dans un article à paraître en septembre dans le prochain fascicule de la Revue Alexanor. Il est difficile de se prononcer de manière précise à brûle-pourpoint sur les causes de ces malformations; à cet effet, il faudrait engager une étude très approfondie en suivant des protocoles bien précis. Pendant mon séjour à Poligny (Jura), j'ai visité le Musée de l'Abeille, à Mesnay (à côté d'Arbois), qui présente plusieurs vidéos, dont une (édifiante!) évoquant les travaux du professeur Hannes Kaatz, de la Martin-Luther-Universität de Halle (Allemagne), sur la disparition des Abeilles. Il y évoque aussi celle des Papillons. Il faudrait pouvoir trouver la publication sur laquelle reposent les commentaires de cette vidéo.
Les principales raisons évoquées se centrent surtout sur la synergie des nombreux intrants (insecticides et engrais) utilisés dans l'agriculture industrielle productiviste. Mais sans doute d'autres facteurs viennent s'ajouter aux effets de ces produits, l'ensemble constituant un "mélange détonnant". Il semble que malheureusement, nous n'ayons pas de laboratoires en France qui se penchent de manière approfondie sur ces problèmes, alors que ceux-ci ont l'air d'être pris très au sérieux en Allemagne. Peut-être pourriez-vous trouver une réponse à vos questions dans la littérature publiée outre-Rhin sur cette thématique. Au cas où vous voudriez publier une note sur le sujet dans Alexanor (Revue dédiée exclusivement aux Lépidoptères), nos colonnes vous sont bien entendu ouvertes. Les "conseils aux auteurs" peuvent être obtenus en écrivant à l'adresse indiquée ci-jointe.
Bien cordialement,
Gérard Luquet.



Malformations et dispariion des papillons.
Evoquer les anomalies d'un groupe d'insectes (comme les papillons) entre spécialistes du groupe est assez facile. Mais imaginer une publication pointue sur l'anomalie générale (ou même une brève) s'avère difficile car il faudrait évidemment préméditer une étude statistique du phénomène (avec toutes ses difficultés d'échantillonnages, ses obstacles de mesures et ses ratés rapportés à des paramètres exogènes, variables sur des durées pluriannuelles) pour un résultat qui risquerait fort d'être critiqué pour une multitude de raisons, qui, évoquées ici, dépasserait le cadre de l'alerte...
Voici pour information mon e-mail adressé en janvier 2017 à Monsieur JC Weiss spécialiste des papillons et administrateur de l'Opie.
Monsieur JC Weiss, Bonjour. J'ai observé assez déconcerté des papillons malformés par dizaines dans un même biotope du Morvan, des zygènes par exemple, puis plein d'autres références... Monsieur, auriez-vous des explications sur la disparition (la régression) des papillons où des anomalies ("maladies") seraient expressément étudiées et corrélées ? Les spécialistes papillons (lépidoptéristes) ou entomologistes plus généraux évoquent assez souvent la disparition générale des populations sans forcément étudier les épizooties. Auriez-vous des pistes de réflexion des contacts ? Etant donné que l'Opie n'a pas donné suite au dossier. Cordialement, Eric G.

---> JC Weiss : Bonjour Monsieur Geirnaert, Votre dossier s'inscrit dans la continuité des observations concernant l'entomofaune. Depuis le début du XXIème siècle on constate un déclin continu surtout en France septentrionale. Celui-ci s'est encore accentué les dernières années où la météo peu propice n'a pas aidé! Les malformations chez les papillons ne sont pas rares et peuvent avoir des causes variées (environnementales, génétiques, mécaniques, pathologiques...). Ce qui est important c'est la fréquence. Il faudrait démontrer quelle est inhabituelle et pour ça faire une étude statistique du phénomène. J'ai mis en copie, les emails, vers mes amis Henri Descimon qui connait bien le Morvan et François Michel, généticien réputé qui pourront certainement affiner mes remarques. Je suis surpris que vous n'ayez pas eu de réponse de l'OPIE dont je suis l'un des administrateurs, surtout que Bruno Didier est en manque d'articles pour la revue Insectes. Écrivez-lui de ma part (email xxx) ainsi qu'au Président, Laurent Péru (email xxx). Il y a aussi le bulletin des ALF qui pourrait publier vos observations (email xxx). Bien Amicalement, JC Weiss

---> H. Descimon : Bonsoir, Une réponse brève: je ne fréquente plus le Morvan depuis bien des années et je ne peux pas me considérer comme compétent dans le domaine qui vous intéresse. Il y a quelqu'un qui connait parfaitement le sujet et a publié récemment un excellent travail. Il s'agit de Roland Essayan. Son adresse mail est xxx. Je vous conseille de lui envoyer un mail, il vous accueillera sûrement très bien. Avec mes meilleurs sentiments. Henri Descimon.

---> B. DIDIER. Bonjour M. Geirnaert, Bonjour à tous, Jai déjà effectivement vu passer des photos sur ce sujet. Seulement je ne vois pas ici de matière à développer un article. Existe-t-il des données statistiques avérées, des explications à ces phénomènes ? Merci de nous éclairer ! Bien cordialement, Bruno DIDIER. Revue Insectes, bibliothèque. Office pour les insectes et leur environnement (Opie).

Rédigé de cette façon sur le web, ce dossier alerte expose plus qu'il n'explique. Et, à défaut d'éclairer et puisqu'il n'y a pas matière à proposer un article pour l'Opie, gardons au moins l'iconographie croisée de plusieurs groupes synchrones déréglés, (les images sont le constat d'une réalité). Peut-être sera-t-il bientôt facile de dresser une étude statistique lorsqu'il n'y aura plus aucun papillon (vivant) dans le Morvan... A ce stade, alors, les chiffres seront invariables et "bons" pour une bafouille. L'échantillon : "PAS DES PAPILLONS" obligera les spécialistes à imaginer causes théoriques puisque les acteurs auront disparu. Mais, n'est pas déjà la méthode de rédiger en aveugle, lorsque l'Opie / 2015 raconte la disparition des papillons (JC Weiss) sans évoquer les épizooties et sans dire les monstres malades ? La raison d'ailleurs de mon courrier...







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Autres correspondances :
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Les plantes monstres par une substance mutagène du sol ou la pollution ionisante.
Les plantes, les différentes espèces de plantes sont plus ou moins résistantes aux actions délétères des mutagènes (surtout en milieu ouvert naturel) et les expériences "cloisonnées" en laboratoire sont plutôt rares (incomplètes) et donnent des modèles qui restent mal connus. Là où des résineux peuvent mourir, dans le même environnement dégradé par la radioactivité, des bouleaux peuvent afficher une santé déconcertante !!! Cela tient peut-être à la taille plus réduite des séquences ADN du génome dans les cellules. Les bouleaux subissent moins (ou résistent mieux) aux découpages délétères ionisant.
Les végétaux ne sont SURTOUT pas "égaux" devant le stress mutagène et monstrogène. Ceci dit, concernant les végétaux "bizarres - malformés" du Morvan, faut-il croire que l'observation sur site soit Anormale, (c'est à dire en dehors de la norme) ou regardons-nous ici le bruit de fond moyen tout à fait naturel du monde végétal ? Y-a t-il une "alerte", une "anomalie" dans le Morvan ou regardons-nous ici simplement la vraie nature du monde ???
Monsieur Anders Pape Moller, danois, (spécialiste des sciences du végétal du gène à l'écosystème) observateur érudit des papillons monstres nucléaires répond.
Bonjour Monsieur Geirnaert. J'ai examiné vos photos de végétaux avec les phénotypes 'étranges'. En fait j'ai vu plein des choses 'bizarres' à Tchernobyl où je travaille depuis 1991 et maintenant à Fukushima. Mais en France(!) il y beaucoup d'anomalies chez les plantes et ce niveau dépasse de beaucoup celui observé chez les animaux. A mon avis il n'y a pas d'informations documentées sur la fréquence de ces anomalies dans la nature. A Tchernobyl cela fait peut-être 1-5% dans les zones contaminées. Peut-être c'est mieux de faire des estimas de la fréquence. Ici à Orsay cela fait <0.1% des plantes abondantes sauvages.
Bien cordialement,
Anders Pape Moller.
Chercheur à l'ESE Paris-Sud XI d'ORSAY (Evolution et Systématique Laboratoire).


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Autres correspondances :
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Monsieur l'écologue Eric G., bonjour.
Si la Recherche (pure et dure) ne vient pas expliquer ces observations, votre catalogue de mutants malades est inutile pour la science. Certes nos sujets publiés de toxicologie (la science pure et dure) rebutent le public car il faut lire des graphes, intégrer des chiffres, comprendre des écarts types et des moyennes pondérées, mais, votre méthode dite "alternative" qui consiste à présenter des monstres sous l'angle original de l'infographie est assez inutile, car, sans science pure aucune conclusion significative n'est possible. Tout au plus, Monsieur, vous montez l'existence d'une pollution...
Pascalina T. Laboratoire xxx.


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Autres correspondances :
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On me fait valoir que
1) "des photographies de grenouilles dé-colorées (aussi originales qu'elles soient) ne démontrent aucune cause polluante."
Puis, on me demande
2) "d'identifier les polluants (chimiques ou organiques, pesticides, métaux lourds, etc.)."


1) Dans ce dossier, des végétaux qui "mutent", des insectes qui ont des troubles neurologiques constituent une alerte assez grave (mais pas forcément médiatique). La couleur dégradée des grenouilles a beaucoup plus d'impact...
Je crois le dire à plusieurs reprises dans mon dossier. Mon objectif n'est pas de démonter la cause d'une source polluante. Mon idée est de donner un visuel pour ouvrir l'esprit critique des observateurs potentiels. Je n'utilise surtout pas mes images pour affirmer une causalité. J'utilise mes images pour montrer que les anomalies sont surtout nombreuses sur les sites pollués (dès que l'on se donne la peine de regarder).
Sans la moindre analyse chimique (couteuse) il est loisible de sonder la naturalité d'un site. On regarde, on voit, on estime la santé du paysage... C'est simple, immédiat et gratuit ! Mon objectif est d'alerter que l'on peut apprécier les effets biotiques de la pollution... La pollution est certes (souvent) invisible mais elle a des effets observables.
Un médecin qui se déplace en voiture dans un village de campagne, sans même s'arrêter, s'il voit les populations, les individus tous allongées au sol, inanimés, peut supposer qu'il y a un problème sanitaire... Lequel ? C'est l'expertise médicale qui le dira. Ici les analyse ont déjà démontré plusieurs pollutions.
On peut être le "diagnosticien" du paysage en regardant les espèces, ni plus ni moins...
Maintenant, pour soigner le paysage, le médecin devra identifier la pollution.
Ma dernière découverte d'une grenouille très claire, décolorée presque blanche (à l'identique d'ailleurs des têtards les plus petits) me fait vraiment croire ces phénotypes "mal pigmentés" sont : "dégradés" et ne correspondent pas une variabilité naturelle. La dissymétrie "chronique" des ailes des insectes est-elle ussi une nouvelle variable naturelle des choses ??? Et, posons nous la question: si la grenouille blanchâtre est une référence éminemment "normale" pourquoi n'est-elle pas mentionnée dans les inventaires ???


2) Pollué par quoi ? Par plusieurs cocktails variés (poudres, liquides, solides), ces mélanges toxiques, déposés dans ce qui est devenu une décharge en zone humide. Les produits, se mélangent, évoluent et circulent avec l'eau et apparaissent régulièrement avec les apports de ceux qui considèrent que les dépôts sauvages sont préférable à l'option de la déchetterie.
Pourquoi rechercher en aveugle (et à grands frais) l'identification des polluants
qui pourraient (après protocoles scientifiques vains) expliquer ces anomalies si nombreuses ? Soyons pragmatiques, pour expertiser la pollution (nul besoin de faire des prélèvements d'eau et de sol), il suffit simplement de suivre les acteurs qui produisent, commercialisent et diffusent les produits. Les espèces trans-modifiées (dégradées) sont le reflet tangible de ce que subit la population lorsque les épandages se font aux portes des habitations... N'allons pas dire que l'on ne voit rien !!! FAUX : LA POLLUTION RUINE la santé des espèces vivantes et les références dégradées si nombreuses ici sont un témoignage qui permet de relativiser le langage "rassurant" et consensuel prônés par les acteurs pollueurs.
Pourquoi vouloir identifier une pollution plutôt qu'une autre ? Comment cataloguer les molécules, les ions, autrement qu'en réalisant des analyses en laboratoires (évidemment payantes) ? L'identification, le dénombrement des nombreux polluants du site, l'évaluation n'est pas le problème (ou l'objectif).
Pour éviter le réquisitoire, je ne localise pas les lieux, et je n'identifie surtout pas les responsables.
Peut importe les polluants, ce sont les effets qui doivent êtres pris en compte. Peut importe (dans un premier temps) que le polluant soit x, y ou z. Le diagnosticien regarde la couleur dégradée des plantes, des fleurs, des criquets et des grenouilles (anciennement vertes) et se demande si... si de tels travaux n'ont pas été faits ailleurs...

Donnons un exemple : Août 2012, un inventaire concernant l'observation des papillons anormaux autour de Fukushima a été publié dans Scientific Reports, un journal Internet diffusé par l'éditeur du prestigieux magazine Nature. Article N° 570. The biological impacts of the Fukushima nuclear accident on the pale grass blue butterfly, Atsuki Hiyama, Chiyo Nohara, Seira Kinjo, Wataru Taira, Shinichi Gima, Akira Tanahara &Joji M. Otaki.
Les auteurs font-ils du finalisme en préméditant leurs conclusions ? L'observation des monstres à Fukushima permet-il d'affirmer que les anomalies sont plus nombreuses et/ou plus graves que celles observées dans le Morvan ? Le monstre à Fukushima est difficilement imputable à une (seule) cause... Les travaux d'inventaires des espèces déréglées déclenchent mille fois plus de critiques qu'en reçoivent ceux qui sont responsables des pollutions... Donc, tout se passe comme si ces inventaires dérangeaient...

Les auteurs eux-mêmes admettent qu'au final il faut surtout éviter le finalisme. Le discours de propagande est trop beau : "les fragiles papillons sont déformés, transmutés par le méchant nucléaire..." Mais, si le nucléaire est effectivement néfaste, rien ne permet (in situ, in natura, pour cet exemple) de retenir la seule corrélation nucléaire. Bien d'autres papillons parfois plus nombreux sont repérés déformés sur des sites parfois très éloignés de Fukushima. Le cas des papillons du Morvan (par exemple).
Des produits phytosanitaires mutagènes, des conditions locales extrêmes peuvent initier un effet cocktail explosif qui donne les conditions de développement de maladie virales qui n'ont pas le label nucléaire...
Bref, le nucléaire n'est pas bon pour la nature.
Et, accompagnés par tant d'espèces, les papillons disparaissent du paysage...
Dans l'exemple du Morvan, ce qu'il faut retenir absolument c'est que les déformations affectent plusieurs espèces animales et végétales SYNCHRONES !!!!!! DONC, l'observation "monstes - Morvan" mériterait une attention des spécialistes et/ou des autorités...


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Autres correspondances :
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Malformations chez les grenouilles.

Bonjour Monsieur Geirnaert. Les grenouilles monstres, déformées, c'est un sujet que je connais plutôt bien. Mais tout d'abord, auriez-vous une liste de photos que je pourrais regarder afin de me faire une idée ? Quels sont les espèces en cause ? A quel stade de développement ? Quel est la prévalence pour chaque type d'anomalie ? Nombre d'étangs en cause ? Entre-temps, vous serez sans doute intéressés par les 2 articles listés ci-dessous :
- Ouellet, M., 2000. Amphibian deformities: current state of knowledge. In: Sparling, D.W., G. Linder, and C.A. Bishop (editors). Ecotoxicology of amphibians and reptiles. Society of Environmental Toxicology and Chemistry, Pensacola, Florida, pp. 617-661.
- Ouellet, M., J. Bonin, J. Rodrigue, J.-L. DesGranges, and S. Lair, 1997. Hindlimb deformities (ectromelia, ectrodactyly) in free-living anurans from agricultural habitats. Journal of Wildlife Diseases, 33, (1) : 95-104.

En vous remerciant pour votre intérêt,
Martin Ouellet




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Autres correspondances :
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Malformations chez les serpents.

Bonjour Monsieur Geirnaert. Concernant les couleuvres malformées, il peut y avoir plusieurs origines mais les conditions de température lors du développement des embryons peuvent induire de tels effets. Il est très intéressant de constater que certains individus touchés peuvent survivre. Nous avons observé en Deux Sèvre une couleuvre à collier avec ces déformations sur l'ensemble du corps.
Bien cordialement, Olivier Lourdais. CEBC CNRS. Ecophysiology team.


Bonjour Eric. Je rejoins Olivier sur la piste du développement embryonnaire pathologique. Par contre rencontrer plusieurs individus appartenant à des classes de vertébrés différents touchés par des malformations sur une même zone c'est plus rare. Vérifier la piste d'une pollution environnementale.
Cordialement, Jérôme. Jérôme legentilhomme. Centre d'Études Biologiques de Chizé, CNRS.


Bonsoir, Effectivement, l'origine la plus probable et la plus courante de ces malformations surviennent dès l'organogénèse et souvent en lien avec une anomalie thermique (trop chaud ou trop froid). Pour les espèces ovipares cela peut être un mauvais choix du site de ponte ou pour les vivipares une mauvaise gestion maternel de sa thermorégulation. Sinon malgré une bonne performance thermique du site de ponte "ovipare" ou de la mère "vivipare", l'anomalie peut être climatique (canicule ou température trop fraiches) surtout au printemps. Voici un cas que j'ai rencontré sur une Coronelle lisse assez particulière qui n'avait pas d'écaille (cas de scaleless). Toutes ces origines peuvent parfois être héréditaire ou environnementale: thermique (évoqué ci dessus), chimique (par exemple pollution).
Cordialement, Gaëtan Guiller.
2012 - Un cas terratologique de Coronella austriaca dans le département de la loire-Atlantique- SSNOF GG.




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Autres correspondances :
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Quel exposé sai-si-ssant !
Ces monstres sont si incroyables que je ne parviens pas à savoir si vous êtes de bonne foi...
Observateur redoutable, vous êtes manifestement intelligent et (scientifiquement) cultivé.
Mais en présentant surtout ces végétaux déréglés je mes pose la question de savoir si vous n'avez pas (déjà) identifié l'effet monstrogène que peut-être vous allez nous révéler dans quelques temps.
Votre dossier -régulièrement actualisé- n'a aucune comparaison ailleurs sur le web, c'est déroutant (et instructif).
Marc de S. Labo xxx.



Je comprends votre désarroi...

Je comprends votre désarroi devant de tels changements biologiques sur la faune et la flore qui nous entoure dans l'indifférence générale. Je pense qu'il faudrait surtout en rechercher la cause : pesticides, substances hormono-like, dérivés médicamenteux, toxiques, radioactivités… Nous avions déjà constaté de nombreuses mutations chez les poissons en baie de Seine il y a une vingtaine d'années liées aux polluants se trouvant dans l'eau. Ne travaillant guère sur ce sujet, je n'ai pas de suggestion particulière à vous faire. Désolé. Bien amicalement.
Luc BODIN. (www.luc-bodin.com)



Les rayons cosmiques ne sont pas l'explication.
Bonsoir, Bravo pour votre dossier. Vos observations sont sans doute révélatrices des effets de la pollution, à laquelle les pesticides et autres herbicides concourent à l'évidence plus efficacement que les rayons cosmiques (souvent cités pour évoquer les mutations naturelles); ceux qui vous le contestent en enrobant leurs propos d'un maquillage scientifique, manquent singulièrement de sérieux! Votre travail n'est peut-être pas construit comme le rapport d'une expertise universitaire, mais il en émane suffisamment de rigueur, de sincérité et surtout d'informations alarmantes, pour que les autorités chargées de la protection de l'environnement et/ou les instituts de biologie ou de sciences environnementales se mettent au travail pour faire vérifier vos constats, rechercher leur causalité et suggérer les mesures que la collectivité publique locale, voire l'Etat devrait mettre sur pied pour endiguer le processus de dégradation dénoncé. Face aux images, nous avons peine à croire que des naturalistes qui voient ce catalogue refusent d'aller sonder vos observations de terrain. Il y a dans votre grand pays de nombreux écologistes (sensibles) qui pourraient utiliser vos rapports pour promouvoir une plus grande vigilance dans la protection de l'environnement et la lutte contre la pollution. Mais, la propagande n'est pas l'explication. Et l'explication froide est plus fondamentale. Par contre la communication sur des sujets si sensibles est difficile, parfois censurée. On peut prévoir de nombreuses embûches d'ordre économique, social ou politique à ce que de telles vérités soient prises en compte; il faut la ténacité et le courage dont vous semblez muni pour accomplir un tel ouvrage. Nous vous souhaitons beaucoup de sérénité en sus, pour que progressivement, vos idées finissent par s'imposer de manière déterminante. Bonne continuation !
Cordialement, Alliance neuchâteloise anti-chasse, Rosita et Jean-Frédéric Malcotti.



La faune entomologique en a pris un sacré coup.

Bonjour, Je découvre votre dossier, j'avoue ne pas avoir lu l'intégralité de vos observations, mais compte tenu du recul conféré par mes 50 ans de "chasseur / éleveur" de bestioles, j'en ai vu assez pour être en mesure d'attirer votre attention sur certains aspects de vos travaux. Votre fougue, votre envie de bien faire et de vouloir démontrer A+B=C, est tout à fait légitime, mais génère un mélange des genres par la profusion des groupes qui peut aller à l'encontre du but recherché. Certes la faune entomologique en a pris un sacré coup, et pas qu'elle, mon passé reptiles/batraciens me permettant là aussi d'en juger. J'ajouterais que les choses tendent à considérablement s'accélérer et j'en veux pour exemple l'inventaire des hétérocères (Papillons de nuit) de mon jardin (1995-2000) avec 450 espèces à la clé, dont 90% recensés les 2 premières années. Pour les besoins de mes élevages, mon piège UV tourne toujours, mais le nombre d'espèces s'est effondré, tout comme le nombre d'individus par espèce, et cela en l'espace de 15 ans, ce qui est rien en terme de temps, mais énorme en terme de "biodiversité". A l'évidence les raisons en sont multiples, pollution, biocides en tous genres, et urbanisation à tout va, venant en bonne place. La conclusion de mon observation sur le hanneton commun illustre bien le problème des pesticides. Il est également certain que ces pesticides en tous genres peuvent aussi générer des "monstres" comme vous dites, mais parler de "myriades" ( = innombrable) me paraît excessif, même si dans votre esprit cela revient à dire "beaucoup". Vos exemples entomo sont des malformations accidentelles telles qu'elles existent en élevage et en pleine nature. Le plus souvent elles sont liées à une hygrométrie insuffisante, ou encore à des conditions de nymphose ou de mue imaginales défectueuses. Les malformations alaires spectaculaires sont les plus visibles chez les papillons. Il faut aussi noter les étonnantes capacités de survie des insectes mutilés, je pense à votre guêpe ("the walking dead"). Au final je dirais que votre travail est intéressant. Mais vous noircissez le tableau (loin d'être blanc il est vrai !) ce qui va à l'encontre de la crédibilité qu'il mérite. Cordialement, André Lequet (Nantes).



Les monstres existent dans mes collections.
Bonjour. Sur votre site j'ai vu une anomalie élytrale d'un carabus auronitens. Croyez-moi cela ne veux rien dire. Vous verrez dans ma collection une boîte d'insectes (50 individus) qui présentent tous des anomalies du même genre (bi ou tri-furcations, coalescences, etc..). Cette boîte "régionale" (dpt 44) a été faite dans les années 60 par un ami décédé. Cordialement, Marc L.
Réponse Eric G. Bonjour. Vous êtes plusieurs entomologistes collectionneurs à me "reprocher" cette image du carabe anormal. Mais, je ne comprends pas l'idée. Que signifie cela ne veut rien dire ? Cet insecte ne rentre pas dans un argumentaire d'écotoxicologie ? Les pièces que je présente dans ce dossier ne se veulent pas être des références inconnues de la science. Les pièces de ce dossier ne sont que des observations brutes (non dénaturées) faites en milieu naturel, telles qu'elles apparaissent sur le site pollué guidées ou non par les causes éventuellement monstrogènes. Les originalités morphologiques apparaissent pour les coléoptères aux extrêmes de températures lorsque la larve de dernier stade se transforme pour devenir adulte. Donc, dans un biotope marqué par des extrêmes climatiques, les carabes peuvent devenir anormaux (originaux) et à ce titre apparaitre dans l'inventaire. Ni plus ni moins. Les carabes malformés ici dans le Morvan comme ailleurs apparaissent surtout aux extrêmes climatiques. Les éleveurs le savent (et parfois en abusent en élevant graduellement la température des couveuses pour avoir des monstres à la naissance et la revente, (c'est connu pour le cas des coléoptères à cornes...). Par contre je n'arrive pas à comprendre comment on peut raconter le monde réel (tel qu'il existe dehors) à partir d'élevages réalisés en milieux fermés... Croyez-moi réfléchir de cette façon, cela ne "veux rien dire"...
Cordialement, Eric G.




Des analyses permettraient sans doute d'y voir plus clair...
Bonjour, j'ai examiné les libellules anormales... Le catalogue habituellement touristique (lorsque l'on parle de biodiversité) ne donne pas une grande envie d'habiter sur place... Je pense que les anomalies mentionnées peuvent se rencontrer n'importe où, ce qui est plus probant c'est la fréquence de leur rencontre. Et, pour cela il faudrait une étude comparant la fréquence de ces anomalies dans votre périmètre (suspect!) à celles rencontrées dans un lieu qui semble sain. Quant aux causes, des analyses d'eau et de radioactivité (criirad) permettraient sans doute d'y voir plus clair... Bonne chance... Florence Gully. Spécialiste odonates.



Séparer le normal de l'anormal.
Bonjour, Difficile pour moi de me prononcer sur ce type d dossier car mes compétences en matière d'écotoxicologie sont très limitées. Parmi les photos proposées, je suis juste en mesure de dire que certaines choses relèvent de phénomènes assez "classiques" -d'un point de vue documentation, référence connue- (forme rouge de Chrysochraon dispar, intersection des côtes élytrales chez Carabus auronitens …), mais pour le reste … mystère. Il faudrait pouvoir établir un lien avec certains polluants en réalisant des analyses (accumulation de certaines substances ?), mais on tombe dans un domaine nécessitant un appareillage complexe. Certains chercheurs de l'université de Besançon travaillent sur le domaine de l'écotoxicologie, mais je ne connais pas dans le détail la nature de ces travaux (il y avait de mémoire notamment une problématique de compréhension des phénomènes d'accumulation et de transfert des métaux lourds). Désolé de ne pouvoir vous éclairer davantage, mais ce qui peut paraître troublant ici, c'est le taux d'organismes "anormaux" qui semble supérieur à la "normale" ? Il serait ici souhaitable de pouvoir quantifier ceci. A voir avec des contacts universitaires (on est là dans un domaine assez pointu). Cordialement. Frédéric MORA.
Directeur scientifique entomologiste.
Conservatoire botanique national de Franche-Comté.
Observatoire régional des Invertébrés (CBNFC-ORI).







La vérité des monstres qui dérange...


Le monstre est une alerte mais, il dérange et n'est finalement pas mentionné dans les inventaires de biodiversité...
Si Pline considère le monstre comme : "le jouet de la nature", Aristote en revanche explique que le monstre
est une "erreur de la nature" (GUINARD 1889) et Ambroise Paré explique que les "monstres
sont choses qui apparaissent contre le cours de Nature (et sont le plus
souvent signes de quelque malheur à venir)"
.






N'invoquons pas les mutations (génétiques) inquiétantes qui n'existent forcément qu'à Tchernobyl...
Mais, pourquoi ces vertébrés et ces arthropodes (si nombreux) sont-ils si "déréglés" ? Ces monstres
synchrones
sont-ils des canulars (selon les propos de certains chercheurs au CNRS de Dijon) ?
Cette énorme couleuvre étrange (aussi fréquente que les grenouilles dépigmentées blanches à
trois pattes) est aussi "amusante" qu'une grenouille bleue... Est-ce là (encore !) l'observation
in natura de l'adaptabilité assez normale des espèces ?... Sans qu'il y ait alerte
(sénescence génétique) comment expliquer que les végétaux eux aussi
deviennent si souvent anarchiques ? J'ai comme la sensation
(peut-être à tort) que ces observations mériteraient
l'attention bienveillante de quelques spécialistes...





Eric GEIRNAERT (E-mail : eric.ambre.jaune@hotmail.fr); Le coin presse
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